Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Le
vieillissement est un phénomène naturel.
Il correspond à un ralentissement métabolique
progressif qui se traduit par une réduction de l'activité
des organes, une altération de leurs fonctions et qui,
à plus ou moins brève échéance,
mène à la mort.
Si l'on en croit les spécialistes, la structure physiologique
de l'homme devrait lui permettre d'atteindre 120 ans, âge
qu'il atteint très rarement. Pourquoi ?
Après
une multitude d'études et de travaux, aujourd'hui, de très
nombreux chercheurs, scientifiques et médecins, pensent
que l'accélération du vieillissement et des pathologies
qui lui sont liées a pour origine principale un "stress
oxydatif " trop important.
De plus en plus couramment employé, ce terme désigne
le déséquilibre entre la production de radicaux
libres et la quantité d'antioxydants disponibles et utilisables
par notre organisme. Or, le plus souvent, en raison des pollutions
et des stress auxquels nous sommes soumis, de notre mode de vie
et d'alimentation, la première excède largement
la seconde.
Deux
solutions s'offrent pour rétablir l'équilibre :
-
Soit limiter la production de radicaux libres et pour cela avoir
une bonne hygiène de vie, réduire la consommation
de tabac, d'alcools, de sucres, l'exposition au soleil, l'exercice
physique à outrance, les polluants, les stress de la vie
courante physiques ou émotionnels.
-
Soit augmenter le taux d'antioxydants, notamment en favorisant
la production de glutathion (GSH) et de superoxyde dismutase (SOD),
défenseurs naturels produits par notre organisme. Les plantes,
les légumes et les fruits sont une source majeure d'antioxydants
: vitamines A (sous forme de caroténoïdes), C, E,
de flavonoïdes, de sélénium et d'acides gras
insaturés essentiels (AGIE).
Privilégier
les légumes et les fruits
Les caroténoïdes
: les légumes et fruits " jaunes-orangés"
sont nos principales sources végétales de caroténoïdes,
dont le principal est le bêtacarotène.
1
Le bêtacarotène
Les carottes, les épinards frais, les brocolis, le persil,
les patates douces, les melons et les abricots frais sont, par
ordre décroissant nos sources principales de bêtacarotène.
Aucun risque de surdosage n'existe.
De multiples études ont conduit récemment le National
Cancer Institute (États-Unis) à fixer l'apport minimum
quotidien de bêtacarotène à 6 mg en précisant
que l'optimum pourrait se situer aux alentours de 20 mg, soit
180 grammes de carottes fraîches.
Sinon, on peut prendre très régulièrement
des capsules huileuses de bêtacarotène ou de macérat
huileux de carotte.
2
Le lycopène
C'est le caroténoïde qui donne sa couleur rouge à
la tomate. Ce colorant, doté d'un fort pouvoir antioxydant,
combat les radicaux libres et les maladies dégénératives.
Après ingestion de lycopène, le taux plasmatique
augmente (La quantité de lycophène
présente dans le plasma est plus importante.) et
on le retrouve réparti dans les tissus du corps et sous
la peau. De nombreuses études montrent qu'une alimentation
riche en tomates ou une supplémentation en lycopène,
diminue le risque de survenue d'un cancer et joue un rôle
protecteur contre les radicaux libres générés
par les rayons UV.
La vitamine C
La vitamine C naturelle est une vitamine C d'extraction, issue
le plus souvent du cynorrhodon, de l'acérola, de l'argousier
ou des agrumes.
Pour 100 g de matières premières, l'acérola
fournit 1300mg de vitamine C, le cynorrhodon 1000 mg, le persil
170 mg, le chou vert 120 à 180 mg, l'orange ou le citron
50 mg
Dans ces plantes ou aliments, la vitamine C se trouve toujours
en présence de cofacteurs, en l'occurrence les bioflavonoïdes
ou vitamine P qui ont des propriétés voisines, adjuvantes
de celles de la vitamine C.
La citrine, la rutine, la cyanidine, l'espéridine et les
flavones sont des bioflavonoïdes dont les propriétés
anti-hémorragiques, anti-démateuses et anti-inflammatoires
(donc vasculo-protectrices) sont bien connues et utilisées
en thérapeutique.
Chez l'homme l'absorption maxima se situe aux environs de 1200
mg/jour (soit une dose ingérée d'environ 3 g). L'absorption
intestinale de la vitamine C étant meilleure lorsque la
dose est fractionnée, des comprimés dosés
à 250mg sont tout indiqués. L'association d'acérola
et de cassis crée une synergie renforcée.
La vitamine E (tocophérols)
Les tocophérols proviennent essentiellement des végétaux.
Ils sont synthétisés dans la graine et la plantule.
La source principale en est le germe de blé, ainsi que
les noisettes, les amandes, les végétaux à
feuilles vertes (laitues et épinards), les céréales
complètes.
Outre son action anti-radicalaire générale, la vitamine
E est un protecteur cardiovasculaire très important. Elle
possède également une action positive contre le
vieillissement cérébral. On utilise généralement
des doses situées entre 400 et 800 UI/jour.(unité
internationale)
On conseille d'associer la vitamine E au bêtacarotène,
à la vitamine C, au sélénium et aux acides
gras essentiels car ils se protègent mutuellement de l'oxydation.
Le sélénium
Si à hautes doses le sélénium est un poison,
à doses minimes il est indispensable et sa déficience
dans l'organisme conduit à certaines pathologies telles
que cancer et maladies cardiovasculaires.
Dans le monde végétal, les champignons (lépiotes
et bolets) sont une source naturelle importante de sélénium,
de même que les céréales, le blé, l'avoine,
les poivrons rouges, l'ail et l'oignon, puis par ordre décroissant
les raisins secs, les pois cassés, les lentilles et le
céleri en branche ; l'huile d'olive en contient également.
Des apports de sélénium dans l'alimentation journalière
joueraient un rôle important dans la stabilité du
système immunitaire et la prévention des maladies
cardiovasculaires. Une étude de 1988 a prouvé que
la supplémentation en sélénium et en vitamine
E augmentait les performances physiques et intellectuelles chez
les personnes âgées. La coopération et la
synergie entre le sélénium et la vitamine E ont
par ailleurs été démontrées dans la
prévention du cancer mammaire chez la souris et chez la
femme.
Les polyphénols
Les polyphénols (qui comprennent les acides phénoliques
et les flavonoïdes), présents exclusivement dans les
aliments d'origine végétale, sont les antioxydants
les plus abondants dans les aliments. L'homme en consomme environ
1 gramme par jour, soit près de 10 fois plus que de vitamine
C et cent fois plus que de vitamine E ou de caroténoïdes.
Un très grand nombre de données expérimentales
montrent leur implication dans la prévention des maladies
dégénératives telles que cancers, maladies
cardiovasculaires, ostéoporose ou maladies inflammatoires.
La teneur en polyphénols varie largement d'une source alimentaire
à l'autre. Elle peut atteindre, voire dépasser 100mg/
100 g dans la pomme ou le raisin (signalons la forte proportion
de polyphénols dans les pépins de raisin). Elle
est de l'ordre de 100 mg/100 ml dans le café, le thé
ou le vin rouge. Les légumes frais, légumes secs,
céréales, le chocolat contribuent également
de manière significative à l'apport en polyphénols.
Les acides gras insaturés essentiels (AGIE)
Certains acides gras poly-insaturés, fabriqués en
très faible quantité par l'organisme sont dits essentiels.
Selon leur structure moléculaire on distingue :
- la classe des oméga 3, principalement d'origine animale
(chair et foie des poissons et requins) ;
- la classe des oméga 6 d'origine végétale
(acide linoléique et acide gamma-linolénique présents
dans l'huile d'onagre, de bourrache, de rose du Chili, de tournesol
et de carthame d'une part, et acide alpha-linolénique présent
dans les végétaux verts (la spiruline et le soja,
d'autre part).
Ces AGIE protègent les cellules nerveuses, luttent contre
l'excès de cholestérol et participent à la
synthèse des prostaglandines qui agissent sur la régulation
de la tension artérielle, la solidité des enveloppes
vasculaires, les réactions anti-inflammatoires
Faire
le bon choix dans les compositions
Tous
ces principes actifs existent dans le commerce, seuls ou en complexes,
sous diverses formes : capsules, gélules, comprimés
pour l'usage interne, crèmes, gels ou huiles pour l'usage
externe. La lecture des compositions et de la concentration en
principes actifs aidera à faire un choix raisonné.
Se faire conseiller par une personne compétente en ce qui
concerne les dosages journaliers : on ne prendra pas, par exemple,
la vitamine E au même dosage pour une simple prévention
ou pour traiter un trouble déjà installé.
Dans tous les cas, sélectionner des composants d'origine
naturelle plutôt que de synthèse.
Protéger
sa peau
La
supplémentation orale et l'application locale de carotène
paraissent particulièrement intéressantes en cosméto-dermatologie.
Elles protègent contre le risque de lésions précancéreuses
ou cancéreuses et contre le dessèchement cutané.
Pour l'entretien de l'épiderme du visage et la protection
contre les rides, une capsule de bêtacarotène percée
par une épingle, vous permet d'appliquer journellement
cette vitamine, sans risque d'altération ou de pollution.
Pour l'entretien du corps (zones très sèches en
particulier), des applications locales d'huile de macération
de carotte redynamiseront votre peau (essuyer avec un linge avant
de se vêtir car l'huile risque de tacher les vêtements).
Penser aussi à l'huile d'onagre, de bourrache ou de rose
musquée du Chili.
Par voie interne, l'association avec la vitamine E (alpha-tocophérol)
renforce l'action du carotène, de même que l'apport
de vitamine C qui, par son rôle sur la synthèse des
collagènes et la micro-circulation, complète l'action
cicatrisante et protectrice. La vitamine B 8 (biotine), classiquement
décrite comme la "vitamine de la peau " est également
conseillée dans cette synergie.
Des
cheveux en bonne santé
Les
vitamines indispensables à la santé et la vitalité
du cheveu sont, en plus de la biotine déjà citée,
le Paba (composant de la vitamine B9, aussi appelée acide
folique) qui, dit-on, empêche le blanchissement des cheveux,
la vitamine B5 (acide pantétonique), surnommée la
" vitamine du cheveu ". Cette dernière joue également
un rôle important dans les affections cutanées, les
retards de cicatrisation et certaines affections mycosiques.
Autres vitamines du groupe B auxquelles il faudra penser :
- la pyridoxine (vitamine B6), cofacteur de la vitamine B5, du
zinc et du métabolisme de l'acide gamma-linoléique,
et qui participe aussi au métabolisme des acides aminés
et des protéines;
- la vitamine B3 ou vitamine PP (niacimide) qui active la micro-circulation
nourricière au niveau du cuir chevelu.
On trouve dans la levure de bière la totalité des
vitamines du groupe B dont le rôle en tant que complément
aux antioxydants est très étendu.
Des
ongles beaux et solides
Méthionine
et L-cystéine (acides aminés soufrés), fer
et vitamineE (huile de germe de blé notamment) sont indispensables.
On pourra y associer la silice végétale (prèle)
qui intervient dans la formation du collagène et de l'élastine,
la spiruline qui apporte de façon naturelle de l'iode et
des oligoéléments et l'acide linoléique (onagre-bourrache).