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MARS 2002

 

Alternatives

Vos menus Anticholestérol

 

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Les aliments qui ont la faculté de diminuer le cholestérol et de protéger des maladies cardiovasculaires.

 

 

S'il est conseillé de réduire sa consommation de beurre et de viande, toutes les graisses ne sont pas à proscrire. Certains acides gras sont reconnus pour abaisser le taux du mauvais cholestérol (LDL) et pour augmenter le bon cholestérol (HDL). Il s'agit des acides gras mono-insaturés dont le plus répandu est l'acide oléique que l'on trouve en grande quantité dans l'huile d'olive, mais aussi dans les huiles de colza et d'arachide, dans les noisettes et amandes, l'avocat, la graisse d'oie, la volaille, la noix de macadamia. D'après le PrMaurice Cloarec, membre fondateur de l'Arcol (Comité français de coordination des recherches sur l'athérosclérose et le cholestérol.) et ancien chef de service des pathologies métaboliques et vasculaires de l'hôpital Tenon, à Paris, il convient de leur accorder quotidiennement une ration équivalente à la moitié des graisses totales.

Les acides gras polyinsaturés (ou acides gras essentiels) ( Ce sont des acides gras indispensables à l'organisme et que nous sommes incapables de fabriquer nous-mêmes.) n'agissent pas sur le taux de cholestérol, mais dispensent un effet protecteur sur les artères. Dans cette famille, on distingue les Oméga 6 et les Oméga 3. Les premiers sont abondants dans les huiles (pépins de raisin, tournesol, arachide, maïs, colza, noix et soja), dans les germes de céréales et dans les volailles grasses (le canard notamment) ; les seconds dans les poissons gras (anchois, anguille, flétan, hareng, maquereau, sardine, saumon, thon, truite, certaines huiles (colza, lin, noix, soja), dans les fromages de brebis ou de chèvre, les légumineuses (soja), les oléagineux (noisettes, noix). À retenir : plus un poisson est gras, plus il protège des maladies cardiovasculaires. Les esquimaux, grands consommateurs de poissons gras n'en sont presque jamais atteints. Mais comment savoir si le saumon a été réellement pêché au grand large ou s'il provient d'un élevage à base d'OGM ou de farines animales ? L'huile de colza et l'huile de foie de morue (chère à nos grands-mères) présentent la particularité d'être parfaitement équilibrées en Oméga 3 et 6. Pour couvrir ses besoins en acides gras essentiels, on peut consommer une à deux cuillerées par jour d'huile de tournesol, de colza ou de soja et 100 à 150 grammes de poisson gras ou de volaille grasse trois fois par semaine. L'apport quotidien recommandé en acides gras essentiels est d'un quart des graisses totales. On trouve aujourd'hui sur le marché des huiles enrichies en Oméga 3. C'est le cas de Primevère qui associe des huiles de colza, d'arachide, de noix, de pépins de raisin, d'olive vierge, de germes de blé et d'extraits de poisson avec en plus de la vitamine E (un antioxydant).

Contre le mauvais cholestérol


Depuis les années 1960, on sait que les phytostérols Les phytostérols constituent une famille de stérols dont la structure est proche du cholestérol.) réduisent l'absorption du cholestérol dans le sang. Naturellement présents dans les huiles végétales, leur action est marginale du fait de leur très faible quantité. En revanche, leur concentration à 2 ou 3 grammes par jour aurait des effets positifs. Leur caractère liposoluble (soluble dans les graisses) permet de les incorporer dans des margarines (Exemple : Pro-activ de Fruit d'Or.) et d'effectuer des études contrôlées. Les dernières études font état d'une diminution de 10 à 15 % du mauvais cholestérol LDL sans modification du HDL, même en cas d'une alimentation riche en graisses saturées. "Ces résultats sont constatés aussi bien chez des sujets sains que chez des personnes souffrant d'une hypercholestérolémie ou d'un diabète de type II. On les observe aussi chez celles traitées par statine ou cholestyramine", a rapporté le PrPhilippe Moulin, membre de la Fédération d'endocrinologie, de diabétologie de l'hôpital cardiovasculaire et pneumologique de Lyon (Lors de la 42e Journée annuelle de nutrition et de diététique, organisée par l'Institut Benjamin Delessert, qui s'est tenue au CNIT le 25 janvier dernier.). La dose optimale quotidienne se situe autour de 2 grammes de stérols par jour, soit une ration quotidienne de 20 à 25 g de margarine (4 tartines).

Attention aux supplémentations

Aujourd'hui, on assiste à une pression des industriels visant à supplémenter toutes sortes de produits (margarine, beurre, yaourts, fromages, cacahuètes, chewing-gum, etc.) en phytostérols au risque de brouiller les repères du consommateur. Le risque serait celui d'une consommation anarchique de phytostérols dépassant la dose indiquée de 2g/jour. De plus, la question du produit vecteur de ces stérols pose problème. Certains peuvent être toxiques. Pour le Pr Philippe Moulin, ces "aliments fonctionnels" sont indiqués pour des personnes exposées à des risques cardiovasculaires (prévention primaire) ou pour des personnes ayant subi des infarctus (prévention secondaire).

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Marie-Laure Wallon


 

 

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