Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
L'angoisse
joue parfois un rôle déclenchant dans l'allergie.
Mais on peut y faire face.
Qu'on
ne s'y méprenne pas, l'allergie n'est pas " dans la
tête". Elle résulte d'un mécanisme immunitaire
complexe et se traduit par des symptômes physiologiques
qui n'ont rien d'" inventés". Mais la survenue
de la crise, son aggravation ou sa guérison sont souvent
liées à une vulnérabilité émotionnelle.
L'angoisse joue parfois un rôle déclenchant. "
Elle est toujours présente dans les dermatoses. On appelle
au secours avec une maladie de peau quand on n'a plus de mots
pour dire ", rappelle Danièle Pomey-Rey, dermatologue,
psychiatre et psychanalyste, auteur de La Peau et ses états
d'âme.
D'où
peut venir l'eczéma atopique, une allergie héréditaire
qui se développe en général aux alentours
de trois mois ? " L'anxiété de la mère
peut être perçue et vécue par le nourrisson,
il la vivra comme sienne. Où cette angoisse peut-elle être
somatisée, sinon au niveau de la peau, cerveau et peau
étant intimement liés? ", poursuit Danièle
Pomey-Rey. Ce n'est point (et surtout pas) une raison pour culpabiliser
la mère. La question est plutôt de savoir comment
calmer son angoisse et la déculpabiliser (si tel est le
cas) face à une maladie transmise génétiquement
? " La meilleure façon est de lui expliquer la maladie,
le fonctionnement du système immunitaire. Si la mère
n'est pas elle-même atteinte, une invitation à rechercher
dans sa famille quelle personne l'a été, pourra
déjà la déculpabiliser. Ensuite, il faut
lui expliquer comment agir pour éviter les crises en supprimant
les facteurs allergènes : dans le cas d'une allergie alimentaire,
par exemple, supprimer tel aliment, dans un autre cas, éloigner
l'animal, etc. ", répond Michèle Lamirand,
directrice de l'Association française des personnes atteintes
de dermatite atopique (voir interview
pages 23-24 dans notre n° 293 d'octobre 2002).