Alternative Santé - L'Impatient, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement

 

 

 


 

SEPTEMBRE 2001

 


Antennes-relais
Les victimes se rebiffent

 

...

Commander
--------------------
S'abonner
--------------------
Quoi de neuf ?
--------------------
Livres conseillés
--------------------
Nous écrire
--------------------

 

 

 

Les trois opérateurs de téléphonie mobile (France-Télécom, SFR et Bouygues) ont de drôles de manières. Tant pour procéder aux installations de leurs antennes-relais que pour balayer d'un revers de main l'inquiétude grandissante des populations et les troubles dont elles font état.

 


"Parmi le courrier que nous recevons, nous avait prévenu André Aschieri, député apparenté Verts (André Aschieri est auteur du livre La France toxique. Il a défendu l'an dernier devant l'Assemblée la proposition de loi sur la création d'une agence Environnement et santé (elle devrait être créée à l'automne prochain), dont le texte avait été rédigé par le groupe d'étude Santé-Environnement de l'Assemblée constitué initialement de six députés : en plus d'André Aschieri, Pierre Lellouche, Jean-Pierre Brard, François Loos, Jean-François Mattéi, Michèle Rivasi, issus de toutes les formations parlementaires et intéressés par ces questions), une grande proportion concerne les problèmes posés aux citoyens par la pose d'antennes-relais. Il faut ouvrir le débat sur cette question et réfléchir à une législation encadrant cette nouvelle technologie. " Dans ce contexte, et celui de la campagne " Insup-portables… les antennes-relais " d'Agir pour l'environnement, à laquelle Alternative Santé - L'Impatient est associé, se tenait le 2 juillet dernier, à l'Assemblée nationale, une conférence de concertation sur "l'implantation des antennes-relais".
Si le succès de cette manifestation devait se mesurer au nombre des participants et à la vigueur des débats, le compte y serait, largement positif : salle comble (250 places) et très participative. Il faut dire que les sujets de mécontentement ne manquent pas. À propos de la hideur des installations d'abord : " À Boulouris, depuis notre appartement, nous jouissions d'une superbe vue sur la mer. Maintenant nous l'apercevons à travers la forêt des dix antennes installées sur le bâtiment voisin ", regrette monsieur Minous. " Sur l'Ile aux Moines, dans le golfe du Morbihan, ajoute l'avocat de Gabriel Yared, auteur-compositeur de musique, c'est un pylône de quinze mètres qui a été édifié tout à côté de la propriété de mon client. " Photos à l'appui, les témoins dénoncent " la pollution esthétique " occasionnée et l'inévitable perte en valeur financière des biens immobiliers considérés.

Second grief, la discrétion et la rapidité avec lesquelles les travaux sont exécutés donnent le sentiment que la politique des opérateurs est celle du fait accompli. Ici et là, les travaux continuent malgré l'arrêté municipal les interdisant et l'intervention de la police. Cela, sans aucune concertation. Troisième sujet de mécontentement : les riverains ont le sentiment d'être pris d'assaut et d'être les otages d'une technologie dont ils ne sont parfois même pas les utilisateurs.

Accumulation de témoignages

Les témoignages abondent quant aux troubles ressentis au voisinage des installations. " Quatre semaines après l'érection de la forêt d'antennes, raconte monsieur Minous, ma femme et moi-même avons
enregistré de la fatigue, des problèmes de somnolence, des réveils nocturnes brutaux inhabituels, des troubles d'équilibre et de la mémoire. Personnellement, mon rythme cardiaque subit des accélérations anormales et ma tension a augmenté. Au bout de cinq mois de ce régime, nous avons déménagé, tout est rentré dans l'ordre. " Madame Sevin, de Flourens, fait elle aussi état de problèmes d'asthénie, d'insomnies, de défauts de mémoire depuis la mise en fonction des six antennes qui surmontent le pylône de trente mètres installé à dix mètres de sa clôture.

Le cas le plus troublant est celui de Lucie, deux ans, atteinte d'une leucémie. " Depuis 1997, explique son papa, nous habitons à soixante-quatre mètres d'un pylône de quarante-six mètres. Entre 1997 et 1999, ma femme a fait deux fausses couches médicalement inexpliquées et étrangement 70 % des poussins des poules que nous élevons décèdent… " Autant de cas qui, s'ajoutant les uns aux autres, y compris à ceux précédemment relatés dans notre numéro d'Alternative Santé - L'Impatient du mois de mars 2001, sont de nature à inquiéter.

L'exposition des travailleurs

Bien que la puissance émise par les antennes-relais soit sans commune mesure avec celle des radars ou des fours à micro-ondes, les problèmes rapportés rappellent ceux répertoriés dans le syndrome des micro-ondes appelé encore maladie du radar ou des hyperfréquences. Justifiées ou non, craintes il y a. Or le silence radio ou le mépris dans lequel jusqu'à présent les opérateurs tiennent le public ne vont pas dans le sens d'un apaisement.

D'ailleurs, ils le savent : cette technologie nécessite quelques précautions d'usage. En particulier dans la maintenance des installations. Là encore, le bât blesse. " Ma direction régionale, nous écrit un technicien, refuse d'interrompre les émetteurs quand nous devons travailler dessus. " Ces propos font écho à ceux exprimés à la tribune par M. Antzenberger, du Comité d'hygiène et sécurité de France Télécom, dénonçant le laxisme ambiant : périmètre de sécurité mal balisé, absence d'appareils pour mesurer les doses de rayonnements reçus par le mainteneur. " Surtout, explique-t-il, même si l'opérateur pour lequel on travaille a interrompu l'émission de ses antennes, beaucoup de pylônes et de toits supportent en co-
location les émetteurs des autres opérateurs qui, eux, continuent d'émettre. Et nous nous trouvons anormalement exposés à des rayonnements dont la nocivité est connue. "

Sollicité en tant qu'expert et président du rapport " Les téléphonies mobiles, leurs stations de base et la santé. État des connaissances et recommandations ", rendu public le 7 février dernier, Denis Zmirou a rappelé publiquement la nécessité d'éteindre les antennes lors des interventions à proximité.

Un responsable d'une association de Strasbourg a demandé la parole. " Pour respecter l'environnement visuel, habitude a été prise, a-t-il relaté, que les antennes soient dissimulées dans les clochers et autres campaniles, à l'insu le plus souvent des populations. Les maçons, plombiers, couvreurs, et autres corps de travaux, appelés à travailler parfois de longues heures non loin des émetteurs, sont dans l'impossibilité de connaître les risques encourus et n'ont aucune chance d'obtenir des opérateurs que l'émission cesse durant la durée des travaux… "

Les opérateurs sur la sellette…

Chacun à son tour, des représentants des trois opérateurs : Yves Morot, de France-Télécom (Orange), Catherine Moulin, responsable du département Santé-environnement de SFR, et Jean-Claude Bouillet pour Bouygues ont été invités à intervenir, ainsi que Jean-Claude Guiguet, président du conseil d'administration de l'Agence nationale des fréquences. À leur décharge, on peut dire qu'ils n'avaient pas le beau rôle, l'ensemble des participants étant plutôt dans le camp des opposants. Force leur a été de constater que les procédures utilisées par leurs différentes compagnies pêchaient singulièrement en matière de communication et de respect des citoyens. Et d'admettre que certaines installations avaient été faites au mépris des principes élémentaires de précaution, certains publics se trouvant dans le champ directionnel des antennes et à une distance (moins de dix mètres) largement insuffisante pour éviter tout risque.

SFR et Bouygues se sont engagés à répondre individuellement aux personnes qui leur feraient part par écrit de leurs inquiétudes. Au cas par cas, des mesures de champ électromagnétique pourraient être envisagées. Jean-Claude Guiguet et Jean-Claude Bouillet ont tenté de se défausser, le premier affirmant que " les 30 000 stations de téléphonie mobile font partie d'un plus vaste ensemble de 100 000 sites, comprenant les antennes des services de secours, de la gendarmerie, des stations de télévision, de radio et de télévision " ; et l'autre que " la tour Eiffel émet à elle seule l'équivalent en puissance de plusieurs milliers d'antennes-relais " !

Une chose est sûre: les antennes-relais sont indispensables au fonctionnement des téléphones portables. Si on réduit la puissance de ceux-ci, on est forcé d'augmenter la puissance des premières ou leur nombre. On attend des réponses techniques et des études épidémiologiques pour confirmer ou infirmer les risques encourus par les riverains de stations-relais et faire avancer le principe de précaution. Le travail réalisé par le groupe Santé-Environnement de l'Assemblée et son souci de donner la parole aux citoyens vont assurément dans le bon sens.
En attendant, la campagne " Insup-portables les antennes relais " continue. Pour ceux et celles qui souhaitent y participer, des documents sont disponibles au siège du journal.

Cécile Baudet



 

Abonnement Gratuit à la News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription

 

 

 

 

 

 

Retour

Dossiers - Thèmes - Accueil - S'abonner - Email - Accueil Medecines Douces - Forum - News letter - Moteur de Recherche

Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2001