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Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Le
lait maternel est biologiquement actif, il nourrit le développement
du cerveau du nourrisson et il est parfaitement
adapté à sa croissance.
Le
lait maternel redevient à la mode (En 5
ans, selon le ministère de la Santé, le pourcentage
de femmes "allaitantes " est passé de 44 % à
52%.) et c'est tant mieux. Il est - encore pour l'instant
- inimitable et irremplaçable. Tous ses composés
possèdent a priori (la science n'a pas mis à jour
tous ses secrets) une utilité nutritionnelle ou immunitaire,
y compris pour le développement du système nerveux
central. Dans les années 1950, l'alimentation artificielle
du nourrisson, essentiellement basée sur l'emploi du lait
de vache, a pris de plus en plus de place. Cet usage a parfois
eu des conséquences néfastes sur la santé
du nourrisson, provoquant intolérance au lactose et allergie
aux protéines par exemple. D'où, le besoin des fournisseurs
de laits infantiles de multiplier les recherches sur la composition
du lait humain et des laits animaux, nous permettant ainsi de
les comparer
Nourriture
essentielle pour le cerveau
Tous
les mammifères sécrètent du lait pour leurs
petits. Ce dernier, spécifiquement adapté à
leurs besoins particuliers, sera leur nourriture exclusive pendant
un certain temps. " Un veau double son poids de naissance
en deux mois alors qu'un jeune enfant le double entre 5 à
6 mois, constate le Dr Michel Massol, professeur à l'Université
de Toulouse (Aesculape, allaitement maternel et
lait de vache, janvier-février 1998.). Le veau a
donc besoin de trois fois plus d'éléments pour construire
son squelette, de protides et de sels minéraux que l'enfant.
Mais, le cerveau de l'enfant croît deux fois plus vite par
rapport à son poids que celui du veau, imposant l'apport
de certaines substances, galactose et acides gras d'un type particulier,
deux fois plus important chez l'enfant. Les deux laits sont exactement
adaptés, dans chaque espèce, à la croissance
du bébé et du veau."
De plus, la composition du lait maternel s'adapte aux situations
et évolue au cours de l'allaitement : " Le lait d'une
maman de prématuré, poursuit le Dr Michel Massol,
contient davantage d'acides gras à chaînes moyennes,
plus facilement utilisables, que celui d'une mère dont
l'enfant est né à terme. " L'évolution
de sa composition au cours de l'allaitement est, elle aussi, tout
à fait remarquable. Au bout de six mois, il contient de
moins en moins de protéines et de plus en plus de lactose.
Ceci, afin de permettre le bon développement du système
nerveux central et la maturation des défenses immunitaires.
Enfin,
des études ont montré que même en cas de malnutrition
de la femme " les mères gardent une capacité
de production en quantité suffisante et en qualité
dans sa teneur en nutriments majeurs. Mais, avec une perte en
vitamines (K,A, B2) et en magnésium ". Un seul petit
bémol, il semblerait que dans nos pays riches, le statut
nutritionnel déséquilibré de nombreuses jeunes
femmes (régimes et alimentation industrielle) entraîne
" des situations de subcarences en micronutriments dont les
acides gras insaturés ". D'où l'intérêt
de " bien" (L'alimentation de la femme
enceinte et allaitante, Dr Jean-Pierre Ruasse, éd. Iprédis,
2002.) et non de " trop" s'alimenter pendant
la grossesse et l'allaitement, en évitant surtout les restrictions
en huiles insaturées (olive, tournesol, etc.). Et de ne
pas oublier que les graisses stockées dans le corps de
la mère pendant la grossesse seront utilisées ultérieurement
pendant l'allaitement pour subvenir aux besoins du bébé.
Protéines
et graisses
Le
lait de vache contient trois fois plus de protéines que
le lait maternel. Ce surdosage, le nourrisson devra l'éliminer
d'où un surcroît de travail pour son organisme. Par
ailleurs, cet excès de protéines irrite et fragilise
la muqueuse intestinale. Il favorise le développement d'une
flore microbienne inadaptée. Certains enfants (1 %) vont
réagir de façon allergique à l'égard
de ces protéines inconnues (troubles digestifs, infections
ORL à répétition, asthme, eczéma).
Le lait maternel au contraire favorise une flore intestinale à
lactobacilles bifidus qui protège le nourrisson contre
les bactéries pathogènes.
Il contient une fois et demi plus de glucides que le lait de vache.
Parmi eux, le lactose comme dans le lait de vache, mais aussi
des oligosaccharides, lesquels participeraient au développement
de cette flore microbienne bien adaptée.