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DECEMBRE 2002

 

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Décembre 2002

 

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Extraits aqueux, gélules, tisanes, nébulisats, extraits fluides et glycérinés, huiles essentielles, élixirs floraux…, l'action des plantes varie en fonction de leurs présentations. Comment choisir ce qui nous conviendra le mieux.

 

 

 

La phytothérapie a longtemps utilisé les tisanes et les préparations obtenues par macération (vins, vinaigres, huiles médicinales). Puis les chimistes ont analysé de plus en plus finement les plantes et ont isolé leurs principes actifs. Il était alors tentant d'essayer de reproduire, par synthèse, ces molécules naturelles, pour créer des remèdes sans passer par les plantes et éviter ainsi tous les problèmes liés aux approvisionnements.

Depuis, l'expérience a montré que cette démarche conduisait à des produits souvent moins intéressants. Les molécules chimiques de synthèse peuvent entraîner des actions thérapeutiques parfois agressives et engendrer des effets secondaires indésirables.
On est donc revenu à l'utilisation de la plante, en essayant de préparer pour chacune l'extrait le plus complet possible et facile d'emploi.

On trouve aujourd'hui une phytothérapie s'orientant de plus en plus vers la préparation d'extraits réalisés à partir de plantes fraîches, et si possible d'origine biologique, afin d'apporter des remèdes exempts de produits nocifs.

Les extraits aqueux

Les extraits aqueux (solubilisation d'une partie des principes actifs par l'eau) sont intéressants car non alcoolisés. Cela permet de les utiliser pour les personnes ne supportant pas l'alcool, les enfants et même les animaux de compagnie.

Les classiques, infusion, décoction, macération doivent être préparées et utilisées sans attendre car leur conservation demande soit un chauffage, soit une irradiation, soit l'ajout de conservateurs… Ces traitements peuvent dégrader la qualité de la plante et notamment modifier la structure moléculaire de son eau cellulaire.
Attention : lorsque les plantes ne sont pas d'origine biologique, l'extraction par l'eau solubilise en même temps les résidus des traitements foliaires utilisés pour la culture. Il faut savoir qu'une menthe de culture traditionnelle reçoit de 10 à 12 traitements polluants, si ce n'est plus, avant d'arriver dans notre tisanière. Le premier principe de la médecine " ne pas nuire" est-il alors bien respecté ? Même s'il existe des normes donnant les taux maximum de résidus pouvant être présents sur les plantes (qu'elles soient alimentaires ou médicinales), cela donne à réfléchir.
Les tisanes restent néanmoins le moyen le plus simple d'utiliser les plantes médicinales. Leur action est douce et progressive. Le drainage des émonctoires (glandes sudoripares, foie, rein) effectué par l'apport d'une eau chargée de principes actifs reste un bon moyen de nettoyer l'organisme de ses toxines.
Actuellement, quelques laboratoires proposent des extraits aqueux de plantes issues de l'agriculture biologique : sans alcool, sans colorant, sans conservateur et sans addition de sucre. Ils sont conditionnés en ampoules, présentation qui permet une parfaite conservation et un emploi facile.

Les gélules de poudre de plantes

Elles sont très à la mode car elles sont d'une prise pratique et faciles à transporter. Leur enveloppe, à l'origine exclusivement faite de gélatine, a causé quelques soucis en raison de la psychose de la " vache folle". Aujourd'hui, avec une enveloppe végétale, le problème paraît résolu. Mais il faut rester vigilant quant à la composition de cette enveloppe et des produits utilisés au cours de sa fabrication.
Bien que le " totum " de la plante soit apporté, on peut s'interroger sur la conservation de ses composants :

S'il s'agit d'une poudre de plante sèche, la dessiccation a fait perdre une partie des principes actifs volatils ainsi que la précieuse eau cellulaire, cependant que l'élévation de température accompagnant le broyage altère les vitamines et les flavonoïdes (connus pour leur action contre le vieillissement).

S'il s'agit d'une gélule de poudre cryobroyée, la congélation modifie la structure de l'eau de la plante, ce qui influe sur ses propriétés.
Dans les deux cas, le broyage " casse" les membranes cellulaires des tissus et met trop brusquement en contact enzymes et produits dégradables, ceci ayant souvent pour résultat l'évolution des principes actifs vers des formes moins intéressantes sur le plan pharmacologique.

Malgré ces inconvénients, les gélules restent de bons remèdes, à condition de les prendre avec une quantité d'eau suffisante (1 verre) pour la mise en solution des principes actifs qu'elles contiennent. Le grand nombre de plantes conditionnées en gélules permet de concevoir des associations, à la carte peut-on dire. Ceci impose alors parfois la prise d'une certaine quantité de gélules par jour, ce qui peut ne pas être bien supporté.

Autres présentations issues des plantes sèches

Extraits hydro-alcooliques
Ils sont obtenus par extraction hydro-alcoolique à chaud. Outre leur degré alcoolique élevé, la chaleur a détruit certains des principes actifs fragiles qui peuvent être importants.

Extraits secs ou nébulisats
Ils sont issus des extraits fluides puis pulvérisés dans une colonne d'air chaud. On recueille une poudre sèche, très hygroscopique et difficile à conserver. Les nébulisats sont souvent conditionnés en gélules, forme pharmaceutique non étanche… ce qui provoque parfois une réhydratation et le rend peu stable.

Teintures-mères
Les teintures-mères (TM) sont des préparations obtenues par macération hydro-alcoolique de plantes fraîches (donc double solubilisation des principes actifs : ceux qui sont solubles dans l'eau et ceux qui sont solubles dans l'alcool). Selon la plante traitée, le titre alcoolique des teintures-mères est compris entre 45 ± 5 % V et 65 ± 5 % V d'alcool pur. Un bon nombre d'entre elles servent à préparer dans un deuxième temps des dilutions à usage homéopathique.
Afin de garantir la pureté des extraits obtenus, les plantes doivent être, soit de culture biologique, soit récoltées à l'état spontané dans des lieux éloignés de toute pollution.
Riches en principes actifs, les TM ont une action thérapeutique efficace dans de nombreux domaines. Issues de plantes fraîches, elles renferment également la potentialité énergétique de l'eau de la plante.
Elles présentent l'avantage de pouvoir être mélangées entre elles pour réaliser des synergies ; par contre, bien qu'on les utilise diluées dans l'eau (posologie moyenne : 10 à 30 gouttes dans 1 verre d'eau 2 à 3 fois par jour), leur concentration en alcool ne permet pas un usage chez les très jeunes enfants, pas plus que pour les personnes sensibles de l'estomac.

Extraits fluides glycérinés miellés (EFGM)...

Macérats glycérinés...

Distillats et alcoolats...

Huiles essentielles...

Élixirs floraux...

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Claudine Luu

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