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MARS 2002

 


Les infections
dues aux méningocoques

 

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Les infections dues aux méningocoques sont des maladies rares en France et qui se produisent principalement en hiver et au printemps. Elles ont été divisées par quatre depuis trente ans et cela sans vaccination. Si l'on constate une tendance à l'augmentation depuis cinq ans, la France reste un des pays où le nombre de cas est le plus faible (459 en 2000), cinq fois moins qu'en Grande-Bretagne. Mais ces infections peuvent avoir des conséquences graves et sont mortelles dans 5 à 10% des cas.

La bactérie

"Neisseria meningitidis", nom scientifique des méningocoques, est une bactérie propre à l'homme. Son seul réservoir connu est le rhinopharynx. Les méningocoques ne survivent pas dans l'air. La contamination qui se fait par les sécrétions nasales, sécrétions de la gorge (toux ou salive) n'est possible que par un contact rapproché (moins de un mètre) et prolongé ou répété. On connaît actuellement treize groupes de méningocoques. En France, les maladies sont principalement dues aux groupesB (67% des cas entre 1990 et 1999) etC (28% des cas), parfois au groupe A (2% des cas) et très rarement à d'autres groupes.
On estime que 5 à 10% de la population des pays industrialisés sont porteurs sains de la bactérie. Un chiffre qui semble sous-estimé selon le ministère de la Santé du Canada. Il est d'ailleurs reconnu en France que le taux peut monter à 50% dans les collectivités, notamment dans les casernes. Le passage à la maladie est exceptionnel. Il n'y a jamais eu d'épidémie en France. La maladie est en elle-même peu contagieuse: la contamination par une personne atteinte est rare (1 à 2% des cas déclarés en France depuis 1990, soit 3 à 7 cas par an).

Les maladies dues aux méningocoques

Les infections invasives à méningocoques surviennent lorsque brusquement des bactéries se propagent dans le sang. Après une incubation de deux à dix jours, différents symptômes se déclarent, limités dans les cas les plus rares à de l'arthrite, une conjonctivite ou de la péricardite (inflammation douloureuse de l'enveloppe du cœur). Mais les symptômes les plus fréquents sont la méningite. Il y a plus grave encore que la méningite: le purpura fulminans, d'évolution très rapide. Il s'agit d'une infection généralisée, avec une fièvre élevée et des signes de chocs, pendant laquelle, le corps se couvre de taches rouges. La majorité des cas de purpuras fulminans sont associés à une méningite. Une ponction lombaire est nécessaire pour confirmer le diagnostic de maladie à méningocoques et préciser quel méningocoque est en cause.
Les infections à méningocoques se traitent bien par antibiotiques. Mais il y a toujours environ 10% de décès et les séquelles neurologiques sont fréquentes. On note l'apparition de souches de méningocoques résistantes aux antibiotiques.

La prévention

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Régis Pluchet


 

 

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