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Le
ministère de la Santé s'apprête à relancer
de manière massive les campagnes de vaccination contre
l'hépatite B.
Une décision basée sur un rapport qui fait le jeu
des laboratoires et qui est vivement contestée par les
associations de victimes du vaccin.
La
France s'apprête à relancer les campagnes de vaccination
contre l'hépatite B. Principales cibles: les nourrissons
mais aussi les enfants et les préadolescents, ainsi que
les personnels des établissements de santé. Quatre
ans après la suspension de la vaccination dans les collèges,
le ministre ne revient pas sur cette décision, mais c'est
tout comme ! Le statut vaccinal des enfants par rapport à
l'hépatite B sera vérifié par les médecins
scolaires lors de la visite médicale d'entrée en
classe de sixième. Ceux qui ne seront pas déjà
vaccinés seront fortement incités à le faire
en s'adressant à leur médecin traitant. Gageons
que la propagande massive qui sera mise en place dans les mois
à venir constituera une sérieuse pression en ce
sens.
À l'occasion du lancement du Plan national hépatites,
le ministre de la Santé, Bernard Kouchner, a donc annoncé,
le 20 février, cette relance des campagnes de vaccination
contre l'hépatite B. Un rapport a été commandé
à des experts pour faire le point sur cette vaccination
en France et proposer des recommandations nouvelles. Au moment
de la conférence de presse de Bernard Kouchner, ce rapport
était à l'étude par le ministère.
Il devait être ensuite communiqué au Conseil supérieur
de l'hygiène publique de France chargé de préparer
les propositions définitives qui serviront de base au ministère
de la Santé. Mais déjà le ministre annonçait
les grandes lignes de ces recommandations. Différentes
campagnes d'information en faveur des vaccinations sont prévues
(et budgétisées) pour 2002 et 2003. Avec pour priorités
:
1 - la vaccination des nourrissons;
2 - une stratégie de "rattrapage" des préadolescents
non vaccinés;
3 - un contrôle et le rappel de l'obligation vaccinale des
personnels des établissements sanitaires et sociaux exposés
au sang et aux liquides biologiques;
4 - la vaccination des groupes à risques.
Des
chiffres divergents
La
lecture de ce rapport d'expertise, qui n'a pas été
rendu public, mais que nous avons pu nous procurer, laisse pantois.
Les experts sont obnubilés par la nécessité
de vacciner à tout prix. Ils balaient allégrement
tous les témoignages des victimes. Ils se basent à
cet effet sur une argumentation scientifique très contestable,
comme nous l'expliquent Jean-Marie Petit, président du
Revahb, l'association des victimes du vaccin, et le Dr Dominique
Le Houézec (lire pages suivantes). On découvre avec
stupéfaction que le nombre de cas d'hépatite B n'a
jamais été bien évalué en France et
qu'il y a des chiffres divergents. Les seuls chiffres retenus
comme valables sont ceux de la période 1991-1998 qui arrangent
bien les experts, puisqu'ils correspondent à ceux où
l'on a le plus vacciné et semblent démontrer l'efficacité
du vaccin. Mais comme nous l'avons rappelé depuis 1995,
de nombreux spécialistes ont montré que l'incidence
de l'hépatite B avait largement diminué en France
bien avant 1991, grâce aux mesures d'hygiène concernant
les professions de santé et les groupes à risque,
les vaccinations n'ayant qu'en partie contribué par la
suite à la poursuite de la baisse. Plus stupéfiant
encore, on apprend qu'il n'est plus possible d'estimer de manière
fiable, depuis 1998, le nombre d'hépatites B qui serait
devenu trop faible en France. Mais cela n'empêche pas de
recommander des vaccinations massives sur la base d'un rapport
bénéfices-risques qui ne peut donc plus être
estimé. S'il n'y a presque plus de cas d'hépatite
B en France, à quoi bon vacciner à tour de bras
?
Les experts rappellent la gravité des risques de l'hépatite
B. Nous ne les avons jamais sous-estimés dans nos enquêtes.
Or la France a toujours été parmi les pays où
le nombre de cas d'hépatite B est très faible. En
vaccinant inutilement des millions de personnes qui n'avaient
aucune chance d'être contaminées, on leur a fait
courir des risques à court et moyen termes de scléroses
en plaques, de maladies auto-immunes ou de myofasciites à
macrophages (due à l'aluminium des vaccins).
Comment peut-on, dans ces conditions, s'apprêter à
relancer des campagnes de vaccination massives ? Deux explications,
la pression de certains chercheurs et les intérêts
des laboratoires. L'Académie de médecine s'est prononcée
le 5 février pour la relance des vaccinations contre l'hépatite
B...
La
recherche sur la sclérose en plaques sponsorisée
par les labos