Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Que
le régime soit "kousminien" ou "ancestral",
la consommation d’huiles riches en acides gras essentiels joue
un rôle important.
Suivis
pendant un an par la doctoresse Catherine Kousmine (Catherine
Kousmine a soigné, avec ses principes d’hygiène
intestinale et alimentaire, de nombreux malades atteints de maladies
graves, dont environ 500 cas de sclérose en plaques. Plusieurs
ouvrages lui ont été consacrés. Dont L’Âge
d’or de votre corps, par Alain Bondil et Marion Kaplan, édition
Robert Laffont. Il existe une association Kousmine France : Résidence
le Saint-James II, 3, rue Pierre-Palliot, 21000 Dijon. Tél.
: 03 80 41 70 35.), cinquante-cinq malades atteints de
sclérose en plaques et appliquant strictement ses principes
ont connu pour 97 % d’entre eux une nette amélioration
de leur état. Parmi les règles fondamentales qu’elle
proposait, la doctoresse plaçait une alimentation saine
et équilibrée, un drainage intestinal, des apports
en vitamines et en oligoéléments, un contrôle
de l’état dentaire, un bilan ostéopathique et un
soutien psychologique.
Concernant
l’alimentation, sont à proscrire l’alcool, le beurre et
la margarine, les graisses végétales même
allégées (type margarine), le lait non écrémé,
le fromage, les yaourts et autres laitages. Sont exclus les charcuteries
et œufs cuisinés. Les fruits et légumes crus et
cuits, et les céréales complètes, de préférence
biologiques, constituent la base de l’alimentation.
L’apport
d’acides gras insaturés est considéré comme
essentiel. Car ils interviennent dans la constitution des membranes
cellulaires, la synthèse des prostaglandines (des hormones
qui règlent les réactions inflammatoires) et la
constitution de la myéline, trois fonctions dont le dérèglement
peut expliquer la survenue et le développement des poussées
de sclérose. Plus une membrane contient d’acides gras insaturés,
plus elle est souple, plus elle adhère aux cellules qui
lui sont contiguës, plus elle assure l’étanchéité
des tissus formés. Ces acides gras insaturés se
trouvent dans les huiles végétales. Attention au
mode d’extraction des huiles, elles doivent être de première
pression à froid (sans avoir subi de chauffage préalable)
et consommées crues, tout chauffage favorisant l’apparition
au sein des acides gras d’une forme "trans" (due à
la disposition dans l’espace des molécules) qui n’est plus
active, au détriment d’une forme "cis" qui, elle,
l’est. Les huiles de tournesol, de germes de blé et de
lin (non commercialisée en France) sont recommandées
par la doctoresse Kousmine. De même que l’huile d’onagre
et de bourrache. Très instables, ces huiles rancissent
vite et seront le plus souvent prises sous forme de gélules.
D’autres
compléments alimentaires: vitamine E et oligoéléments
sous forme d’algues (comme la spiruline et le klamat) sont conseillés.
Enfin pour suivre l’équilibre acido-basique de l’organisme,
l’acidité de l’urine sera fréquemment contrôlée
(trois fois par jour en temps de crise), et abaissée si
elle est trop importante par l’absorption d’un complexe de nitrates.
Enfin tabac et tranquillisants, considérés comme
des poisons du système nerveux sont à proscrire.
La
guérison du malade tient à la persévérance
Le
régime dit "ancestral" du Dr Jean Seignalet (L’Alimentation
ou la troisième médecine, Dr Jean Seignalet, éd.
François-Xavier de Guibert.)
fait également état de résultats très
intéressants. Sur 33 volontaires, 9 ont connu une rémission
complète, 15 une rémission à 90 %, 8 à
50 % et un malade n’en a tiré aucun bénéfice.
Ce régime reprend les principes de la doctoresse Kousmine
en supprimant les céréales, à l’exception
du riz. Raison de cet ostracisme : le fait qu’au cours des siècles
le blé tout particulièrement, mais aussi l’orge,
l’avoine, le millet ont subi des mutations, rendant leurs protéines
inappropriées à notre organisme qui déclenche
à leur encontre des réactions immunitaires inadaptées.
Même circonspection à l’égard du cuit, le
Dr Seignalet affichant sa préférence pour le cru,
y compris la viande crue.
Le
Dr Yves Cornette de Saint-Cyr, médecin à Vannes,
est convaincu du bien-fondé de l’approche de cette nouvelle
médecine. Il insiste sur la consommation d’acides gras
insaturés d’origine végétale (se reportant
en cela à la doctoresse Kousmine) et également animales
: tels ceux que l’on trouve dans les poissons gras (flétan,
hareng, maquereau, saumon, thon). Pour lui, il faudrait en consommer
au moins une cuillérée à soupe par jour et
compléter par des gélules d’onagre.