Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Le
second tour des élections présidentielles ne peut
faire oublier les votes du 21 avril qui ont plébiscité
les extrêmes. Plus de 8 millions d’électeurs (sur
28 millions de votants) ont choisi des solutions "radicales",
affirmant leur volonté d’en découdre avec des "politiques",
des projets de société, des orientations, à
l’opposé de leurs
attentes. Les "fractures" sociales, économiques,
idéologiques, psychologiques… non seulement ne sont pas
réduites, mais le mal a gagné en profondeur. Il
y a de la colère, de la protestation, de la frustration,
de la déprime dans ces bulletins. Il y a aussi une ardente
impatience d’autre chose. Ces votes imposent un constat : la France
est écartelée. Il serait grave de ne pas entendre
sa plainte et coupable de ne pas y porter remède.
Cette
France en souffrance n’est pas une sous-France, comme certains
voudraient nous le faire croire. Et il faudrait une bonne fois
pour toute en finir avec l’idée –prétentieuse, et
intellectuellement frileuse– qu’il y aurait d’une part, ceux qui
savent et pensent bien (nous et ceux de notre camp!) et de l’autre,
ceux qui n’y comprennent rien, des quasi demeurés et des
frustrés, qui n’ont rien saisi au film !
Plus
que jamais notre pays a besoin que l’on s’attarde à son
chevet, qu’on l’écoute et lui prescrive des remèdes
de fond !
Comme
journalistes, nous nous sentons directement interpellés
par le malaise qui s’est exprimé. Cela nous pose question
: comment mieux entendre nos lecteurs ? Nous avons décidé
de faire davantage encore pour connaître vos attentes et
vos préoccupations, et pour vous donner la parole. À
cette fin, nous vous interrogerons dans notre prochain numéro
(celui de juillet-août).
L’impatience
extrême qui s’est manifestée au premier tour ne nous
est pas étrangère. Bien au contraire, elle relève
de notre nature même. Notre titre en porte le signe : ne
nous appelons-nous pas: Alternative Santé – l’Impatient
? À ce "titre", nous partageons l’indignation
sinon la colère de beaucoup.
Combien
de fois j’enrage –avec toute l’équipe– de voir que les
victimes des actes médicaux (voir le courrier page9), celles
des effets secondaires des vaccins, dont celui contre l’hépatite
B, ne
sont pas entendues. Pire, professeurs de médecine, experts,
administration, médecins de l’OMS, s’emploient à
nier contre l’évidence l’origine médicale de leurs
maux (voir encore page 4, la position de la Dre Claire-Anne Siegrist)!
Quel courage chez ceux qui décident de faire des procès.
Quelle volonté pour affronter des laboratoires armés
jusqu’aux dents d’avocats, experts en arguties, et qui savent
faire traîner les affaires, décourager plaignants
et juges, au mépris des êtres humains et dans l’absence
évidente de la moindre compassion. Dans cet affrontement,
les politiques ne jouent pas toujours
–loin s’en faut– leur rôle d’arbitres et de
défenseurs des grands principes de la République:
fraternité, liberté…
Dans
ce numéro de juin, nous montrons que pour l’hépatite
C comme pour la sclérose en plaques, des médecines
alternatives –le desmodium et l’immunothérapie notamment–
peuvent soulager le malade et contribuer à une amélioration
de son état. Pourquoi, nos responsables sanitaires n’imposent-ils
pas aux lobbies pharmaceutiques et médicaux, le respect
absolu du patient dans ses choix thérapeutiques ?
D’importantes
avancées ont été réalisées
ces derniers mois sous le ministère de Bernard Kouchner.
Elles portent sur les droits et la participation des usagers au
système de santé, l’obtention du dossier médical,
la reconnaissance de l’ostéopathie et de la chiropractie,
l’indemnisation de l’aléa thérapeutique pour les
victimes d’accidents médicaux sans faute… Cela va-t-il
être remis en question ? Les politiques, demain, vont-ils
défaire ce qui a été si difficile à
obtenir, il y a peu ?
En
revanche, la reconnaissance toute récente de l’agriculture
"raisonnée" est un scandale. Elle ne remet pas
en question une production intensive, amplement financée
par nos impôts (via les subventions européennes,
les primes, etc.), qui pollue l’air et l’eau, met en péril
la santé des agriculteurs et se retourne contre nous tous,
car les pesticides, encore largement utilisés, se retrouvent
dans nos assiettes. Cette reconnaissance aura comme effet direct,
sous le label "agriculture raisonnée", de brouiller
le consommateur, de concurrencer inutilement l’agriculture bio,
et de nous faire avaler n’importe quoi, une fois de plus ! Idem
pour les OGM (organismes génétiquement modifiés)
que l’on cultive désormais sans avertir personne et qui
vont envahir progressivement tout l’espace, aux seuls bénéfices
des Monsanto et consorts.
À
moins que… Et c’est à nous tous de jouer ! et de travailler…
!
Plus
que jamais le consommateur –et le consommateur de soins particulièrement–
est confronté dans sa vie quotidienne aux objectifs mercantiles
des multinationales agroalimentaires et pharmaceutiques. Sa défense
sans concession est une priorité absolue.
Devant
la démission trop fréquente des politiques, il nous
revient de nous organiser pour faire entendre nos choix. Notre
journal, comme il le fait depuis toujours, s’y emploiera sans
compromission. Vous pouvez compter sur nous.