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Les
infections dues aux méningocoques sont des maladies rares
en France et qui se produisent principalement en hiver et au printemps.
Elles ont été divisées par quatre depuis
trente ans et cela sans vaccination. Si l'on constate une tendance
à l'augmentation depuis cinq ans, la France reste un des
pays où le nombre de cas est le plus faible (459 en 2000),
cinq fois moins qu'en Grande-Bretagne. Mais ces infections peuvent
avoir des conséquences graves et sont mortelles dans 5
à 10% des cas.
La
bactérie
"Neisseria
meningitidis", nom scientifique des méningocoques,
est une bactérie propre à l'homme. Son seul réservoir
connu est le rhinopharynx. Les méningocoques ne survivent
pas dans l'air. La contamination qui se fait par les sécrétions
nasales, sécrétions de la gorge (toux ou salive)
n'est possible que par un contact rapproché (moins de un
mètre) et prolongé ou répété.
On connaît actuellement treize groupes de méningocoques.
En France, les maladies sont principalement dues aux groupesB
(67% des cas entre 1990 et 1999) etC (28% des cas), parfois au
groupe A (2% des cas) et très rarement à d'autres
groupes.
On estime que 5 à 10% de la population des pays industrialisés
sont porteurs sains de la bactérie. Un chiffre qui semble
sous-estimé selon le ministère de la Santé
du Canada. Il est d'ailleurs reconnu en France que le taux peut
monter à 50% dans les collectivités, notamment dans
les casernes. Le passage à la maladie est exceptionnel.
Il n'y a jamais eu d'épidémie en France. La maladie
est en elle-même peu contagieuse: la contamination par une
personne atteinte est rare (1 à 2% des cas déclarés
en France depuis 1990, soit 3 à 7 cas par an).
Les
maladies dues aux méningocoques
Les
infections invasives à méningocoques surviennent
lorsque brusquement des bactéries se propagent dans le
sang. Après une incubation de deux à dix jours,
différents symptômes se déclarent, limités
dans les cas les plus rares à de l'arthrite, une conjonctivite
ou de la péricardite (inflammation douloureuse de l'enveloppe
du cur). Mais les symptômes les plus fréquents
sont la méningite. Il y a plus grave encore que la méningite:
le purpura fulminans, d'évolution très rapide. Il
s'agit d'une infection généralisée, avec
une fièvre élevée et des signes de chocs,
pendant laquelle, le corps se couvre de taches rouges. La majorité
des cas de purpuras fulminans sont associés à une
méningite. Une ponction lombaire est nécessaire
pour confirmer le diagnostic de maladie à méningocoques
et préciser quel méningocoque est en cause.
Les infections à méningocoques se traitent bien
par antibiotiques. Mais il y a toujours environ 10% de décès
et les séquelles neurologiques sont fréquentes.
On note l'apparition de souches de méningocoques résistantes
aux antibiotiques.
La
prévention
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Régis
Pluchet
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