Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
MARS
2003
Riverains
et installateurs d'antennes
Pas sur la même longueur d'onde !
Les
antennes de téléphonie mobile suscitent la crainte
des riverains. La rumeur selon laquelle elles ne seraient pas
sans effets néfastes sur la santé enfle, et tous
ceux qui en sont proches voudraient voir adopter le principe de
précaution.
Rarement
une innovation technologique aura connu un succès aussi
rapide
(plus de 30 millions de portables vendus en France en quelques
années et quelques 30000 antennes correspondantes) et suscité
sur ses possibles dangers autant de colloques, de rapports et
d'arbitrages au sein des plus hautes institutions de l'État:
chez les parlementaires, les sénateurs, au Collège
de France, sous le patronage de l'Académie nationale de
médecine, au ministère de la Santé, au Conseil
d'État, au Parlement européen Pour affirmer
quasi unanimement qu'on ne sait rien ou peu de choses sur le sujet,
qu'il faut attendre les conclusions (en 2004) d'une vaste étude
demandée par l'Organisation mondiale de la santé
sur les risques de la téléphonie mobile. Mais dans
un rapport intitulé " Téléphonie mobile
et santé" (Office parlementaire des
choix scientifiques et techniques), Jean-Louis Lorrain
et Daniel Raoult, sénateurs du Haut-Rhin et de Maine et
Loire, préconisent qu'en matière d'antennes-relais
soit appliqué un principe de prudence.
Cette conclusion (mâtinée de déni du danger,
pour cause d'absence de preuves irréfutables) n'a pas convaincu
: un sondage réalisé tout récemment par le
Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation
des conditions de vie) indique que 41 % des Français se
disent inquiets de la présence d'antennes-relais de téléphonie
mobile dans leur voisinage. L'inquiétude porte essentiellement
sur les risques pour la santé, en premier lieu celle des
enfants.
Un
appel signé par un millier de médecins
À
en croire un appel signé par près d'un millier de
médecins allemands dans le cadre de l'Igumed (Igumed
est un collectif de médecins de toutes disciplines préoccupés
de médecine environnementale), ces craintes ne sont
pas vaines. " Nous constatons, écrivent-ils, une augmentation
dramatique de maladies graves ou chroniques, en particulier :
troubles de l'apprentissage, de la concentration et du comportement
chez les enfants, troubles de la tension artérielle et
du rythme cardiaque, infarctus et accidents vasculaires cérébraux,
maladies à dégénérescence neurologique
et épilepsie, cancers tels que leucémies et tumeurs
cérébrales, et par ailleurs différents troubles
considérés à tort comme psychosomatiques
tels que migraines et céphalées, épuisement
chronique, états d'angoisse, insomnies et asthénies,
acouphènes, réceptivité plus grande aux maladies
infectieuses, douleurs neurologiques et dans les parties molles
(dont on ne peut expliquer l'origine à partir des critères
classiques) Nous observons de plus en plus fréquemment
une relation claire, tant du point de vue des dates, que du point
de vue des lieux, entre l'émergence de ces maladies et
l'apparition de champs électromagnétiques nouveaux
dans l'environnement, par exemple sous la forme d'installation
d'antennes-relais dans le voisinage, d'une utilisation intensive
de portables, de l'acquisition de téléphones sans
fil Nous n'arrivons plus à croire à une simple
coïncidence Trop souvent la maladie s'améliore
ou des maux qui ont duré des mois ou des années
disparaissent rapidement dès que les émissions de
téléphonie mobile ont été réduites
ou éliminées "
Des
plaintes de plus en plus nombreuses
De
son côté, Jeanine Le Calvez, Présidente de
l'association Priartem (Pour une réglementation des implantations
d'antennes-relais de téléphonie mobile) (adresse
encadré ci-contre) atteste que les plaintes parvenant à
l'association et concernant des problèmes de santé
sont de plus en plus nombreuses...