Alternative
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Les
hyménoptères possèdent deux paires d'ailes
membraneuses. Seuls ceux munis d'un aiguillon : abeilles, bourdons,
guêpes et frelons sont capables de déclencher des
réactions allergiques au pronostic parfois grave.
Les
piqûres des hyménoptères sont, sur le coup,
excessivement douloureuses. Mais pas de panique, dans l'immense
majorité des cas (Le taux de mortalité
suite à une piqûre d'hyménoptères est
faible: un mort pour environ trois millions d'habitants en France,
ce qui correspond à environ 20 à 25 morts par an),
l'accident n'aura pas de suite. Le plus souvent le gonflement douloureux
reste circonscrit à un diamètre limité (moins
de 2 centimètres), et disparaît en quelques heures.
Une réaction qui demeure locale mais étendue (une
dizaine de centimètres) et reste enflée, douloureuse,
donnant envie de la gratter sur plus de 24 heures est, selon les
auteurs, considérée ou non comme une réponse
de type allergique. Dans ces deux cas l'évolution est bénigne.
On appliquera de la glace ou de l'eau froide sur la piqûre
afin de favoriser la constriction des vaisseaux. À moins
d'aspirer le venin avec une pompe à venin.
Il en va autrement des réactions, appelées systémiques
ou encore généralisées, survenant à
distance du point de piqûre, sur des parties du corps autres
que celles où s'est enfoncé le dard. Elles signent,
sauf exception, l'allergie et ont été classées
en différents niveaux de gravité selon le nombre et
l'importance des symptômes.
Moins grave : urticaire généralisée
avec dème, nez qui coule.
Plus inquiétant : troubles
de la respiration (oppression thoracique) et manifestations digestives
accompagnant les signes précédents, un dème
de Quincke (forme profonde et sous-cutanée d'urticaire
qui se manifeste par un gonflement de la peau) survient.
Très alarmant : des
troubles respiratoires et laryngés (difficulté à
avaler la salive, à respirer) se surajoutent aux signes
précédents et s'accompagnent parfois de troubles
de la conscience.
Urgence : le choc anaphylactique
avec problèmes cardiovasculaires (hypotension, pouls fuyant,
cyanose), perte de connaissance et aggravation des signes respiratoires.
Ces deux derniers stades menacent la vie et doivent faire intervenir
les secours.