Alternative
Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Il faut analyser le bilan en fonction des facteurs de risque de
chacun.
Le cholestérol total est le premier chiffre indiqué
sur les résultats d'un bilan lipidique. À sa droite,
figure une fourchette de "VR" pour valeurs de référence.
"Certains laboratoires utilisent les termes "valeurs
normales". Mais il n'y a pas de normalité pour le
cholestérol, il faut tenir compte d'un ensemble de facteurs
individuels, souligne le Dr Giral, auteur de la brochure Le Cholestérol
("Le Cholestérol", édité
par la Fédération française de cardiologie
(FFC), le Dr Philippe Giral est lipidologue à l'unité
d'explorations métaboliques de l'hôpital de la Pitié-Salpétrière,
à Paris) et cardiologue à l'unité
d'explorations métaboliques de l'hôpital de la Pitié-Salpétrière,
à Paris. Nous préférons parler de "valeurs
usuelles"." Voici trois exemples.
Claudine
Des anomalies inexpliquées
"Depuis un certain temps, j'ai un taux de cholestérol
élevé", nous écrit par courriel Claudine,
52 ans, comptable. Cela fait quelques années qu'elle et
son mari, volontaires, réalisent des analyses de sang pour
un organisme de recherche. Ils reçoivent leurs résultats,
mais personne ne leur en fournit l'interprétation. Le taux
de cholestérol de Claudine grimpe. Alors que la valeur
usuelle est de 2,20 g par litre de sang, le sien est de 2,58g/l
en 1997, 2,60 g/l en 2000.
En
2001, sa gynécologue lui conseille de faire un nouveau
bilan. Le taux de cholestérol total a encore grimpé
(2,91 g/l). Ce qui est rassurant chez Claudine : elle ne présente
pas de surpoids : mesurant 1,55 mètre et pesant 57 kilos,
son indice de corpulence (23,75) est correct puisqu'il reste inférieur
à 25 (lire page 25, 3e colonne). Elle ne fume pas et fait
une heure de gymnastique par semaine. Ce qui est plus inquiétant
: son père a eu un infarctus, et elle a un taux élevé
de mauvais cholestérol (cholestérol LDL à
2,01 g/l, alors qu'il devrait rester inférieur à
1,50g/l). Claudine s'interroge sur ses habitudes alimentaires.
"Je consommais très peu de graisses, puisque je ne
mangeais ni beurre, ni crème, ni viandes grasses. Mes seules
exceptions portaient sur le fromage, le chocolat et quelques gâteaux
J'ai donc supprimé le fromage et le chocolat, et j'essaye
de ne pas manger de gâteaux secs."
Le Dr Giral estime que deux ans sont nécessaires pour mettre
en place des habitudes de vie propres à maîtriser
un taux de cholestérol qui a tendance à s'envoler
un peu.
Jacques
Un bilan, à première vue, normal
Pris
isolément, le taux de cholestérol est trompeur comme
l'atteste l'histoire de Jacques. Cet homme, aujourd'hui âgé
de 72 ans, a fait un infarctus à la cinquantaine. Son cardiologue
ou son généraliste lui prescrivent des bilans lipidiques
de temps à autre. Il ne fume plus mais vit de manière
très sédentaire. Il est traité de façon
insuffisante pour son hypertension qui fait toujours des petites
poussées.
Les niveaux de cholestérol total (1,83g/l), de cholestérol
HDL (0,46g/l), et de cholestérol LDL (1,05g/l) paraissent
à chaque fois rassurants. Tout semble normal.
Ses
enfants sont inquiets. Il connaît des petits troubles du
comportement (interruption de la parole ou de l'écriture).
Il décide de rencontrer un neurologue hospitalier. Celui-ci
lui fait réaliser un doppler qui révèle des
artères carotides bouchées à 70 %. Les petits
vaisseaux du cerveau sont atteints, ce qui influait sur son comportement.
"Cela montre bien que l'on ne peut se référer
à des normes générales, précise le
Dr Giral. Tout bilan lipidique doit être interprété
en fonction de la personne."
Dès que les artères "ont parlé",
c'est-à-dire en cas d'accident cardiaque ou cérébral,
même transitoire, les valeurs de référence
changent. Les laboratoires d'analyses ne l'indiquent pas. "Dans
ces cas, précise le Dr Giral, le taux de cholestérol
ne doit pas dépasser 1,80 g, voire 1,60 g par litre de
sang. De même, il faut considérer que l'hypertension
artérielle ne doit pas être supérieure à
14/9." Ce qui n'était pas le cas pour Jacques, même
son cardiologue et son généraliste ne s'en inquiétaient
guère.
Pour interpréter un bilan lipidique, on doit distinguer
les cas de prévention primaire de Claudine et Serge, par
exemple, et les cas de prévention secondaire. Pour ces
personnes, les valeurs dites "de référence"
doivent être revues à la baisse.