Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Monique
a aujourd'hui 59 ans et souffre depuis de nombreuses années
de polyarthrite rhumatoïde (Rhumatisme inflammatoire
chronique des articulations dû à un dysfonctionnement
du système immunitaire), maladie douloureuse et
invalidante. Il y a quelques mois, elle nous écrivait sa
révolte de se voir refuser de nouveaux médicaments,
les anti-TNF (pour Tumor Necrosis Factor). Ceux-ci, très
coûteux, sont injectés en perfusion intraveineuse
et administrés uniquement en milieu hospitalier à
des patients sélectionnés.
" Aujourd'hui, je suis prête à tout pour ne
plus souffrir, explique-t-elle, même à vivre moins
longtemps. Je sais que ces médicaments peuvent avoir des
effets secondaires graves, en particulier des risques infectieux,
mais je ne supporte plus la douleur."
Elle vit avec depuis plus de trente ans. Cela s'est manifesté
au départ, par un violent élancement dans le poignet
qui l'a amenée à consulter. Les examens de sang
lui révèlent son mal. " Pendant vingt ans,
je n'ai rien voulu savoir, je refusais cette maladie et j'ai vécu
comme si de rien n'était, je prenais seulement des anti-inflammatoires.
Parfois, j'avais un "mal de chien". Mais, je n'en parlais
pas. Je ne voulais surtout pas dire que j'avais mal. Beaucoup
de femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde réagissent
comme moi. Peut-être aussi est-ce parce que j'appartiens
à une génération élevée à
la dure. Je suis née en 1943 et bébé, j'ai
été opérée d'une double mastoïdite
simplement avec de la camomille comme analgésique. "
La déformation de ses articulations l'a rendue plus "
raisonnable ". Car, à la douleur physique s'ajoute
celle du regard des autres et la souffrance psychique de voir
son corps se dégrader : " Il ne s'agit pas d'esthétique
mais de savoir qu'un jour peut-être, on ne pourra plus effectuer
les gestes les plus simples, descendre un escalier, par exemple.
"
Aujourd'hui, elle consulte régulièrement dans un
service de rhumatologie, elle a aussi expérimenté
le régime "ancestral" du Dr Seignalet et subi
de nombreuses opérations pour mettre en place diverses
prothèses. Femme volontaire et combative, elle a gagné
sa dernière bataille, elle prend désormais les anti-TNF.
Douleur
psychique
Anne
est hospitalisée dans une clinique psychiatrique de la
région parisienne depuis près de deux mois. "
Ma première dépression date de 1975, j'ai avalé
tous les médicaments que j'avais sous la main, heureusement
il y avait du monde à la maison. Ma dernière dépression,
a eu lieu il y a trois mois. Je n'ai plus supporté d'être
encore seule à 50 ans, de ne pas avoir d'enfant, et puis,
et puis Je ne pouvais plus sortir de chez moi, je ne mangeais
plus, je buvais. Je suis descendu à 37 kilos. Il a bien
fallu venir ici. "
Depuis presque trente ans, cette souffrance psychique revient
souvent dans la vie d'Anne. Elle se manifeste d'abord par des
angoisses nocturnes et des pleurs et puis cela devient tellement
insupportable que seul un geste définitif semble pouvoir
y mettre un terme. " J'ai comme un énorme étau
autour du cou, l'impression que si je respire profondément
tout va basculer. Peu à peu, la communication avec autrui
se détériore. Je veux parler, mais je repousse les
autres ou je les noie sous un flot de paroles. Ils se détournent
car ils ne supportent pas l'image que je donne."
Anne a tout essayé ou presque : médicaments, psychothérapie,
diverses médecines douces. Cela lui a permis de continuer
sa route Mais, à chaque fois, la souffrance semble
plus forte.