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OCTOBRE 2001

 


optimisez vos réponses immunitaires

 

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Face au microbe, notre organisme déploie tout un système de défense.
Le connaître, c'est en améliorer l'efficacité.
Ici, le point de vue d'une homéopathe

 


En médecine, en homéopathie ou en oligothérapie, on appelle " terrain " l'ensemble de nos prédispositions à réagir. Elles résultent de notre hérédité : famille d'allergiques, de tuberculeux, de cancéreux…, et des événements de la vie qui ont marqué notre corps : vaccinations, traumatismes, carences alimentaires, stress… Tous les hommes ne sont pas égaux dans le domaine de la santé.
Notre système immunitaire - en l'occurrence respiratoire - est chargé entre autres de nous défendre et dispose de nombreuses armes pour cela.

Les cellules de la muqueuse qui réagissent à l'inflammation bloquent la diffusion de l'agression sur les lieux mêmes où elle se produit en fabriquant des substances chimiques qui détruisent l'intrus ou favorisent son élimination. Ainsi, j'ai le nez qui coule ou j'éternue pour chasser les microbes qui attaquent ma muqueuse nasale.
Les cellules lymphocytaires T de la muqueuse sont informées de l'attaque et font passer le message dans la lymphe ou le sang, puis aux ganglions de la paroi de la gorge (les végétations ou les amygdales) pour amplifier la réponse en recrutant d'autres lymphocytes, dont ceux qui fabriquent les immunoglobulines des muqueuses (IgA). Leur rôle est de bloquer les microbes pour faciliter leur destruction.

À chacun son " terrain "

Si cela ne suffit pas, les ganglions satellites du cou sont sollicités et éventuellement certains médiateurs chimiques informent le corps entier de l'invasion virale ; nous pouvons dérégler notre thermostat intérieur
- en faisant de la fièvre pour empêcher la multiplication des virus.
Les cellules lymphocytaires B des ganglions fabriquent aussi d'autres anticorps (IgM ou IgG) de plus en plus précis dans leurs actions contre les agresseurs.
Mais parfois tout ne se déroule pas aussi bien :
Les anticorps produits sont plutôt des IgE qui provoquent des réactions excessives ou même explosives (crises d'éternuements), traînantes et peu efficaces : c'est la réaction allergique, que les homéopathes appellent " psorique " ;
Les cellules immunitaires se multiplient dans les ganglions et les anticorps sont trop peu nombreux ou inefficaces, d'où des infections récidivantes : c'est le terrain anergique ou " tuberculinique " ;
Les réactions inflammatoires se pérennisent et font des suppurations chroniques plus ou moins enkystées avec des ganglions volumineux : c'est le terrain " sycotique ". Cela peut être dû à un recours excessif aux vaccins, aux traitements corticoïdes ou antibiotiques.
L'infection semble dominer les défenses de l'organisme et les lésions se creusent avec formation d'ulcérations et de nécroses qui caractérise le terrain " luétique ".
Bien sûr, cette vision de nos défenses est un peu simpliste. Mais elle permet d'apercevoir ce que peut englober cette notion de terrain qui, sans être rigide, oriente le médecin dans son choix du meilleur remède de fond. Pour cela, il tient compte des antécédents familiaux de son patient, de son histoire propre (maladies passées, accidents, vaccinations), de son lieu de vie (climat sec ou humide, maison ancienne ou récente avec des plâtres humides), de ses habitudes alimentaires (certains ne supportent pas le lait, d'autres les sucres, d'autres détestent le poisson ou les fruits), etc. Parmi tous ces éléments, l'attention porte en priorité sur ceux qui sont contemporains de la survenue des problèmes de santé à traiter.

L'aide de l'homéopathe

Si nous disposons dès notre conception de gênes orientant la qualité de notre système immunitaire, nous pouvons au cours de notre existence optimiser son fonctionnement ou le laisser se dégrader ou même le mettre en péril. Dans l'utérus, nous étions protégés de beaucoup d'infections et notre muqueuse respiratoire baignait dans le liquide amniotique. Pendant l'accouchement, la rencontre des nombreux microbes vaginaux et périnéaux a mis en route un long processus " éducatif " qui conduira à la reconnaissance de nos ennemis et de nos alliés. Mais une césarienne, ou un traitement antibiotique avant huit jours, sont déjà une entrave à cette éducation. En revanche, l'allaitement maternel, ce nectar gorgé d'immunoglobulines, est le meilleur des départs.

 

 

 

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Dr Isa, homéopathe



 

 

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