Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
À Colmar, une dizaine de femmes et d'hommes se réunissent
deux fois par mois, ils rassemblent leur énergie pour
aider les malades et les personnes en fin de vie.
Né
en 1986, le Groupe santé de Colmar est un groupe de défense
et d'information des usagers de la santé. Parmi ses membres,
certains avaient une forte demande dans le domaine de la spiritualité,
d'où la naissance d'un groupe de prière ( Roger
Colling : 03 88 92 21 97.Le groupe santé de Colmar, Ginette
Dif: 03 89 24 12 48.)
La même année, en 1986, après une conférence
de Maguy Lebrun sur l'énergie, Roger Colling, aujourd'hui
retraité, décide de fonder et d'animer ce groupe.
Au départ une vingtaine de personnes, ils sont aujourd'hui
une dizaine. Parce qu'ils ne souhaitaient pas quitter le Groupe
santé et qu'ils voulaient conserver un ancrage dans les
préoccupations matérielles (hygiène de vie,
etc.), ils ne se sont pas rattachés à la fédération
des groupes Maguy Lebrun.
"Le groupe est un canal d'énergie, explique Roger
Colling. Cette énergie, nous essayons de la transmettre
aux malades. Il y a toujours un bénéfice même
si ce n'est pas la guérison. Comme pour ce jeune enfant
atteint d'un cancer inopérable et dont la maman est venue
pendant plus d'un an. Sa qualité de vie pendant cette période
s'est considérablement améliorée. Il a pu
retourner à l'école. Pourtant, il est décédé
quelque temps après."
Roger Colling loue la longévité de ce groupe qui
se réunit deux fois par mois le jeudi, depuis si longtemps.
Cette longévité et cette expérience ont,
selon lui, permis une sélection des personnes, éloigné
les curieux et ceux qui venaient assister à des miracles.
Les liens d'amitié entre les membres sont très forts.
Ils marchent et font souvent la fête ensemble. Il y a plus
de femmes que d'hommes. Elles sont, selon Roger Colling, plus
réceptives à l'énergie.
"Le groupe est multireligieux, poursuit-il. L'énergie
est à tous et nous la cherchons à plusieurs, main
dans la main (la main gauche ouverte vers le haut et la droite
vers le bas). On monte en vibrations à l'aide des chakras
de couleur. Du rouge qui vibre le moins, au violet qui vibre le
plus. On se rassemble ensuite et l'on se concentre. Cette canalisation
de l'énergie se fait dans la parole et non le silence.
Ce dernier favorise trop la divagation de l'esprit. Nous devons
être ensemble et nous concentrer en même temps sur
les personnes malades. Le plus souvent, c'est moi qui parle et
anime. Je prépare la plupart des réunions avec les
noms des personnes, leur histoire, leurs difficultés, etc."
Il
n'y a pas de folklore, pas de chants
Le
groupe se concentre aussi sur des personnes en fin de vie : "C'est
important de les aider à partir sans panique, de procurer
davantage de calme à ceux et celles qui ont peur de cet
inconnu qu'est la mort. Il y a même eu un atelier sur l'accompagnement
aux mourants. Mais, précise Roger Colling, c'est très
fatigant et cela demande beaucoup d'énergie." Le groupe
se concentre aussi parfois sur des personnes décédées
depuis peu afin de les aider à trouver leur chemin. Enfin,
il peut se tourner vers la terre, vers les enfants qui meurent,
etc.
"Il n'y a pas de folklore, pas de chant, poursuit-il. Toutes
les quatre minutes, je dis une phrase, des phrases-clefs préparées
comme : "Donnons toute notre énergie à notre
mère nourricière, la Terre, car elle aussi elle
souffre." La réunion dure une demi- heure, plus ne
serait pas possible. Nous ne demandons pas de guérison
mais de l'aide. Nous n'exigeons rien, nous demandons simplement
de l'aide pour que la personne comprenne mieux sa maladie, l'accepte
non pas au sens d'une résignation mais de cette acceptation
qui permet au problème de se régler lorsque l'on
est prêt. Les portes s'ouvrent en général "
Dans le milieu médical, ce groupe n'est guère pris
au sérieux, "des bondieuseries" pour beaucoup.
Et pourtant À l'heure de l'individualisme forcené
et de la banalisation de la haine comment ne pas être interpellé
par cet acte collectif essentiellement destiné au bien-être
des autres.