Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Que
s'est-il passé depuis notre naissance, en 1977, il y a
25 ans ? Où en est l'im-patience, affichée bien
haut par notre journal ?
Dans leur ensemble, les Français ont montré un empressement
bien opposé au nôtre ! Leur adhésion au discours
médical, au pouvoir de la médecine et des médicaments,
s'est accrue. À preuve, la progression constante des dépenses
de santé. 2437 euros en moyenne, par personne, pour 2001,
soit près de 6% de plus que l'année d'avant. La
vie quotidienne de nos contemporains est de plus en plus médicalisée.
Côté maladies, et sans chercher à effrayer
quiconque, il y a de quoi s'interroger. L'obésité
et l'asthme ont considérablement augmenté en dix
ans, les cancers progressent et concernent des personnes plus
jeunes, les maladies cardiovasculaires sont toujours les premières
causes de mortalité. La médecine est impuissante
à les guérir. Ces maladies chroniques doivent être
traitées à vie. La seule façon d'en freiner
l'émergence serait de changer son mode de vie, son alimentation,
et de respecter l'environnement. Ce que nous préconisons.
Mais les politiques peinent à passer des grandes déclarations
aux actes. Je consomme, tu consommes, ils consomment - et parfois
n'importe quoi et n'importe comment ! - se conjugue avec frénésie
dans toutes les langues des pays développés.
Parallèlement,
sous l'effet de décisions économiques à courte
vue, notre système de soins, proclamé le meilleur
du monde, cafouille. Manque d'infirmières, de spécialistes
(qu'il arrive de devoir payer à prix d'or tant ils deviennent
rares), cacophonie dans la carte hospitalière : ici on
ferme un établissement, là on rénove ou on
construit sous l'impulsion d'intérêts politiques
locaux. Quant aux urgences, il est grand temps d'appeler le Samu
ou les pompiers pour tenter de les sauver. Elles sont sous perfusion.
Ces 25 années ont connu aussi de réelles avancées
- mais il a fallu attendre mars dernier et les dernières
semaines du ministère de Bernard Kouchner, pour les voir
arriver ! De nouveaux droits pour les patients ont été
acquis : libre accès au dossier médical, présence
au conseil d'administration des hôpitaux, etc. Deux médecines
alternatives ont été reconnues : la chiropractie
et l'ostéopathie. Ce sont des reconnaissances politiques,
volontaristes, sous l'impulsion de l'Europe. Car la médecine
officielle freine de ses quatre fers et de tous ses stéthoscopes
!
Et nous, au journal, comment avons-nous évolué?
Notre intrépidité native n'a pas fléchi quant
à la dénonciation des excès et abus de la
médecine. Notre combat pour la révélation
des effets secondaires du vaccin anti-hépatite B - et de
l'existence de ses victimes - en est l'exemple, mais aussi des
dangers des antennes-relais des portables, de l'abus du THS (traitement
hormonal de substitution) pour les femmes à la ménopause,
des mirages de la DHEA (contre le vieillissement), etc. Mais nous
avons aussi porté une attention particulière aux
propositions constructives. D'où, dans tous nos numéros,
des informations concernant les médecines alternatives
et complémentaires. Notre dernier hors-série qui
présente 68 Médecines alternatives en est l'illustration.
Mais
comme le soulignait le Dr Henri Pradal, l'un des fondateurs du
mensuel, l'objectif du journal n'est pas de faire " consommer
" des médecines parallèles en lieu et place
de la médecine officielle, mais d'aider chacun à
vivre mieux, de façon plus épanouie, en prenant
sa santé et sa vie en main. C'est la raison pour laquelle
à la médicalisation galopante, nous opposons hygiène
de vie, nourriture saine et de préférence bio, prévention,
exercice physique. Avec les homéopathes, les acupuncteurs
et bien d'autres, nous croyons aux capacités énergétiques
du corps et à son pouvoir d'auto-guérison, réservant
chimie et médecine lourde aux cas de vraie nécessité.
À la médecine réparatrice - dont nous ne
nions pas l'intérêt lorsqu'elle est justifiée
- nous opposons un comportement préventif.
Côté public, il y a eu aussi évolution. Les
crises alimentaires (vaches folles, etc.), les effets secondaires
des médicaments (dont les vaccins) ont fait prendre conscience
à un nombre croissant d'usagers de la nécessité
d'une information indépendante et fiable.
Dans ce contexte, nous avons une idée claire de notre avenir
: répondre encore mieux au besoin d'information du public
pour faire face aux dangers de la vie actuelle. Connaître
ces derniers. Prévenir plutôt que guérir.
Guérir en douceur plutôt que subir une médecine
dure utilisée à mauvais escient.
Vous savez que demain, comme hier, vous pouvez compter sur nous.
Et nous sur vous ! Au nom de toute l'équipe et de tous
nos lecteurs - qui se comptent par millions depuis notre naissance
- je vous en remercie. Alors, avec votre soutien actif*, en route
pour le prochain quart de siècle !