Alternative
Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
NOVEMBRE
2002
La
superoxyde dismutase, une enzyme trop naturelle
La
superoxyde dismutase (SOD) est interdite conformément aux
choix politiques français concernant le problème
de la vache folle. Cet argument est-il encore recevable?
Découverte
dans les globules rouges de bovins, en 1968, par le Pr McCord
aux États-Unis, la superoxyde dismutase (SOD) est une enzyme
présente dans de nombreux organismes vivants (animaux,
végétaux). Les études du professeur McCord
et d'autres scientifiques et médecins du monde entier ont
démontré les capacités anti-fibrosantes,
anti-radicaux libres, anti-cancéreuses et d'inhibition
virale (notamment pour le VIH) de la SOD bovine et ce, sans effets
secondaires. Les craintes suscitées par la maladie de la
vache folle ont conduit à des recherches sur la SOD végétale.
Hélas sans succès probant puisque celle-ci est systématiquement
détruite par les enzymes gastriques et ne passe donc pas
la barrière intestinale. Seule la SOD bovine se révèle,
à ce jour, efficace et existe sous conditionnement liquide
à injecter par piqûres.
Syndrome
de la vache folle
Toujours
utilisée, avec succès, dans plusieurs pays étrangers
(États-Unis, Canada, Amérique du sud, Espagne, Belgique,
Israël) dans le traitement des hépatites B et C, du
sida, de certaines maladies auto-immunes (maladies de Bechet,
de Crohn, etc.) et surtout de cancers, la SOD est interdite en
France, à cause des choix politiques français concernant
la maladie de la vache folle. Cette décision semble arranger
beaucoup de monde. D'un côté, cette enzyme n'étant
pas brevetable, puisque naturelle et sans transformation chimique,
les laboratoires pharmaceutiques ne peuvent la revendiquer comme
étant de leur composition. De l'autre, les pouvoirs publics,
fortement échaudés par l'histoire du sang contaminé,
préfèrent ne prendre aucun risque. Mais alors pourquoi
ne pas la faire venir des États-Unis, d'Argentine ou d'Australie
où il n'y a pas de bovins contaminés ?
Le Dr Marvin A. Edeas, biochimiste à l'hôpital Antoine-Béclère
de Clamart, qui depuis 1993 fait des recherches sur la SOD et
qui tous les deux ans organise un colloque international sur le
sujet en France (prochaine date en 2003), regrette la décision
française : " Il est décourageant de voir que
la cause des malades ne semble pas entendue en France. À
mon avis, tout le problème vient du fait que la SOD n'est
pas brevetable. Il faut, en effet, savoir que les laboratoires
pharmaceutiques français font actuellement des études
pour mettre au point un "clone" chimique de la SOD,
afin de pouvoir obtenir un brevet et le commercialiser. Pour l'instant,
ces études n'ont pas permis d'obtenir un produit sans effets
secondaires. Je pense que si l'on avait voulu commercialiser la
SOD en France, on aurait pu le faire, même par-delà
les peurs liées à la maladie de la vache folle,
en utilisant une SOD d'importation, par exemple. On n'a tout simplement
pas laissé le choix du traitement aux patients. "