Apport
journalier conseillé :60 à 100 mg/jour.
Où
la trouver.
Elle est présente dans les légumes verts à
feuilles, en particulier le chou vert, les fruits rouges (cassis),
les agrumes, les fraises, les poivrons, les goyaves, les tomates
et les pommes de terre. Certains aliments en sont particulierement
riches : le kiwi, le fruit de l'églantier, l'acerola (petite
cerise de l'érable).
Des conditions
particulières peuvent rendre intéressant un complément
en vitamine C : alcoolisme, tabagisme, avancement en âge,
taux élevé de cholestérol, femme sous pilule,
enceinte et allaitant, activité sportive intense, anémie
par carence en fer.
Différentes
substances inhibent l'action de la vitamine C : l'aspirine, les
amphétamines, les antidépresseurs, les anticoagulants,
le fer et le cuivre.
Il existe
de nombreuses formes de vitamine C en pharmacie, les formes effervescentes
recourent au bicarbonate qui est un antagoniste de cette molécule.
La vitamine E
Plus communément appelée alpha tocophérol,
la vitamine E est soluble dans les graisses, elle les protège
de l'oxydation et du rancissement. D'origine naturelle, la vitamine
E aura une action plus large et complète que la vitamine
E synthétique.
Apport
journalier conseillé : 30 mg/jour.
Où
la trouver.
Les oléagineux et les graines, en particulier les graines
de tournesol, les amandes, les noisettes, les pignons de pins
et les germes de blé, contiennent de la vitamine E. De
même, les huiles de tournesol, de germes de blé,
de noix (les préférer biologiques et de première
pression à froid). Les avocats, les brocolis, les patates
douces et les céréales (en particulier l'avoine)
apportent également de la vitamine E.
La vitamine A ou rétinol
Elle est connue pour le traitement de la cécité.
Il existe des précurseurs de la vitamine A, c'est-à-dire
des substances pro-vitamine A, qui une fois ingérées
sont transformées en vitamine A au cur des cellules.
Le bêta-carotène fait partie de ces précurseurs
et des antioxydants; de façon plus générale,
on parle des caroténoïdes ; il en existe plus de cinq
cents dans la nature, dont l'activité antioxydante est
plus ou moins importante. Les fruits et légumes rouges
et orangés sont riches en caroténoïdes.
Le lycopène est un caroténoïde qui possède
une activité
anti-oxydante supérieure au bêta-carotène.
On le trouve principalement dans la tomate (surtout les graines),
le pamplemousse rose, la papaye et la pastèque. On trouve
également du lycopène dans les melons d'eau. Un
autre caroténoïde, la lutéine, présente
dans le maïs, le brocoli, les choux et les légumes
verts, possède lui aussi des vertus antioxydantes.
Soluble dans les graisses, on trouve de la vitamine A sous sa
forme rétinol dans le poisson, la viande, les ufs
et les produits laitiers.
Remarque : les précurseurs de la vitamine A, en particulier
le bêta-carotène, possèdent l'avantage d'être
totalement non toxiques, alors que la vitamine A est dangereuse
non seulement lors de surdosages mais encore chez la femme de
la période préconceptionnelle et durant le premier
trimestre de grossesse, cela pour des dosages courants.
Le sélénium
Découvert tardivement (1957), le sélénium
fait partie des oligo-éléments, il est indispensable
à la glutathion-peroxydase, une enzyme à l'activité
antioxydante. La teneur en sélénium des végétaux
dépend de la teneur du sol en cet élément.
L'Organisation mondiale de la santé en recommande 50 à
200 microgrammes par jour. Les poissons, les ufs puis les
produits carnés en sont les plus grands pourvoyeurs. Une
étude a conclu qu'un apport quotidien de 200 microgrammes
de sélénium pouvait réduire de façon
significative l'incidence du cancer de la prostate, de l'incidence
totale du cancer et de la mortalité des suites de cancer.
(British journal of Urology, 1998, 81,730-734). Mais à
très forte dose le sélénium est toxique pour
l'organisme.
Le zinc
De nombreux chercheurs travaillent sur cet oligoélément
reconnu comme indispensable. Il intervient dans près de
deux cents réactions biochimiques qui concernent la croissance,
les voies respiratoires, les systèmes endocriniens, l'immunité,
la reproduction, la libido. Il est avec le sélénium
l'un des deux oligoéléments impliqués dans
la bonne marche du système antiradicalaire.
On
le trouve principalement dans les fruits de mer, les coquillages
et le poisson. On en trouve également dans la viande, le
jaune d'uf, les céréales, le pain complet,
la levure de bière, la noix et quelques légumes
(brocoli, champignon, épinard, haricot).
Remarque : les aliments riches en phytates (pain complet - le
choisir au levain -, haricot, maïs soja, son
) diminuent
son absorption. Tout comme l'alcool, les tanins, certains antibiotiques,
l'aspirine, la pilule. La prise de zinc, immunostimulante en temps
normal, doit être suspendue lors des épisodes infectieux
car les germes s'en servent pour proliférer.
Toxicité.
On en sait peu de choses, mais " il convient de ne pas dépasser
des doses de 150 mg par jour, car l'effet bénéfique
peut alors s'inverser ", avertit Serge Rafal dans son Guide
des vitamines et des oligoéléments.
La superoxyde-dismutase
ou SOD
Il s'agit d'une enzyme fabriquée normalement par l'organisme
et qui constitue son premier moyen de défense contre les
radicaux libres. " Elle est d'une extrême importance,
écrit le Dr Serge Rafal, car elle est capable de bloquer
tout le processus [de la formation des radicaux libres] dès
le départ. " Nous avons consacré un article
à la SOD (novembre 1998) ; cet antioxydant est capable
d'agir comme un
véritable médicament contre les inflammations (et
les fibroses qui leur sont consécutives et se trouvent
présentes dans de nombreuses maladies : hépatites,
maladies de Crohn) ; la SOD est également efficace contre
les virus et son effet a été testé contre
celui du sida. Deux conférences internationales (1998 et
2000) consacrées exclusivement à la SOD ont réuni
plusieurs centaines de chercheurs à l'Institut Pasteur
de Paris.
Tous les organismes vivants, végétaux et animaux,
fabriquent naturellement de la SOD. C'est la SOD d'origine bovine
qui est la plus connue. Problème de vache folle oblige,
elle a brutalement été retirée du marché
en 1991, sans considération pour les malades graves qui
l'utilisaient et en retiraient du bienfait.
La SOD d'origine bovine est toujours disponible dans d'autres
pays de la Communauté européenne.
La glutathion-peroxydase
Elle fait également partie des antioxydants d'origine
interne. Elle est nécessaire aux
réactions de défense de l'organisme. Cette enzyme
nécessite du sélénium pour fonctionner :
elle entre dans la composition d'un médicament utilisé
en Allemagne pour soigner le cancer : le Recanconstat® Compositum.
Quelques produits spécifiques
On ne saurait conclure sans parler de quelques aliments phares
en raison de leur teneur en antioxydants. La tomate d'abord, riche
en lycopène. Le thé, considéré comme
un élixir de longue vie, contient de nombreux flavonoïdes.
Le raisin, rendu célèbre par sa teneur en resvératrol
dont on vante les vertus préventives contre le cancer (d'où
peut-être l'intérêt de la célèbre
cure de raisin). Le vin, au moins le rouge, contient des tanins
réputés antioxydants.
Enfin
,
les jus de fruits, tout particulièrement les jus d'orange,
de raisin et de pomme.
C'est parfois le meilleur et le seul moyen de faire consommer
des légumes et des fruits aux jeunes et aux enfants. La
sélection de certains ceps de vigne ou d'espèces
de fruits naturellement plus riches en vitamine C et/ou flavonoïdes
a permis à Orangina-Pampryl de mettre récemment
sur le marché des produits à teneur supérieure
en antioxydants. Le choix du traitement (flash de pasteurisation)
et celui de l'empaquetage (sous vide, et opaque) permettent de
conserver au produit une grande
partie de ses antioxydants
d'origine. Sans adjonction de sucre et contenant encore des fibres
cellulosiques, les jus de fruits peuvent permettre un apport en
antioxydants à ne pas négliger.