Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
L’appréciation
de l’état immunitaire du patient est au cœur des traitements
alternatifs individualisés.
"Il n’y a pas aujourd’hui de guérison par les traitements
classiques, déclare d’emblée le Dr Yves Cornette
de Saint-Cyr, médecin à Vannes. Les médecines
alternatives proposent des approches individualisées. Quand
on soupçonne une SEP chez une personne, le premier examen
à faire réaliser par un centre de transfusion sanguine
ou un laboratoire spécialisé est un typage HLA (Human
Leucocytes Antigene). Destiné à établir la
carte d’identité génétique du malade, cet
examen de laboratoire, exécuté à partir d’une
simple prise de sang, permet d’identifier la présence chez
le malade d’un antigène (Un antigène
est une substance qui, introduite dans l’organisme, provoque une
réaction immunitaire et la fabrication d’anticorps)
appelé DR II, trois fois plus répandu chez les sujets
atteints de SEP que chez les autres." Utile pour formuler
le diagnostic, cet examen onéreux (il faut compter de 229
à 381e) n’est, comble de l’ironie, remboursé par
la Sécurité sociale que dans le cas où le
diagnostic de la SEP est déjà prononcé. Heureusement
il sert également à établir des pronostics
pour l’avenir.
Selon
Yves Cornette de Saint-Cyr : "La maladie devient chronique
bien souvent à la suite d’infections se développant
sur un terrain prédisposé (facteurs génétiques
mais non déterminants). Notre premier objectif est de restaurer
un bon fonctionnement immunitaire de manière à apaiser
les réactions inflammatoires intempestives." La démarche
consiste donc à protéger l’organisme de toutes les
agressions toxiques ou infectieuses. D’où la prescription
d’un régime hypotoxique comme base du traitement et l’adjonction
de préparations thérapeutiques, comme celles du
Dr Michel Geffard pour prévenir les poussées et
les aggravations.
La
méthode du Dr Geffard
Directeur
de recherches à l’Université de Bordeaux, Michel
Geffard (Auteur avec le Dr Patrick Theillier de
Nouvelle approche biomédicale - endothérapie multivalente,
éd. François-Xavier de
Guibert.)
a mis en évidence le fait que les malades atteints de sclérose
en plaques fabriquent des anticorps (AC) contre les constituants
de la gaine de myéline dégradés ou modifiés
par des radicaux libres. Leur découverte (ou non) dans
le sang donne un état clinique de la maladie (sa forme,
son stade) et permet de proposer une préparation magistrale
individualisée (formulation de type homéopathique)
réalisée à partir de copies synthétiques
de molécules qui miment la réaction immunitaire.
Cette approche thérapeutique est en passe d’être
validée, certaines formes rémittentes de la SEP
s’en trouvant stabilisées depuis plusieurs années.
La
micro-immunothérapie
La
micro-immunothérapie (MIT), comme son nom l’indique, agit
sur l’état immunitaire du patient par l’administration
de doses homéopathiques infinisétimales.
Cette
démarche repose sur un diagnostic établi à
partir d’un bilan sanguin qui recherche l’éventuelle responsabilité
d’un virus (rougeole, rubéole, herpès 6, Epstein-Barr
–celui de la mononucléose infectieuse), une possible prédisposition
génétique et apprécie l’état immunitaire.
Différentes
substances seront prescrites, pour rééquilibrer
le système immunitaire et lutter contre le virus. "Du
fait de la personnalisation du traitement et de la dilution des
substances actives, la MIT ne comporte aucun risque d’effets secondaires
liés à des substances plus dosées",
explique un médecin adhérent à l’Institut
3 IDI (Institut 3 IDI, 5, rue de Turbigo, 75001
Paris. Tél. : 01 44 88 24 06 ; fax : 01 44 88 24 03. Courriel
: assoc@3idi.org).
Ce traitement sera accompagné par une approche micro-nutritionnelle
(vitamines, oligoéléments, acides gras essentiels).