Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Depuis
un an, la chiropratique bénéficie d'un statut
légal en France.
Une reconnaissance justifiée par les résultats
obtenus dans de nombreux domaines.
Victime
d'un accident grave, Fataine ne pouvait plus s'asseoir. Elle se
félicite d'avoir eu recours à la chiropratique.
" La chiropratique m'a permis de résoudre un accident
sportif, elle contribue à améliorer ma forme physique,
à équilibrer mon système nerveux et à
renforcer mes défenses immunitaires ", raconte Franck.
Plébiscitée par un nombre croissant de patients,
elle doit son succès à son action globale : loin
de se réduire à des manuvres vertébrales,
c'est une médecine qui agit principalement sur le système
nerveux.
L'ajustement
vertébral
C'est
il y a un peu plus de cent ans que Daniel David Palmer met au
point cette discipline à laquelle il donne le nom de chiropratique
ou chiropraxie (du grec chiro = main). Le chiropraticien s'intéresse
tout particulièrement à la colonne vertébrale
et aux nombreuses perturbations qui l'affectent, y compris celles
qui sont infimes et non décelables par les examens médicaux
classiques (radios notamment), et auxquelles il donne le nom de
" subluxations ". Il agit de manière exclusivement
manuelle (pas de médicaments), en pratiquant des "
ajustements " vertébraux, destinés à
supprimer ces subluxations. Bien qu'elle attribue un rôle
central à la colonne, parce qu'elle est la charpente de
notre corps, la chiropratique est une médecine globale
qui s'intéresse à l'ensemble de la santé.
C'est le système nerveux qui fait le lien entre la colonne
vertébrale et le reste du corps. À l'origine, Daniel
David Palmer considérait qu'une mauvaise position d'une
vertèbre pouvait pincer un nerf et entraîner des
douleurs. On sait aujourd'hui que, sauf traumatisme grave, les
vertèbres ne se déplacent pas et qu'elles ne peuvent
comprimer directement les nerfs. Mais l'intuition fondamentale
de Palmer demeure : il y a une unité du " neurosquelette
".
La moelle épinière, qui est comme une extension
du cerveau, traverse la colonne et se prolonge vers le reste du
corps avec les nerfs qui sortent à travers les trous de
conjugaisons des vertèbres. Toute perte de flexibilité
de la colonne a des conséquences sur le système
nerveux. La subluxation est envisagée aujourd'hui comme
un système complexe, recouvrant un ensemble de dysfonctionnements
articulaires, musculaires, ligamentaires et nerveux. " C'est
au niveau des articulations et notamment au niveau des vertèbres
que l'on a le plus de récepteurs nerveux ", remarque
Denis Alemi, chiropraticien qui a poursuivi une formation plus
poussée en neurologie. " Notre système nerveux
est le système d'adaptation à l'environnement par
excellence", précise de son côté Alain
Benhamou. Auteur du livre " Mon dos, ma vie " (éd.
Saep), il explique que la chiropratique agit de manière
préventive ou curative pour préserver cette capacité
d'adaptation face aux trois grandes catégories de stress
que sont " les stress physiques, chimiques ou émotionnels".
La séance
de chiropratique commence par un bilan complet avec un questionnaire,
puis une batterie de tests de mobilité, de fatigabilité,
de kinésiologie (La kinésiologie
est une technique mise au point par des chiropraticiens. Destinée
à mesurer la capacité de résistance musculaire
à une pression, c'est aussi un test du tonus nerveux. Elle
connaît un développement dans de nombreux domaines
qui ne relèvent plus de la chiropratique (voir notre dossier
kinésiologie, Alternative Santé - L'Impatient n°
284), ainsi que des tests réflexes et différents
examens neurologiques. Le bilan est bien sûr plus large
lors de la première séance. Si nécessaire,
le chiropraticien examine aussi des radios: sa formation poussée
dans ce domaine le rend particulièrement compétent
pour les lire. Il pratique ensuite des ajustements, destinés
à corriger les dysfonctionnements qu'il a mis en évidence.
Certaines de ces manuvres sont effectuées sur une
table d'examen articulée. Les pressions directes pratiquées
sur la colonne (Ces manuvres directes représentent
la principale différence avec l'ostéopathie qui
agit de manière indirecte.) peuvent parfois créer
un effet de surprise, mais on est loin des manipulations brutales
pratiquées autrefois par des professionnels pas toujours
compétents. Il y a en fait un ensemble extrêmement
diversifié de techniques douces d'ajustement articulaire,
neuromusculaire et tissulaire. Le praticien agit toujours dans
une perspective globale de santé et, outre les ajustements,
il va recommander aux patients une hygiène alimentaire,
physique et psychologique.