Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Dans votre nécessaire à pharmacie, réunissez
juste l'indispensable.
D'abord
il vous faut une trousse, voire deux si vous êtes sous traitement.
Question pratique, en effet, inutile de mélanger vos médicaments
quotidiens et ceux nécessaires pour parer aux hasards des
voyages. Emportez juste de quoi couvrir le temps du voyage : prenez
par exemple une plaquette de médicaments et non la boîte
entière ; mais il faudra noter sur les emballages le nom
des produits, leur indication, leur posologie... En ce qui concerne
les gélules, conditionnez-les par exemple dans des boîtiers
de pellicules photo vides.
Contre les maux divers (un mal de
tête, une douleur articulaire, un début de fièvre )
: disposer d'un antalgique à base de paracétamol
(Doliprane®) ou d'aspirine (Céphyl®).
Contre les fatigues physiques et/ou nerveuses
des activités un peu " sportives " et la survenue
de crampes : se munir de vitamine C et de magnésium.
Contre
les coups de pompe
: quelques gouttes d'essence de menthe à disposer sur un
morceau de sucre ou sur le bout d'un doigt que l'on suce.
Pour
prévenir la sécheresse de la peau
ou des lèvres exposées au soleil, au vent, au sel,
ou au froid : Biafine, beurre de cacao, Homéoplasmine®.
Pour
nettoyer puis protéger une plaie
: teinture de Calendula appliquée avec une compresse stérile,
miel (stocké dans un boîtier de pellicule photo vide),
pansements. Pour aider à la cicatrisation : Tégarome®,
mélange d'essences de plantes selon la recette du Dr Valnet
(à base de lavande, de thym, de sauge, d'eucalyptus, de
romarin, de cyprès de niaouli et de géranium), Homéoplasmine
®, ou crème aux trois acides de Le Foll. Pour soigner
les bleus et ecchymoses : teinture ou crème d'arnica.
Contre
les tendinites, les entorses,
les douleurs ligamentaires : baume du Pérou ou toute autre
crème qui contient un révulsif (ça chauffe
et ça détend les zones douloureuses), ou des petits
aimants (en vente en pharmacie - marque Eporex® - à
fixer avec un collant adhésif) ; et l'inévitable
bandage (prévoir une ou plusieurs bandes) qui sera fixé
par une épingle de nourrice, à moins qu'il ne s'agisse
de bandes élastiques auto-adhésives.
Contre
les dérangements intestinaux
: Nux vomica ou Ipeca en homéopathie, du charbon, de l'argile
(en déposer une noisette dans le contenu d'un verre d'eau,
laisser agir une ou deux heures, mélanger et boire le liquide
légèrement " boueux ", cette recette prévient
la fameuse turista).
Quelques remèdes homéopathiques de première
nécessité : Arnica, Apis mellifica.
Contre
le mal des transports
(voiture, avion, mal de mer), la formule homéopathique
Cocculine® (composée de Cocculus, Tabaccum, Nux vomica,
Petroleum).
Voilà pour l'essentiel, auquel on aurapris soin d'adjoindre,
selon les besoins et endroits visités : la crème
solaire, une pommade anti-moustiques (à base d'essence
de citronnelle, de géranium et de lavande), une pompe à
venin (Aspivenin®) contre les piqûres de guêpes,
d'abeilles, d'araignées, de moustiques, de frelons, de
vives (poissons), de scorpions, de serpents, de plantes...
Contre
les moustiques
: essence de citronnelle, de géranium et de lavande.
Ne
pas oublier les préservatifs . Ni la paire de ciseaux,
des bouts de ficelle (nécessaires par exemple pour réaliser
une attelle destinée à maintenir en place un doigt
ou un pied accidenté en attendant l'arrivée dans
un service d'urgences) et des épingles de nourrice. Derniers
articles à mettre dans la trousse : une couverture de survie
(simple toile comportant un côté aluminé à
disposer du côté du corps pour en conserver la chaleur),
quelques allumettes (avec le grattoir !) ou un briquet, un peu
de coton hydrophile et des mouchoirs en papier.
Bon vent et bon voyage !
Cécile
Baudet
Quand
le voyage rend " fou "
L'Inde
plonge le voyageur dans un monde totalement étranger à
ses références et à sa culture. Le choc devient
parfois épreuve. C'est le " syndrome indien ".
"L'Inde
provoque chez les Occidentaux une émotion si intense qu'elle
peut faire basculer certains dans un délire qui régresse
spontanément au retour dans le pays d'origine. " Tel
est le constat que dresse le psychiatre Régis Airault dans
son livre intitulé Fous de l'Inde (1), délires d'occidentaux
et sentiment océanique. Pour ce médecin ayant exercé
au consulat de France à Bombay, puis chargé des
rapatriements sanitaires pour le compte d'une compagnie d'assurances,
il s'agit du " syndrome indien ".
Comment se manifeste-il ? D'abord par des angoisses, des attaques
de panique ou de sidération et un effondrement de type
dépressif. " Même si la personne s'y attend,
la réalité dépasse souvent ce qu'elle a imaginé
" Surviennent ensuite d'autres troubles d'ordre plus psychiatrique
comme des idées délirantes, des hallucinations associées
ou non à un sentiment de persécution.
Christine était venue en Inde pour travailler dans un centre
d'aide aux enfants. Depuis son arrivée en Inde, elle ne
mange rien, ne dort plus, et devient agressive envers ses amis.
Elle tente de se suicider. Que s'est-il passé à
Bombay ? " Je n'étais plus moi-même, explique-t-elle,
j'étais incapable de réagir Sans connaître
ni la langue ni la culture du pays, il me semblait que je faisais
du voyeurisme Petit à petit, j'ai étouffé,
je ne pouvais pas garder pour moi tout ce que je voyais. "
En Inde, on se trouve confronté aux extrêmes : "
La vie, la mort juxtaposées, confie un autre patient. On
est souvent envahi par des émotions intenses qui nous submergent,
nous inondent : de simples scènes de la vie rurale, une
démarche, une gestuelle, une femme qui remet son sari ou
qui embrasse son enfant La minute d'après, on peut
basculer dans l'horreur, l'insupportable, l'insoutenable ",
les odeurs, la chaleur, les crémations, l'agonie d'un vieillard
dans l'indifférence générale. Un livre passionnant.