Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Se mettre à la diète
Outre le repos, les personnes atteintes de troubles respiratoires
ont tout intérêt à se mettre à la diète.
Diminuer la consommation de céréales, les sucres,
les graisses et tous les laitages, dont les graisses surchargent
le foie, ainsi que leurs protéines, mal tolérées
par l'organisme qui doit se défendre contre l'infection.
L'abstention totale de laitages pendant quelques jours est souvent
suivie d'une amélioration très rapide des troubles,
notamment chez les jeunes enfants. Quand l'affection traîne
ou lorsque la fièvre s'élève, un repas de
moins par jour ou quelques jours au bouillon de légumes
sont conseillés. Privilégier les aliments riches
en vitamine C et les condiments qui agissent sur les voies respiratoires
(ail, oignon, thym, cannelle, etc.).
Assurer
l'hygiène nasale ou buccale
Pour cela, se nettoyer le nez avec du sérum physiologique
(en pharmacie), ou des eaux salines (eau d'Uriage, Physiomer,
Stérimar). Les inhalations sont efficaces (l'eau chaude
peut suffire), de même que les gargarismes à l'eau
salée pour la gorge. On peut aussi utiliser des gargarismes
à la teinture-mère de Calendula (25 gouttes dans
un bol d'eau bouillie).
Respecter
la fièvre
La fièvre n'est pas une maladie en elle-même, c'est
au contraire une réaction de défense de l'organisme
contre les virus et les bactéries. Il est donc important
de ne pas chercher à la supprimer avec des médicaments
fébrifuges (sauf chez les personnes trop affaiblies). Si
nécessaire, on peut la faire légèrement baisser
par un bain chaud que l'on tiédit progressivement. Cataplasmes
Des cataplasmes d'argile, sur la face en cas de sinusite ou près
des oreilles en cas d'otite, permettent de soulager la douleur
et d'accélérer le rétablissement. R. P.
À lire : Traitements naturels des affections respiratoires,
Traitement naturel des maladies des oreilles, deux ouvrages de
André Passebecq, éd. Dangles.
Antiseptiques,
drainantes,
adoucissantes,
décongestionnantes,
anti-infectieuses :
la bonne action des plantes.
Angines,
rhino-pharyngites, rhume de cerveau et rhume des foins, douleurs
d'oreille, sinusite, toux Quelle est la personne - enfant
ou adulte - qui n'a pas été confrontée à
un ou plusieurs de ces désagréments, occasionnellement
ou de manière répétitive ? Tous ces maux
peuvent être traités à l'aide de la phytothérapie.
Mais lorsque les troubles prennent un caractère de chronicité,
les soins bien choisis ne seront vraiment efficaces qu'après
un drainage en profondeur et un renforcement des défenses
immunitaires de l'organisme.
Pour
mieux affronter les problèmes ORL, voici quelques règles
à suivre. Drainer son organisme. Les
plantes, en tisane ou sous forme d'extraits divers, sont souveraines
: elles nettoieront le foie, les reins, les poumons, tous les
systèmes chargés de l'élimination. On sélectionnera
pour cela des plantes telles que : artichaut et romarin pour le
foie, pissenlit, chiendent, stigmate de maïs pour les reins,
hysope, bourgeon de pin, serpolet pour les voies respiratoires.
Ce ne sont que des exemples. Il existe beaucoup de combinaisons
possibles. Contrôler son hygiène alimentaire.
Accompagnement nécessaire du nettoyage organique, elle
portera sur la limitation des aliments " encrassants "
: graisses en excès, produits carnés, sucreries,
pâtisseries. Attention aussi à l'excès de
laitages
et de fromages qui peuvent intoxiquer le corps ou provoquer des
allergies chez les personnes sensibles.
Stimuler
ses défenses immunitaires.
La chronicité des troubles fragilise le corps, il devient
de plus en plus sensible aux attaques microbiennes et virales.
Une supplémentation en vitamine A, la vitamine universelle
des troubles respiratoires, et en vitamine C est indispensable.
Pour les enfants, un apport de vitamine D, sous surveillance médicale,
aura les meilleurs effets.
Signalons aussi que certains oligoéléments sont
particulièrement indiqués pour traiter les divers
troubles des voies respiratoires : le manganèse et le soufre
améliorent tous les terrains allergiques, la trilogie cuivre-or-argent
est particulièrement recommandée pour lutter contre
les infections, enfin le magnésium aide l'organisme à
surmonter toutes ses défaillances. Des plantes comme l'échinacée
pourpre, l'épinette noire (Picea mariana), le plantain,
le ginseng ou l'éleuthérocoque peuvent aussi être
prises occasionnellement ou régulièrement à
la mauvaise saison, pour aider l'organisme à mieux lutter.
MAUX
DE GORGE ORDINAIRES
Pour
adoucir la gorge enflammée, une simple infusion de plantes
émollientes : guimauve, mauve, réglisse, fleurs
de sureau et d'aubépine fera du bien Et, comme elle
a bon goût, même les enfants accepteront de la prendre.
ANGINE
Indépendamment
d'une consultation médicale à recommander, surtout
pour les enfants, on peut utiliser : des plantes
astringentes, d'une part, pour renforcer la muqueuse pharyngée
et enrayer l'inflammation : ronce, sauge officinale, aigremoine,
framboisier ; des plantes
à propriétés anti-infectieuses, d'autre part,
pour si possible couper la route à l'infection : eucalyptus,
girofle, pin, origan, serpolet, thym.
Des gargarismes prolongés effectués avec les plantes
astringentes décongestionneront la muqueuse et calmeront
la douleur.
Des tisanes composées de plantes anti-infectieuses et sucrées
avec du miel de thym ou de lavande aideront à contrôler
l'infection.
Pour une action " musclée " contre les microbes,
penser aux huiles essentielles de ces mêmes plantes. Faire
préparer un mélange en parties égales avec
ces essences dans un flacon de 10 ml. Délayer 1 goutte
du mélange dans 1 cuillère à café
de miel et laisser fondre en bouche (attention, c'est fort, ne
pas donner aux enfants). Renouveler la prise de 2 à 4 fois
par jour. On peut utiliser le même mélange dilué
dans de l'huile de noisette, au demi pour les adultes, au quart
pour les enfants. Cette huile sera appliquée sur la partie
antérieure du cou, d'une oreille à l'autre, plusieurs
fois dans la journée.
Si la fièvre accompagne l'angine, bouillon blanc, bourrache,
eucalyptus, thym, en infusion, grâce à leur action
sudorifique et fébrifuge, écourteront l'accès
fébrile.
APHONIE-LARYNGITE
Un
refroidissement, une climatisation trop forte, un courant d'air
peuvent priver de voix. Sans être très douloureux,
c'est très pénible, encore plus si la voix est l'instrument
de travail du patient ! La solution c'est " l'herbe aux chantres
" la bien-nommée, aussi appelée vélar
(Sisymbrium officinale). Le sirop de vélar jouit d'une
bonne réputation pour redonner la voix : on le prépare
en faisant bouillir 80 grammes de la plante dans 1 litre d'eau
jusqu'à réduction d'un tiers. Ajouter 500 g de sucre
(déconseillé aux diabétiques !). Il se prend
par cuillerées à soupe tout au long de la journée.
On peut plus simplement préparer une infusion avec 1 cuillerée
à soupe de chacune des plantes sèches suivantes,
pour 1 litre d'eau : vélar, tussilage, bouillon blanc,
lierre terrestre, mauve. Boire dans la
journée.
La tradition populaire conseille aussi des gargarismes avec l'eau
de cuisson d'un céleri-rave.
RHINO-PHARYNGITE
RHUME DE CERVEAU
Dans
ces affections banales qui handicapent tellement les jeunes enfants,
le plus pénible est ce qu'on appelle familièrement
" le nez bouché ". Celui-ci est encombré
de mucosités plus ou moins épaisses et plus ou moins
colorées témoignant de l'infection des voies respiratoires
hautes.
Le traitement privilégiera les plantes à action
antiseptique et drainante
(eucalyptus, serpolet, thym ), associées aux vitamines
C et A ainsi qu'à des oligoéléments tels
que le manganèse ou le soufre, surtout pour les enfants.
Par voie interne, les adultes pourront prendre un cocktail d'huiles
essentielles : cajeput, niaouli, thym à thymol. Localement,
des lavages de nez avec du sérum physiologique (enfants
et adultes) assainiront cette partie des voies respiratoires.
SINUSITE
La
sinusite doit s'envisager sur les plans inflammatoire et infectieux.
En parallèle à des traitements inspirés de
ceux qui sont conseillés pour le rhume de cerveau, des
inhalations de plantes désinfectantes soulageront rapidement
: préparer une infusion bien corsée de thym, romarin,
origan, eucalyptus, sauge en parties égales et respirer
les vapeurs de cette préparation. Les adultes pourront
intensifier l'action désinfectante des inhalations en respirant
un mélange d'huiles essentielles extraites de ces plantes.
Les espèces " pectorales ".
Coquelicot, bouillon blanc, pied de chat, mauve, guimauve, tussilage,
violette en font partie. Ces plantes ont en commun une action
émolliente, adoucissante, fluidifiante des sécrétions
et anti-inflammatoire, due à la présence de nombreux
mucilages. On les utilise le plus souvent en infusion sucrée
au miel. La
bourrache. Assez voisine du bouillon blanc dans ses effets
sur les voies respiratoires, la bourrache est aussi diurétique,
fébrifuge, et elle extériorise les refroidissements. L'eucalyptus.
Antiseptique général et pulmonaire, calmant de la
toux, fluidifiant des expectorations (grippe, bronchite, toux,
asthme).
En huile essentielle : Eucalyptus globulus, 1 goutte 4 fois par
jour. Le
clou de girofle. Puissant antiseptique général
et rhinopharyngé (surtout en huile essentielle), il est
aussi utilisé pour assainir la bouche et soulager les enrouements
et les maux de gorge. Le
lichen d'Islande. Émollient et expectorant contre
toux, laryngite, inflammations de la gorge, fatigue de la voix. La
pulmonaire. Plante pectorale adoucissante, sudorifique
comme la bourrache. La
sauge. Antiseptique, diurétique, antisudorale, antispasmodique
et tonique, à utiliser en infusion, en teinture-mère
ou extrait hydro-alcoolique, en huile essentielle (Salvia sclarea)
pour les débuts d'angine et les maux de gorge. Le
serpolet. Antiseptique, antispasmodique, fluidifiant des
sécrétions, il calme la toux et facilite la respiration. Le
thym. Exceptionnel stimulant général, il
est aussi antispasmodique, balsamique, expectorant, antiseptique
et antitussif ; attention ! c'est une huile essentielle extrêmement
puissante à réserver aux adultes : pas plus d'une
goutte par prise.
Leur
mode d'emploi
Utilisez ces plantes en tisanes simples ou composées, en
gélules,
en comprimés, en extraits hydro-alcooliques ou en huiles
essentielles.
Les plantes d'origine biologique sont particulièrement
conseillées.