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AVRIL 2002

 


vaccin anti-hépatite B

 

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Alerte,
on va revacciner!


 

Le ministère de la Santé s'apprête à relancer de manière massive les campagnes de vaccination contre l'hépatite B.
Une décision basée sur un rapport qui fait le jeu des laboratoires et qui est vivement contestée par les associations de victimes du vaccin.

La France s'apprête à relancer les campagnes de vaccination contre l'hépatite B. Principales cibles: les nourrissons mais aussi les enfants et les préadolescents, ainsi que les personnels des établissements de santé. Quatre ans après la suspension de la vaccination dans les collèges, le ministre ne revient pas sur cette décision, mais c'est tout comme ! Le statut vaccinal des enfants par rapport à l'hépatite B sera vérifié par les médecins scolaires lors de la visite médicale d'entrée en classe de sixième. Ceux qui ne seront pas déjà vaccinés seront fortement incités à le faire en s'adressant à leur médecin traitant. Gageons que la propagande massive qui sera mise en place dans les mois à venir constituera une sérieuse pression en ce sens.
À l'occasion du lancement du Plan national hépatites, le ministre de la Santé, Bernard Kouchner, a donc annoncé, le 20 février, cette relance des campagnes de vaccination contre l'hépatite B. Un rapport a été commandé à des experts pour faire le point sur cette vaccination en France et proposer des recommandations nouvelles. Au moment de la conférence de presse de Bernard Kouchner, ce rapport était à l'étude par le ministère. Il devait être ensuite communiqué au Conseil supérieur de l'hygiène publique de France chargé de préparer les propositions définitives qui serviront de base au ministère de la Santé. Mais déjà le ministre annonçait les grandes lignes de ces recommandations. Différentes campagnes d'information en faveur des vaccinations sont prévues (et budgétisées) pour 2002 et 2003. Avec pour priorités :
1 - la vaccination des nourrissons;
2 - une stratégie de "rattrapage" des préadolescents non vaccinés;
3 - un contrôle et le rappel de l'obligation vaccinale des personnels des établissements sanitaires et sociaux exposés au sang et aux liquides biologiques;
4 - la vaccination des groupes à risques.

Des chiffres divergents

La lecture de ce rapport d'expertise, qui n'a pas été rendu public, mais que nous avons pu nous procurer, laisse pantois. Les experts sont obnubilés par la nécessité de vacciner à tout prix. Ils balaient allégrement tous les témoignages des victimes. Ils se basent à cet effet sur une argumentation scientifique très contestable, comme nous l'expliquent Jean-Marie Petit, président du Revahb, l'association des victimes du vaccin, et le Dr Dominique Le Houézec (lire pages suivantes). On découvre avec stupéfaction que le nombre de cas d'hépatite B n'a jamais été bien évalué en France et qu'il y a des chiffres divergents. Les seuls chiffres retenus comme valables sont ceux de la période 1991-1998 qui arrangent bien les experts, puisqu'ils correspondent à ceux où l'on a le plus vacciné et semblent démontrer l'efficacité du vaccin. Mais comme nous l'avons rappelé depuis 1995, de nombreux spécialistes ont montré que l'incidence de l'hépatite B avait largement diminué en France bien avant 1991, grâce aux mesures d'hygiène concernant les professions de santé et les groupes à risque, les vaccinations n'ayant qu'en partie contribué par la suite à la poursuite de la baisse. Plus stupéfiant encore, on apprend qu'il n'est plus possible d'estimer de manière fiable, depuis 1998, le nombre d'hépatites B qui serait devenu trop faible en France. Mais cela n'empêche pas de recommander des vaccinations massives sur la base d'un rapport bénéfices-risques qui ne peut donc plus être estimé. S'il n'y a presque plus de cas d'hépatite B en France, à quoi bon vacciner à tour de bras ?
Les experts rappellent la gravité des risques de l'hépatite B. Nous ne les avons jamais sous-estimés dans nos enquêtes. Or la France a toujours été parmi les pays où le nombre de cas d'hépatite B est très faible. En vaccinant inutilement des millions de personnes qui n'avaient aucune chance d'être contaminées, on leur a fait courir des risques à court et moyen termes de scléroses en plaques, de maladies auto-immunes ou de myofasciites à macrophages (due à l'aluminium des vaccins).
Comment peut-on, dans ces conditions, s'apprêter à relancer des campagnes de vaccination massives ? Deux explications, la pression de certains chercheurs et les intérêts des laboratoires. L'Académie de médecine s'est prononcée le 5 février pour la relance des vaccinations contre l'hépatite B...

La recherche sur la sclérose en plaques sponsorisée par les labos

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