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MAI 2001

 

Vache folle et vaccins

DOSSIER VACHE FOLLE
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Re-suivons le boeuf !
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Que peut-on manger ?
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Le prion
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Surveillance tout azimut
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Vache folle et vaccin
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Les maladies de Creutzfeldt-Jakob
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Le scandale de l'hormone de croissance
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Témoignage d'une mère
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Certains vaccins peuvent-ils transmettre l'ESB ? Personne ne peut affirmer que tout risque soit écarté.

 

 


La FDA (Food and Drug Administration), l'équivalent américain de nos agences de sécurité sanitaire des aliments et des produits de santé, annonçait il y a quelques semaines que cinq laboratoires américains fabriquaient différents vaccins avec des tissus bovins susceptibles d'être contaminés par le virus de l'ESB, au mépris d'une recommandation de 1993. Selon le Quotidien du médecin (14 février 2001), bien que la FDA ait assuré que le bénéfice des vaccins était largement supérieur au risque d'ESB, les laboratoires concernés ont accepté de modifier leur processus de fabrication. Déjà, le 20 octobre dernier, le ministère britannique de la Santé annonçait le retrait des ventes d'un vaccin polio oral, le Medeva, des laboratoires SmithKline Beecham. Motif : des éléments issus de fœtus bovins entraient dans sa confection et il existait un risque de transmission de la variante humaine de la maladie de la vache folle. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) précisait dans un communiqué publié le même jour que le vaccin Medeva n'était pas commercialisé dans notre pays. Des produits d'origine bovine sont bien utilisés dans plusieurs vaccins français, mais selon l'Agence ces produits répondent aux règles européennes : exclusion des produits bovins d'origine britannique, utilisation de tissus sans infectiosité décelable, ces produits étant seulement utilisés comme réactifs (favorisant l'élaboration mais n'entrant pas en combinaison), puis éliminés des vaccins. Les laboratoires SKB et Aventis annonçaient, dans le Quotidien du médecin du 14 février dernier, qu'ils préparaient le remplacement de ces dérivés animaux par des protéines végétales ou recombinantes, mais qu'il leur faudrait trois ou quatre ans pour y arriver. Dans l'attente, le risque est infime, assuraient-il, Aventis Pasteur estimant ce risque à un cas pour quarante milliards de doses, soit un cas tous les cinq mille ans !

des prions indétectables

Qu'en est-il au juste ? Le communiqué laconique de l'Afssaps n'affirme rien quant aux risques ou à l'absence de risques de contamination. Il est loin de répondre aux questions qui se posent. Du sérum fœtal de veau est utilisé pour la fabrication des vaccins à virus vivants contre la rougeole, la rubéole, les oreillons, la fièvre jaune, le vaccin polio oral. Par ailleurs, le BCG est fabriqué à partir de bile de bœuf. " Ces vaccins sont-ils vraiment sans danger ?, s'inquiète Michelle Rivasi, députée de la Drôme, qui dénonce le manque de transparence. On nous dit qu'on peut consommer sans risque de la viande rouge, mais on ne nous dit pas qu'il n'y a pas de prions dans le sang. Certaines études laissent penser qu'il y a, dans le sang des bovins contaminés, des prions à des taux si faibles qu'ils sont indétectables. On retire du marché les viandes provenant des tissus nerveux ou de certaines parties des intestins, mais tous ces organes sont irrigués par le sang qui circule ensuite dans tout le corps. Comme on ne sait pas à partir de quels seuils les prions sont contaminants, je m'interroge sur les risques de ces sérums de veau. " Et Michèle Rivasi réclame des mesures draconiennes. " Le risque est plus grand qu'avec la consommation de viande puisque les vaccins sont injectés directement dans l'organisme. Il est nécessaire d'appliquer le principe de précaution en retirant ces produits ! " estime, pour sa part, Michel Georget, professeur agrégé de biologie (Il développe cette question dans Vaccinations, les vérités indésirables, éditions Dangles.)

Régis Pluchet

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