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Hélène,
57 ans, sait ce que le mal de dos veut dire.
Elle explique tout ce qu'elle doit à l'ostéopathie.
ALTERNATIVE
SANTÉ - L'Impatient : Comment en êtes-vous venue à vous soigner par l'ostéopathie
?
Hélène : Je ne sais pas dans quel état je serais, si je n'avais
pas connu l'ostéopathie. J'ai toujours eu une constitution
un peu frêle. À trois ans et demi, j'ai été
renversée par une voiture et j'ai eu une double fracture
du crâne et une fracture de l'épaule : j'ai été
hospitalisée dans un état grave et ça laisse
forcément des traces. À l'adolescence, j'avais souvent
des maux de tête et, si j'étais souple et bonne en
gymnastique au sol, j'étais vite épuisée
après un sport un peu intense.
À
22 ans, une sciatique m'a valu une semaine d'immobilisation. À
partir de là, j'ai connu régulièrement des
tensions ou des blocages au niveau du dos et du cou, après
des faux mouvements ou des efforts trop intenses, ou lorsque je
dormais sur des lits trop mous. C'est l'époque où
j'ai eu mes quatre enfants, tout en terminant mes études
et en commençant à travailler. Les postures de mon
métier d'enseignante, une profession où l'on est
beaucoup debout ou assis courbé sur les copies, et les
tensions psychologiques ne faisaient qu'aggraver les choses. J'ai
commencé à prendre des médicaments antidouleurs
parce que je souffrais. Je consultais des médecins et des
kinés, qui me soulageaient momentanément, mais sans
résoudre les problèmes qui revenaient régulièrement.
Au
bout de cinq ans, j'ai eu la chance de rencontrer un kinésithérapeute
qui complétait sa formation par des manipulations ostéopathiques.
Les crises se sont espacées. Je me suis entretenue avec
de la gymnastique. Mais, quelques années plus tard, après
un déménagement au cours duquel j'ai soulevé
un canapé, je me suis retrouvée pliée en
deux pendant une semaine, avec un blocage au niveau lombaire que
le kiné ostéopathe n'arrivait pas à réduire.
Une amie m'a conseillé un ostéopathe qui exerçait
sa profession de manière exclusive (sans travailler comme
kiné, ce qui était rare à l'époque).
Celui-ci m'a dit que ce serait long, qu'il y avait un gros travail
à faire pour récupérer ce qui n'avait pas
été fait depuis vingt ans. Dans les jours qui ont
suivi ma première consultation chez lui, j'ai ressenti
une sensation de détente comme je n'en avais jamais connu,
notamment au niveau du dos. J'avais toujours dormi sur le ventre
ou sur le côté, et maintenant je pouvais dormir sur
le dos. Je ressentais une sensation de bien-être et d'équilibre,
je respirais mieux, je me sentais libérée au niveau
du diaphragme. Mes maux de tête sont devenus plus rares
et ma santé s'est améliorée progressivement
dans son ensemble.
Comment
se passent les consultations avec cet ostéopathe ?
D'abord
il m'observe de dos, en posture debout. Ensuite il va agir de
manière très douce sur tout le corps. Il s'occupe
du crâne aussi bien que des orteils, des doigts et de la
colonne vertébrale. Quand c'est nécessaire, il pratique
aussi des manipulations gynécologiques qui m'ont aidée
à résoudre des problèmes de congestion pelvienne
et de douleurs aux ovaires. Il est toujours très positif
et j'ai une grande confiance en lui. Il attache aussi beaucoup
d'importance à l'hygiène de vie et à l'alimentation,
ce que ne font pas assez de médecins.
Depuis treize ans, je consulte cet ostéopathe régulièrement.
La première année, j'y allais tous les deux ou trois
mois, et par la suite une fois par an. Lorsque j'ai un gros pépin,
je sais qu'il peut m'aider à en atténuer au maximum
les effets. Il y a cinq ans, je me suis fracturé le coccyx,
lors d'une chute. Six mois après, je ne sentais plus rien
et aujourd'hui je n'ai pas de séquelle.
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