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Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Sédentarité,
mauvaises habitudes alimentaires, stress, influence de l'environnement
familial favorisent l'obésité infantile. Elle
progresse très rapidement en France. Ses complications
sont telles qu'elle est considérée comme un véritable
problème de santé publique. Explications et conseils
pour la traiter mais surtout la prévenir.
Une
enquête réalisée en 2000 avait permis d'estimer
de 10 à 12 % le nombre d'enfants obèses âgés
de 5 à 12 ans en France. Selon le Pr Ricour du service
de nutrition à l'Hôpital Necker-enfants malades :
" Aujourd'hui, on atteint presque les 16%. " Qualifiée
de véritable épidémie par ce dernier, l'obésité
infantile touche aussi bien les filles que les garçons
et les pourcentages s'élèvent à 19 % dans
les classes sociales les plus défavorisées. Depuis
quelques décennies, sa progression est fulgurante : dans
les années 60, on ne comptait que 3 % d'enfants obèses.
Qu'est-ce
que l'obésité ?
Un enfant obèse ou en surpoids est un enfant qui a un excès
de poids plus ou moins important pour son âge et sa taille.
Un garçon de 11 ans, par exemple, pesant 69 kg pour 155
cm a 20 kg en trop. Différencier un enfant obèse
d'un enfant juste un peu "rond" n'est pas toujours évident
surtout quand c'est le sien. Un pédiatre ou un médecin
généraliste, par un examen clinique simple, déterminera
si l'enfant présente ou non des risques d'obésité.
Un médecin scolaire peut aussi effectuer ce dépistage.
Comment
devient-on obèse ?
Un
individu prend du poids quand il consomme plus d'énergie
qu'il n'en dépense. L'excès est alors stocké
sous forme de graisse dans le tissu adipeux. Certaines études
montrent que, d'une façon générale, les enfants
ne mangent pas plus qu'avant. La progression du nombre d'enfants
obèses s'expliquerait alors par une baisse des dépenses.
Les enfants bougent de moins en moins. Ils ont une activité
sportive moindre: la télé, l'ordinateur ou la console
vidéo remplacent le vélo, le ballon ou la corde
à sauter. Ils se dépensent également de moins
en moins dans la vie quotidienne: voitures, transports en commun,
ascenseurs et escaliers roulants supplantent la marche. Mais la
sédentarité n'explique pas à elle seule la
progression de l'obésité infantile. Les nutritionnistes
sont d'accord pour dire que l'alimentation joue un rôle
important. Si les enfants ne mangent pas plus, ils mangent différemment
; "ils mangent de façon déstructurée,
trop gras et trop sucré ", explique Gérard
Apfeldorfer, psychiatre et spécialiste des troubles du
comportement alimentaire. On dénonce alors le manque d'éducation
alimentaire. Seul, face à un frigo et des placards remplis,
l'enfant peut manger ce qu'il veut quand il veut, il ne sait pas
se limiter. Francine Duret-Gossard, médecin nutritionniste
précise que certains enfants sont de véritables
"délinquants alimentaires ". Néanmoins,
l'explication ne s'arrête pas là, " c'est une
vision réductionniste de se limiter aux facteurs environnementaux
et alimentaires ", précise Gérard Apfeldorfer.
Selon lui, le facteur psychosocial joue un rôle fondamental.
Il estime que le problème dominant est actuellement la
carence narcissique, c'est-à-dire un manque de satisfaction
ou le fait de ne pas se sentir à la hauteur en permanence.
Cela se traduit la plupart du temps par des dépressions,
des troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie,
obésité) ou des toxicomanies. Dans une société
où il faut toujours en faire plus, continuellement sous
pression les individus ont l'impression de n'en faire jamais assez.
Les enfants ont également ce sentiment, ils doivent réussir
à l'école, pratiquer des activités extrascolaires,
rendre fiers leurs parents En réponse au stress que
génère cette vie, certains vont manger plus et par
conséquent prendre du poids. Il existe aussi certains cas
où un événement familial particulier peut
être à l'origine du surpoids: séparation,
divorce, décès
On
peut enfin se demander quel est le rôle du facteur génétique
? Une étude a permis de déterminer que lorsqu'un
seul des parents est obèse, l'enfant l'est aussi dans 40
% des cas. Ce risque s'élève à 80 % si les
deux parents le sont et n'est que de 10 % s'ils sont minces. On
pourrait donc penser qu'il existe une prédisposition génétique
mais les études ne permettent pas, pour le moment, de tirer
de conclusions. Car on l'a vu, le facteur comportemental joue
un rôle important, ce n'est peut-être pas la transmission
de gènes qui est en cause ici mais la transmission d'habitudes
alimentaires particulières.