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NOVEMBRE 2002

 

Gare au dard !

Novembre 2002

 

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Les hyménoptères possèdent deux paires d'ailes membraneuses. Seuls ceux munis d'un aiguillon : abeilles, bourdons, guêpes et frelons sont capables de déclencher des réactions allergiques au pronostic parfois grave.

 

 

 

Les piqûres des hyménoptères sont, sur le coup, excessivement douloureuses. Mais pas de panique, dans l'immense majorité des cas (Le taux de mortalité suite à une piqûre d'hyménoptères est faible: un mort pour environ trois millions d'habitants en France, ce qui correspond à environ 20 à 25 morts par an), l'accident n'aura pas de suite. Le plus souvent le gonflement douloureux reste circonscrit à un diamètre limité (moins de 2 centimètres), et disparaît en quelques heures. Une réaction qui demeure locale mais étendue (une dizaine de centimètres) et reste enflée, douloureuse, donnant envie de la gratter sur plus de 24 heures est, selon les auteurs, considérée ou non comme une réponse de type allergique. Dans ces deux cas l'évolution est bénigne. On appliquera de la glace ou de l'eau froide sur la piqûre afin de favoriser la constriction des vaisseaux. À moins d'aspirer le venin avec une pompe à venin.
Il en va autrement des réactions, appelées systémiques ou encore généralisées, survenant à distance du point de piqûre, sur des parties du corps autres que celles où s'est enfoncé le dard. Elles signent, sauf exception, l'allergie et ont été classées en différents niveaux de gravité selon le nombre et l'importance des symptômes.

Moins grave : urticaire généralisée avec œdème, nez qui coule.

Plus inquiétant : troubles de la respiration (oppression thoracique) et manifestations digestives accompagnant les signes précédents, un œdème de Quincke (forme profonde et sous-cutanée d'urticaire qui se manifeste par un gonflement de la peau) survient.

Très alarmant : des troubles respiratoires et laryngés (difficulté à avaler la salive, à respirer) se surajoutent aux signes précédents et s'accompagnent parfois de troubles de la conscience.

Urgence : le choc anaphylactique avec problèmes cardiovasculaires (hypotension, pouls fuyant, cyanose), perte de connaissance et aggravation des signes respiratoires.

Ces deux derniers stades menacent la vie et doivent faire intervenir les secours.

Comment bien gérer le problème

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Cécile Baudet


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