Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Les
victimes des vaccinations peuvent obtenir une réparation
des dommages qui en résultent. Mais elles doivent pour
cela effectuer un véritable parcours du combattant, où
les chausses-trappes sont nombreuses.
Pour
obtenir une réparation ou même seulement une prise
en charge de leur invalidité, les victimes du vaccin anti-hépatite
B -comme d'ailleurs les victimes de tout autre vaccin- vont devoir
affronter un véritable maquis de procédures (On
trouvera des renseignements sur les procédures à
suivre auprès des associations et dans le hors-série
Guide des vaccinations. Vos droits. Alternative Santé -
L'Impatient, avril 2000.) où les chausse-trappes sont
fréquentes. Trop souvent confrontées à une
interprétation restrictive des textes, elles doivent engager
de multiples démarches pour faire reconnaître leur
bon droit. Tout cela est long, très long et coûteux,
et demande beaucoup d'énergie à des personnes malades
et n'ayant pas toujours les ressources nécessaires. "C'est
une véritable galère", dénonce Armelle
Jeanpert qui parle en connaissance de cause. Atteinte de sclérose
en plaques après vaccination anti-hépatiteB, elle
a obtenu une condamnation en première instance puis en
appel des laboratoires SmithKline Beecham (Voir
Alternative Santé - L'Impatient, juin 2001). Ces derniers,
qui contestent le lien entre la vaccination et sa maladie, se
sont pourvus en cassation. Pourtant Armelle Jeanpert peut faire
état de plusieurs expertises, notamment celle de la Commission
de règlement amiable des accidents post-vaccinaux. Celle-ci
lui a accordé une rente viagère annuelle, en reconnaissant
que "la vaccination contre l'hépatite B pouvait être
regardée comme un facteur déclenchant de [son] état
de santé". Aujourd'hui, son état s'est aggravé,
elle souffre d'une vascularite et de myofasciite à macrophages,
dont le diagnostic, effectué après nos révélations
sur l'hydroxyde d'aluminium (Voir Alternative Santé - L'Impatient,
février et avril
2001), vient renforcer les preuves de la responsabilité
du vaccin.
Une
reconnaissance difficile à obtenir
Armelle
Jeanpert a obtenu une reconnaissance d'accident du travail provoqué
par la vaccination. Mais cette reconnaissance lui avait été
refusée dans un premier temps pour déclaration trop
tardive ! Un recours a permis de faire reconnaître que le
délai obligatoire de moins de deux ans ne doit être
compté qu'après la date du diagnostic qui établit
le lien entre la vaccination et les troubles apparus. C'est la
règle aujourd'hui reconnue par la Caisse nationale d'assurance-maladie.
Cette reconnaissance a entraîné le versement d'indemnités
journalières. Celles-ci ont été revalorisées
suite à une rechute en 1998. Mais la Caisse primaire d'assurance-maladie
de la Moselle estimait en novembre 2000 que cette revalorisation
était erronée et réclamait à Mme Jeanpert
le remboursement d'une somme de 183000 F (28000 e). Suite à
une intervention de la Caisse nationale d'assurance maladie, la
CPAM finit par considérer deux mois plus tard que la revalorisation
était justifiée et renonça à réclamer
cette somme.
Mais
Armelle Jeanpert n'est pas au bout de ses peines. Licenciée
par l'hôpital-maison de retraite Saint-Joseph de Sarralbe
pour "absence prolongée", elle a obtenu des prud'hommes
une condamnation de son employeur pour licenciement abusif. Celui-ci
ayant fait appel, six ans après son licenciement, elle
n'a toujours pas d'indemnités de licenciement. Une situation
hélas trop fréquente : parmi les témoignages
que nous avons publiés depuis 1996, plusieurs victimes
nous parlaient des problèmes qu'elles rencontraient sur
leur lieu de travail : difficulté à obtenir un travail
aménagé ou un licenciement correct. Une infirmière
qui, comme beaucoup de victimes, est restée plusieurs années
(huit) sans diagnostic précis de sa maladie, a dû
renoncer à tout recours contre son licenciement. Elle est
aujourd'hui toujours en litige avec la Sécurité
sociale dans le cadre de la reconnaissance de l'accident du travail.
Elle espère avoir gain de cause désormais, grâce
au diagnostic de myofasciite à macrophages qui a été
établi en août 2001, suite à nos révélations.
Elle a d'ailleurs fait une demande d'indemnisation auprès
de la Commission de règlement amiable des accidents postvaccinaux.
Mais cette commission d'indemnisation tarde à se prononcer
sur les demandes de personnes ayant un diagnostic de myofasciites
à macrophages.
Il ne suffit pas d'obtenir gain de cause pour que tout soit réglé,
comme a pu le constater Christiane Gavlovsky à ses dépens.
Elle avait déjà dû faire une grève
de la faim pour obtenir que soit fixé le taux d'IPP (incapacité
partielle permanente). Elle a dû en janvier dernier faire
une seconde grève de la faim pour obtenir le règlement
de cette indemnité et de celles qui étaient dues
à plusieurs personnes et que la Caisse des dépôts
et consignations refusait de verser (Voir Alternative Santé
- L'Impatient, juin, décembre
2001 et mars 2002). Et
que penser du cas d'Eliane Fialips qui a obtenu en août
2001 une condamnation de l'État à lui verser 111288
e (730000F) d'indemnités pour la polyarthrite postvaccinale
dont elle est atteinte : elle n'a touché que 12196e (80000F)
d'indemnités, la Sécurité sociale ayant bénéficié
du reste ! La Sécu lui a royalement reconnu un taux d'IPP
de 5% seulement (Armelle Jeanpert bénéficie par
exemple d'un taux de 60%). Et pourtant le cas d'Eliane Fialips
a fait l'objet d'une communication scientifique dans le journal
La presse médicale, en avril 1997. Sans doute a-t-elle
eu le tort de faire sa demande d'accident du travail dès
1992, alors qu'on ne parlait pas encore du vaccin et de ses dégâts.
Quant à l'indemnité obtenue au tribunal, il semble
tout à fait légal que la Sécurité
sociale se serve. Elle n'aurait pas eu ce problème si elle
avait utilisé la procédure de règlement amiable.
"J'ai été mal conseillée par l'avocat
que j'avais à l'époque", regrette-t-elle aujourd'hui.
Un
marché lucratif
Choisir
un avocat est encore une des grandes difficultés auxquelles
se heurtent les victimes du vaccin anti-hépatite B. Leur
défense est devenue un marché lucratif et certains
réclament des honoraires et notes de frais fort élevés,
auxquels s'ajoutent le montant des expertises médicales.
S'ils veulent aller jusqu'au bout des procédures, les plaignants
risquent de dépenser plusieurs milliers,voire plusieurs
dizaines de milliers d'euros. Les victimes qui veulent se défendre
au mieux doivent adhérer à une et même souvent
à plusieurs associations. Ces associations pourront les
orienter vers des avocats ou des médecins conseils pratiquant
des honoraires modérés et leur indiquer les démarches
qu'elles peuvent effectuer elles-mêmes: c'est le cas, par
exemple, des démarches auprès de la Commission de
règlement amiable des accidents post-vaccinaux. Les personnes
qui sont victimes d'un accident du travail pourront trouver notamment
à la Fnath (Fédération nationale des accidentés
du travail et handicapés) une assistance juridique gratuite
pour certaines de leurs démarches.
Il faut par ailleurs noter que les personnes qui ne dépassent
pas un certain plafond de ressources peuvent bénéficier
de l'aide juridictionnelle. D'autre part, les assurances responsabilité
juridique (que beaucoup souscrivent en même temps que leur
assurance habitation) ou d'autres assurances individuelles (notamment
les assurances scolaires ou étudiantes pour les jeunes)
et certaines assurances professionnelles peuvent prendre en charge
tout ou partie des frais de justice et d'expertise et les honoraires
des avocats, pour peu que l'on fasse appel à un avocat
agréé par la compagnie ou la mutuelle à laquelle
on cotise.