Alternative
Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
La
sclérose en plaques évolue différemment
selon la personne. Voici cinq témoignages de courage
et d’optimisme.
Émilie,
17 ans
Des
études par correspondance
"Je
voulais travailler dans le tourisme, mais je ne pourrai jamais.
Désormais interdite de vaccin, il m’est impossible de me
rendre dans certains pays." Vaccinée à l’âge
de 11 ans contre l’hépatite B, Émilie sait depuis
deux ans qu’elle est atteinte de sclérose en plaques. Sa
mère tente aujourd’hui de faire reconnaître l’incidence
du vaccin sur le développement de cette maladie chez sa
fille. En effet, il est troublant d’observer qu’une névrite
optique, correspondant à une première poussée
de sclérose en plaques, apparaît juste 4 mois après
la vaccination d’Émilie. L’enfant souffre ensuite d’asthénie,
de dépression et de fourmillements dans les jambes, jusqu’en
septembre 2000, où elle se retrouve paralysée momentanément
de la main gauche et du visage, avec une baisse d’acuité
visuelle importante : signe d’une nouvelle poussée, plus
forte. Un mois plus tard, une autre poussée l’oblige à
prendre quelque temps un fauteuil roulant: ses jambes sont paralysées.
Le diagnostic de sclérose en plaques est finalement établi
et paraît étonner les médecins compte tenu
du jeune âge de leur patiente. Traitée à l’interféron
depuis sa quatrième poussée, en avril 2001, elle
se voit contrainte, à cause de son invalidité grandissante
et des effets secondaires du traitement, de continuer sa scolarité
par correspondance. "Je ne vois plus mes amies. Seul, mon
petit copain est resté à mes côtés
et c’est un grand réconfort de ne pas l’avoir perdu aussi.
À part lui, je n’ai pas d’ami de mon âge. Je suis
cependant très entourée par ma famille. J’ai entrepris
de passer un baccalauréat de gestion-comptabilité
à défaut de tourisme, mais c’est difficile par correspondance.
Et puis j’ai perdu un an. Mais ça va, je ne déprime
pas. Je crois encore beaucoup en la vie."
Évelyne,
53 ans
Un
mental fort
"Pour
moi, la sclérose en plaques n’a jamais entravé ma
vie. Je suis historienne et je continue à travailler sans
problème. Cependant, les deux dernières poussées
ont davantage été invalidantes, mais je vais toujours
donner des conférences à Madrid ou ailleurs. Bien
sûr, je suis désormais
accompagnée, mais cela ne m’a pas arrêtée."
Atteinte d’une sclérose en plaques depuis l’âge de
30 ans, Evelyne n’a heureusement connu que quatre poussées.
La première en 1978 avec une névrite optique passagère,
la seconde en 1993 avec une paralysie momentanée de la
jambe gauche qui réduit ensuite quelque peu sa mobilité
et les deux dernières, il y a deux ans, suite à
des hémorragies liées à la ménopause,
qui l’ont paralysée entièrement durant trois jours
et l’ont obligée à recourir désormais au
fauteuil roulant pour se déplacer. Depuis toujours, un
mental très fort et son travail d’intellectuelle l’aident
à dépasser sa maladie. "Cette maladie m’a permis
d’aller à l’essentiel. Mais je comprends que pour certains,
cela soit plus difficile. D’abord, parce qu’il y a des formes
de sclérose en plaques plus invalidantes que la mienne,
mais surtout parce que la société ne permet pas
aux malades d’être autonomes. Voilà des années
que je cherche, à Paris, une piscine qui accepterait mon
handicap, car je sais que la rééducation aquatique
m’apporterait beaucoup. Il faut se battre pour tout : trouver
un kiné, une piscine, un fauteuil roulant léger
et pratique, avoir des accès "handicapés"
dans tous les lieux publics, etc. Et en prime, il faut subir le
regard inquiet des autres, les peurs qu’ils projettent sur nous.
Pourtant, je ne souffre de rien, je suis juste invalide !"
En
1996, 18 ans après sa première poussée, une
IRM (Imagerie
par résonance magnétique)
pose le diagnostic. Evelyne refuse le traitement à l’interféron
dont les effets secondaires contrarient trop sa force de vivre.
"Je me soigne par la phytothérapie. Ce traitement
global n’agit pas directement sur la sclérose en plaques,
mais sur l’ensemble de l’organisme. Une sorte d’hygiène
de vie qui repousse les poussées et permet au corps de
mieux se défendre."
Marino,
50 ans
Professeur
de yoga
"Je
suis en retraite anticipée depuis fin 2001, mais jamais
la sclérose en plaques ne m’a empêché d’exercer
mon métier. Bien sûr, j’ai peu à peu perdu
mon autonomie. Des amis, des collègues m’amenaient au travail
et me ramenaient chez moi. Ma vie devenant peu à peu plus
sédentaire, j’ai voulu partir en retraite plus tôt.
Pour moi aujourd’hui, sortir relève de l’exploit, mais
cela ne m’empêche pas de me sentir mentalement très
fort." Marino se souvient de sa première poussée,
en 1974, juste après son succès au concours de contrôleur
du travail. Des pertes d’équilibre et des troubles de la
vision sont apparus. Il a mis ça sur le compte de la fatigue
et ne s’en est plus soucié avant la poussée suivante,
en 1985, où il a fallu l’hospitaliser parce qu’il ne tenait
plus debout. Une autre hospitalisation a lieu en 1989, mais ce
n’est qu’en 1993, lors d’une quatrième poussée qu’on
lui fait sa première IRM et que l’on diagnostique sa sclérose
en plaques.
Malgré
les problèmes de mobilité engendrés par la
maladie, Marino suit depuis 1980 une formation pour devenir professeur
de yoga et a même commencé à enseigner. "Le
yoga est une discipline qui s’adapte à la personne. Aujourd’hui,
je donne des cours à des personnes handicapées.
Ça me fait beaucoup de bien et ça leur en fait aussi
beaucoup. On en parle souvent ensemble. Cette activité
physique m’apporte un réel bien-être. Depuis 1993,
je n’ai plus de poussée et mon état physique s’est
amélioré, c’est sûrement grâce au yoga.
En tout cas, je le pense. Et puis, il y a la poésie. J’écris.
C’est davantage une thérapie qu’autre chose. C’est un nouveau
moteur de vie."