Alternative
Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Ayant
subi la violence d'une coloscopie à vif, Gilles G.
s'est fait le porte-parole des victimes de soins et d'actes invasifs
douloureux réalisés sans précaution analgésique.
Il tente de représenter un Collectif d'usagers aux États
généraux de la douleur qui devraient se tenir en
septembre 2003.
Janvier
1996, Gilles G., 46 ans, est admis aux urgences de l'hôpital
de Salon-de-Provence, on craint pour lui une appendicite. En fait,
il s'agira d'une rupture du côlon, consécutive à
une diverticulite (inflammation d'un diverticule du côlon).
Opéré in extremis, il subit l'ablation de 45 centimètres
de gros intestin (côlon sigmoïde). La taille de la
cicatrise (40 centimètres du sternum au pubis) donne une
idée du travail accompli par le chirurgien qui, pour favoriser
la cicatrisation interne, a réalisé une colostomie,
c'est-à-dire une dérivation provisoire du transit
intestinal en installant une poche extérieure destinée
à recueillir les matières fécales, ce que
l'on appelle également un anus artificiel.
Fin
février 1996, son rétablissement en bonne voie,
Gilles rentre chez lui avec le sentiment de " l'avoir échappé
belle et d'avoir été très bien pris en charge
".
Les choses se gâtent deux mois plus tard, quand il retourne
dans le service pour fermer la colostomie, supprimer la poche
et recoudre les derniers tissus. Hospitalisé deux jours
avant l'intervention pour divers examens, pensant qu'il s'agit
de quelques radios de contrôle, Gilles G. est serein jusqu'à
ce qu'on lui demande de se soumettre en fait à un lavement
traditionnel effectué sans ménagement puis à
une coloscopie. La position requise (nu et allongé sur
une table) en présence de deux femmes soignantes le met
profondément mal à l'aise. " J'y ai vu, exprime-t-il,
comme une atteinte à ma dignité, surtout que je
n'avais pas été prévenu de ce qui m'attendait.
"
L'introduction par l'anus de l'endoscope (tuyau souple de 1,50
mètre de longueur et de 1 centimètre de diamètre)
est vécu par Gilles comme un viol. Et le cheminement de
l'instrument dans son côlon à peine cicatrisé
déclenche chez lui des douleurs si vives qu'il supplie
le personnel d'arrêter l'examen - sans résultat.
Il l'apprendra plus tard : 56 % des coloscopies sont réalisées
à vif en France (le reste se faisant sous anesthésie
générale) alors que chez nos voisins européens
elles sont pratiquées sous sédation analgésique
mise en uvre par le médecin lui-même (La
sédation analgésique - moyens mis en uvre
pour supprimer la douleur - est aujourd'hui tombée en désuétude
en raison du manque de spécialistes et de son coût).
Pourquoi ce qui est la norme ailleurs n'est-il pas appliqué
chez nous ? Pourquoi sur une blessure encore fraîche, comme
dans son cas, ne lui a-t-on pas proposé une anesthésie
générale ni expliqué la teneur de l'examen
?