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ALTERNATIVE
SANTÉ - L'Impatient : Les réactions allergiques
aux médicaments sont-elles classées parmi les effets
indésirables des traitements médicamenteux ? Que
représentent-elles en termes de pourcentage ?
Dr
Bernard Poitevin : Les réactions allergiques font partie
des effets indésirables des médicaments, souvent
indiqués dans leur notice. Elles se trouvent provoquées
soit par le médicament lui-même, soit par des additifs,
tels les sulfites présents dans de nombreux produits.
La fréquence de ces problèmes est difficile à
évaluer car le diagnostic exact de l'allergie médicamenteuse
ne s'établit pas facilement en raison de l'absence de test
biologique fiable, sauf exception, et aussi parce que les habitudes
de prescription et d'automédication sont variables selon
les régions et les pays. Les patients ont tendance à
surestimer la survenue d'allergies médicamenteuses et les
médecins, à la sous-estimer. Globalement les réactions
allergiques médicamenteuses vraies, dues à un mécanisme
immunologique de sensibilisation, sont estimées à
environ 10 % des effets indésirables des médicaments.
Quelles
formes ces réactions prennent-elles le plus souvent ? Quels
sont les signes qui doivent alerter sur leur gravité ?
Ce
qui caractérise l'allergie médicamenteuse par rapport
aux autres effets indésirables des médicaments est
la mise en jeu d'une sensibilisation immunologique préalable
: le patient a déjà pris le médicament sans
présenter de réaction et une nouvelle prise la déclenche.
De façon générale, l'usage excessif d'un
médicament favorise la survenue d'allergies et d'intolérances;
il faut y penser en cas d'automédication. Les réactions
observées sont de deux sortes. Soit il s'agit d'allergie
immédiate, apparaissant peu de temps après la prise
: l'urticaire est le symptôme le plus fréquent et
le plus banal, mais des dèmes du visage (dème
de Quincke) et des réactions anaphylactiques générales
sont également possibles, et le risque de décès
par choc anaphylactique (Le choc anaphylactique est caractérisé
par une libération rapide et intense d'histamine qui dilate
les veines, empêchant la remontée du sang vers le
cur, celui-ci fonctionnant à vide s'arrête)
est hélas réel. Soit il s'agit de réactions
cutanées surgissant 24 à 48 heures après
l'ingestion du médicament : elles se limitent le plus souvent
à un eczéma de contact, ou elles donnent lieu, quand
elles sont plus étendues, à de graves décollements
de la peau. D'autres types de réactions plus complexes
concernent les reins, les vaisseaux, les cellules sanguines. Dans
tous les cas, le patient aidera son médecin s'il lui précise
de façon détaillée les conditions de survenue
des réactions.
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Quels sont les médicaments les plus fréquemment
mis en cause ?
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Le fait d'être sensible à un produit signifie-t-il
que l'on sera allergique à tous les médicaments
de la même classe thérapeutique ?
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Pour éviter de tels risques chez les sujets sensibles,
quelle serait la meilleure prévention ?
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Pour les vaccinations, quel est le risque de réaction allergique
et quelle attitude adopter ?
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Propos
recueillis par Cécile Baudet
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