Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Le
drame terrible qui a secoué la ville de Toulouse vient
nous rappeler que pour certaines industries le risque zéro
n'existe pas. L'enquête qui devra déterminer les
causes et les responsabilités a commencé. D'ores
et déjà, on peut se demander si tout a bien été
fait pour éviter le pire.
10
h 15, le 21 septembre, une énorme explosion ébranle
Toulouse. Bilan : 29 morts, 25 000 blessés dont 73 dans
un état grave ou en soins intensifs, 5 000 personnes sans
logement, 25 000 habitations endommagées, la moitié
des écoles provisoirement fermées, l'université
du Mirail détruite, un institut polytechnique et la plupart
des cités universitaires perdues, l'hôpital psychiatrique
anéanti, entre 7 000 et 8 000 personnes au chômage
technique.
Sur la plate-forme de la " Chimie du Sud-toulousain ",
à l'usine d'engrais AZF Grande-Paroisse, filiale chimie
de TotalFinaElf, il ne reste qu'un vaste cratère du hangar
où se trouvaient stockées 300 tonnes de nitrate
d'ammonium qui ont littéralement explosé ; 300 tonnes
de nitrate et peut-être d'autres matières qui ont
mis " le feu aux poudres " AZF classée
" Seveso 2 "
Michel
Pidoux
"Les citoyens doivent apprendre à exercer
leur rôle avant qu'il ne soit trop tard"
Michel
Pidoux est responsable d'un " Master of Sciences " en
environnement
à l'École supérieure d'agriculture d'Angers
et vice-président de la Sauvegarde de l'Anjou,
fédération d'associations pour l'environnement.
À ce titre, il a siégé durant de nombreuses
années à la Commission départementale d'hygiène
(CDH) appelée à se prononcer sur les installations
classées de son département.