Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
À
côté de chez vous, il y a peut-être un centre
médico-psychologique (CMP), pouvant rendre de grands services.
Le saviez-vous ?
Installés
dans un pavillon ou un immeuble, on ne remarque guère les
centres médico-psychologiques
(CMP). Ils arborent rarement leur qualification : " centre
médico-psychologique ".
À Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), une plaque
annonce, discrètement, " Centre de santé Jean
Moulin ". Il faut le vouloir pour le trouver !
Le
CMP et ses visiteurs
" Le
CMP est un outil de proximité pour tous, au cur de
la cité, explique
le Dr Pierre-Ludovic Lavoine, l'un
des psychiatres du centre. Les consultations et les soins sont
gratuits.
Celle ou celui qui s'y rend n'a rien à débourser.
" Il ouvre tous les jours à 9 heures, et ferme à
17 ou 19 heures. L'équipe compte dix psychiatres (à
plein-temps ou vacataires), deux psychologues, quatre infirmières,
deux secrétaires et deux assistantes sociales.
Le CMP reçoit de nombreux appels téléphoniques.
Il offre des consultations à visée psychothérapeutique,
c'est-à-dire ne proposant aucun médicament ; et
des consultations à visée psychiatrique, complétées
de prescriptions de médicaments.
Qui se rend au CMP ? " Tout le monde peut venir, du jeune
adulte au vieillard. La personne en état de crise ou le
grand malade, le couple qui ne va pas bien, ou encore une mère
dont le fils, adolescent, va mal, est en rupture scolaire et fait
des crises la nuit. "
Troubles
névrotiques, phobiques ou existentiels
" La
moitié des personnes venant ici présentent des troubles
psychologiques légers, précise le Dr Lavoine. L'autre
moitié des troubles plus lourds. "
" Les troubles légers, névrotiques, phobiques
ou existentiels, demandent une forme d'aide ou de soutien. "
Le mot " névrose " (Le
mot névrose a pour racine le mot grec neuron, signifiant
nerf.) évoque ce que l'on appelle souvent "
troubles nerveux ", sans qu'un examen révèle
de lésion organique, sans que la personnalité soit
profondément altérée (contrairement aux psychoses).
La personne est consciente de ses difficultés, elle en
souffre. Elle se sent mal, avec de fortes angoisses (troubles
anxieux) ou un sentiment de tristesse et d'abattement (troubles
dépressifs). Il peut s'agir aussi d'idées obsessionnelles
ou de peurs irraisonnées appelées phobies. Pour
l'autre moitié, les patients souffrent de troubles suffisamment
prononcés pour entraîner un handicap mental reconnu
par la Cotorep (Commission technique d'orientation et de reclassement
professionnel). Leur activité professionnelle est réduite
ou impossible. " Ils sont atteints de troubles psychotiques
dans neuf cas sur dix, et d'épilepsie dans un cas sur dix.
"
Les troubles psychotiques sont souvent accompagnés de délires
ou d'hallucinations. Ces signes inquiètent d'autant plus
qu'ils sont associés à l'idée de folie. Engendrant
parfois des peurs intenses, ils font alors craindre des passages
à l'acte : fuite face à l'idée de persécution,
agressions en réponse à des menaces souvent imaginaires
Lorsque ces manifestations durent et s'intensifient, elles aboutissent
à une situation de crise aiguë.
Pour les patients souffrant de troubles et de handicaps plus importants,
le CMP propose un accueil et des soins quotidiens.