Alternative Santé - L'Impatient, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles Antenne des médecines douces, alternatives et naturelles. Le site de Votre Santé. Etre responsable de sa santé. Trouver des réponses pratiques. Prévenir le maladie. Découvrir les ressources des médecines alternatives et naturelles. Acupuncture, Auriculothérapie, Hypno-sophrologie, Hypnose thérapeutique, Massages ayurvediques, Massages chinois, Meditation, Médecine chinoise, Sexologie, Shiatsu, Sophrologie, Stress, Tantra, Homéopathie, Ostéopathie, Chiropractie

 

 

 


 

JUILLET - AOUT 2001

 


Les anti-oxydants

a, c, e, tiercé gagnant
des antioxydants

 

...

Commander
--------------------
S'abonner
--------------------
Quoi de neuf ?
--------------------
Livres conseillés
--------------------
Nous écrire
--------------------

 

 


Les antioxydants : soixante-dix ans de recherches

À la fin des années 30, les chimistes britanniques montrent qu'à l'origine de la rouille et des craquelures du caoutchouc se trouvent des fragments d'atomes ou de molécules instables invisibles à l'œil nu, qu'ils appellent radicaux libres et qu'ils supposent être des sous-produits de l'oxygène de l'air. En 1953, une scientifique, Rebeca Gerschman, publie un article sur les méfaits de l'oxygène. À sa suite, en 1955, Denham Harman, ex-chimiste à la Shell, devenu médecin-chercheur à l'université de Berkeley (États-Unis), imagine que les molécules réactives instables qui s'attaquent à la matière inerte délabrent de la même manière la matière vivante et la vieillissent.

En 1956, il publie sa théorie du vieillissement dans The Journal of Gerontology. Harman a vu juste : d'autres chercheurs commencent à rapporter la présence de radicaux libres dans les organismes vivants, et des études mettent en évidence le lien entre une production accrue de radicaux libres et une diminution de la durée de vie. Dès 1957, Denham Harman commence des expériences sur des souris. En incluant dans leur alimentation un produit connu pour ses effets protecteurs contre les radiations (une forme d'antioxydant), il obtient un résultat spectaculaire : les souris vivent 20 % plus longtemps.

La suite montre que les espoirs suscités chez l'animal valent également pour l'homme.

n 1992, Gladys Block, de Berkeley, analyse les résultats de 246 études épidémiologiques où le risque de cancer est rapporté à la consommation de fruits et de légumes, riches en antioxydants ; elle conclut que les gros consommateurs de fruits et de légumes ont un risque de cancer divisé par deux par rapport à ceux qui mangent peu de végétaux (sauf pour ce qui concerne les cancers du sein et de la prostate). En 1993 paraît à Bâle (Allemagne) une étude portant sur 3 000 hommes suivis pendant douze ans et chez lesquels on a mesuré les concentrations sanguines en plusieurs antioxydants. Conclusion : les personnes présentant les taux les plus bas de bêta-carotène et de vitamine C ont un risque cardiovasculaire multiplié par deux. Autre résultat, toujours en 1993, une étude épidémiologique (université de Harvard, Boston, Massachusetts) portant sur 87 245 femmes et 39 910 hommes révèle que l'usage de suppléments de vitamine E pendant plus de deux ans conduit à un risque coronarien réduit de 41 % chez les premières et de 37 % chez les seconds.

C'est encore aux États-Unis que Linus Pauling (prix Nobel de médecine en 1954) commence, dans les années 70 à s'intéresser à la vitamine C et à publier outre-Atlantique sur ses multiples bienfaits tant en médecine psychiatrique qu'en infectiologie.

 


Lutter contre le vieillissement et prévenir les maladies grâce à quelques vitamines et minéraux, trop bon pour être vrai… Les débuts d'une vraie découverte.

 

En 1998, lors de la Coupe du monde de football, toute la France vibre sur l'air de : " On est les champions !". Claironnant l'irrésistible montée des joueurs vers la finale et sa conclusion : la victoire française sur le Brésil. Depuis, rien ne semble pouvoir arrêter la déferlante bleue. Les joueurs sont devenus stars : Zizou, Barthez, Blanc, Deschamps, Lizarazu, Karembeu… Cette réussite exceptionnelle est le fruit d'une alchimie complexe : travail acharné, dynamique de groupe, confiance, et… suivi médical décidé à ne rien laisser au hasard, surtout pas les antioxydants.

Dopés les joueurs ? " Non, rassure leur médecin, le Dr Jean-Marcel Ferret, mais "complémentés" en antioxydants pour qu'ils puissent biologiquement fournir les efforts nécessaires et récupérer rapidement de leur fatigue. " Une recette apparemment efficace : Jean-Marcel Ferret suit également l'Olympique lyonnais qui vient de gagner la Coupe de la Ligue de football !

Si les médecins du sport de haut niveau - l'équipe de France de natation est elle aussi depuis cinq ans au régime antioxydants - sont de plus en plus nombreux à s'intéresser à ces compléments alimentaires, c'est que les sportifs en ont particulièrement besoin.

Contre les radicaux libres

Comme chacun sait, on ne peut pas vivre sans oxygéne, cet élément qui participe au cœur des cellules aux réactions chimiques (il s'agit d'oxydations) productrices d'énergie. Presque tout l'oxygène (98 %) est correctement transformé. Restent 2 % qui échappent à la règle, pour devenir " hyper-réactifs " et donner lieu à des " espèces oxygénées activées " ou encore des " formes réactives de l'oxygène " (FRO), plus connues sous le nom de " radicaux libres ", capables de perturber le bon fonctionnement de l'organisme. La production de FRO serait l'une des causes majeures du vieillissement cellulaire.
La nature a prévu la parade avec les antioxydants qui bloquent ces espèces oxygénées actives avant qu'elles ne fassent trop de dégâts. Mais il suffit de grains de sable pour perturber ce délicat équilibre entre les quantités de FRO et d'antioxydants. C'est le problème des sportifs : plus ils consomment d'oxygène - ce qui est le cas lors des entraînements intensifs -, plus ils produisent logiquement de FRO.
Il existe également des circonstances, par exemple l'exposition au soleil, qui favorisent la production de FRO. Si l'organisme n'est pas capable à ce moment-là d'y opposer suffisamment d'antioxydants, les radicaux libres poursuivent leur action néfaste sur les composants de la cellule.

À l'image de ce qu'ils produisent dans la nature (la rouille, le rancissement du beurre, et les craquelures du caoutchouc ou des plastiques), les radicaux libres occasionnent au niveau cellulaire une perte de la fluidité et de la perméabilité membranaire, une modification de l'ADN (avec risque de mutation et d'initiation de processus cancéreux), une diminution de l'activité enzymatique et une perte d'élasticité tissulaire. De nombreux états pathologiques sont liés à ce déséquilibre : athérosclérose, cancer, diabète, arthrose, vieillissement musculaire, pathologies veineuses et troubles micro-circulatoires, infection (notamment à VIH), problèmes oculaires (cataracte, glaucome, dégénérescence maculaire), psoriasis, troubles cutanés…

La solution préconisée pour tenter de prévenir ces maux : une complémentation en antioxydants, c'est-à-dire en vitamine C, en vitamine E, en caroténoïdes (précurseurs de vitamines A), en sélénium, zinc, composés phénoliques (dont les fameux flavonoïdes), et en diverses enzymes comme la glutathion-peroxydase ou la superoxidismutase.

Pas de complémentation au hasard

Les premiers, les médecins du sport ont compris l'importance de ce processus biochimique dans l'usure et la fatigue des sportifs. " On a commencé à s'y intéresser quand Aimé Jacquet a pris en charge l'équipe de France, explique le Dr Jean-Marcel Ferret. Mais pas question de faire n'importe comment. La complémentation des joueurs est fonction des bilans que nous leur faisons faire deux à trois fois par an (ou par saison pour l'équipe de Lyon) afin de déterminer leur taux d'antioxydants dans le sang. Lors de la dernière compétition, environ la moitié des joueurs présentaient des déficits à corriger. " La moitié seulement : ce qui montre bien les différences individuelles. " Certains réagissent mieux que d'autres à l'oxydation, poursuit Jean-Marcel Ferret, ou ont naturellement une alimentation riche en antioxydants. La supplémentation est alors inutile, sauf durant les périodes de préparation physique intense durant lesquelles le recours aux antioxydants doit être systématique, et préférentiellement sous forme d'hydrolysat de protéines pour se rapprocher le plus possible de la physiologie alimentaire. "

À chacun son " statut oxydatif "

Compte tenu de l'histoire des antioxydants (lire encadré), rien d'extraordinaire si les Américains en sont de grands consommateurs. Actuellement un Américain sur deux prend des compléments et des vitamines, dont pour une grande part des antioxydants. Pour l'année 1997, cela correspond à 30 milliards de francs d'achats. En France, rien de cet engouement, du moins de la part de la communauté médicale. Mis à part quelques médecins d'avant-garde qui s'intéressent à la micronutrition, que d'autres appellent nutrithérapie ou encore nutrition fonctionnelle, les antioxydants sont regardés de très haut.

Sans tergiverser davantage, le Dr Didier Chos des laboratoires PiLeJe préconise de recourir à ces micronutriments quand le besoin existe : " Avant toute chose, estime-t-il, il faut raisonner en fonction de l'individu, de son terrain, de ses risques, de son environnement. Pour cela, l'interroger sur sa manière de s'alimenter et ses habitudes, et faire un bilan biologique afin de connaître son "statut oxydatif". Complémenter la personne s'il s'avère que celle-ci est perturbée et également fournir des conseils alimentaires pour le long terme. Quand les déficiences et
les carences sont bien marquées, il faut donner deux à trois fois les apports quotidiens recommandés pendant un ou deux mois pour retrouver une situation d'équilibre. "
Impossible donc de séparer l'idée d'une quelconque complémentation de l'alimentation proprement dite.

Régime crétois

Le fameux régime crétois riche en acide alphalinolénique (acide gras essentiel que l'on trouve dans le pourpier, les escargots et les noix), en fruits, légumes (en particulier les tomates qui contiennent du lycopène), céréales, fromages et poissons, avec peu de viandes rouges et blanches, de l'huile d'olive et du vin rouge en quantité modérée, est le modèle en la matière. Il apporte en quantité suffisante tous les antioxydants souhaités. " Surtout, ajoute le Dr Mariette Gerber, épidémiologiste au Centre de recherche en cancérologie de Montpellier, il contient également des fibres qui jouent un rôle dans la prévention du cancer et l'absorption du cholestérol. L'apport en un nutriment donné, par exemple du bêta-carotène comme cela a été fait dans le cadre d'une étude finlandaise, n'a rien à voir avec l'apport complexe d'un aliment qui, outre ses différents nutriments, est constitué également de fibres, l'ensemble agissant en synergie. "

L'étude en question, dont les résultats ont été publiés en 1994, concernait trente mille fumeurs, âgés de cinquante à soixante-huit ans et divisés en deux groupes, l'un supplémenté en bêta-carotène, l'autre non. En raison de ses résultats inquiétants, l'expérimentation fut arrêtée prématurément. Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, le groupe de fumeurs qui avait pris du bêta-carotène présentait davantage de cancers du poumon (+ 28 %) et une mortalité supérieure (+ 17 %).

Cette expérience souligne la nécessité de continuer les recherches pour préciser, comme le demande le Dr Dominique Rueff, auteur de La Vitamine C, pour tous et pour la vie, les indications, les intérêts et les limites des compléments alimentaires. Et s'il apparaît qu'une complémentation devient nécessaire, il vaut mieux faire appel à des produits naturels, se rapprochant le plus possible de ce qu'apporte l'alimentation.


 

 

Abonnement Gratuit à la News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription

 

 

Le stress oxydant


De plus en plus couramment employé, ce terme désigne le déséquilibre entre la production de radicaux libres (ou FRO) et la quantité d'anti-oxydants disponibles, au détriment des seconds. Plusieurs solutions s'offrent pour rétablir l'équilibre.
o Soit limiter la fabrication de FRO. Pour cela, réduire la consommation de tabac, d'alcool, de sucres, l'exposition au soleil, l'exercice physique à outrance, les polluants (métaux lourds), les excès de fer, le stress de la vie courante, physique ou émotionnel.
o Soit augmenter le taux d'antioxydants grâce à une alimentation naturellement riche en vitamines C, E, caroténoïdes, flavonoïdes, sélénium, zinc, c'est-à-dire donnant une grande importance aux fruits, légumes, céréales, sans oublier le vin et ses tanins - dose conseillée : 2 à 3 verres par jour pour un homme, 1 à 2 pour une femme, pas plus ! - ; grâce aussi à un exercice physique régulier - d'endurance - sans forcer pour déstresser ; ainsi qu'à des activités (artistiques ou autres) relaxantes.
o Soit encore en jouant sur les deux plateaux de la balance.
Le niveau de stress oxydant s'évalue, en mesurant en parallèle dans le sang la présence de radicaux libres et celle d'antioydants. Seuls quelques laboratoires se sont spécialisés dans ces analyses très fines et leur interprétation.

 

Soyez radical mais pas trop

Les radicaux libres ont une utilité et non des moindres : ils permettent aux cellules de se défendre contre les virus ou les bactéries. Ils sont si redoutables que certains des globules blancs en fabriquent et s'en font des armes contre les infections. Grâce à eux, ils liquident prestement des bactéries, des champignons, et neutralisent les virus. Mais le processus dérape parfois. C'est ce qui se passe lors d'inflammations chroniques, comme la polyarthrite rhumatoïde.

L'articulation est alors le siège d'une hyperactivité des globules blancs qui déversent sans contrôle leurs radicaux libres, entretenant ainsi l'inflammation.
C. B.

 

Retour

Dossiers - Thèmes - Accueil - S'abonner - Email - Accueil Medecines Douces - Forum - News letter - Moteur de Recherche

Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2001