Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Valérie
Klingelschmitt, chiropraticienne, " débloque "
ses patients des traumatismes provoqués par l'accouchement,
les maladies ou les accidents de l'enfance
Rendez-vous
était pris chez Valérie Klingelschmitt, chiropraticienne.
Bien qu'informée, j'avais quelque appréhension.
Je m'étais fait un torticolis quelques jours auparavant,
et mes cervicales étaient douloureuses. J'y allais donc
avec l'espoir de voir ces douleurs disparaître et de savoir
enfin pourquoi le cou était chez moi, un point sensible.
Sur un des murs de la salle d'attente des images expliquaient
l'action de la chiropratique sur les différents maux du
corps humain.
Le cabinet, spacieux, était meublé de trois tables
de travail et d'un bureau. Valérie Klingelschmitt s'installa
face à moi et commença par s'informer des chocs,
accidents ou traumatismes que j'avais pu rencontrer dans ma vie.
Elle enregistra chaque traumatisme sur son ordinateur : une naissance
difficile au moyen des fers, une méningite à l'âge
de trois ans, un péroné fracturé à
l'adolescence et des problèmes à l'épaule
gauche dus à une chute de cheval. Elle me demanda ensuite
de me dévêtir et de passer à la table d'auscultation.
Je m'y retrouvais sur le ventre, la tête posée sur
un coussin très ferme, mais creux en son centre afin de
pouvoir respirer, la tête droite, conservant l'alignement
de la colonne vertébrale. La position était confortable.
Sentir
chaque vertèbre sous ses doigts
La
chiropraticienne parcourut la colonne vertébrale avec ses
mains, très doucement d'abord, en cherchant plus précisément
à sentir chaque vertèbre sous ses doigts. Il me
semblait qu'elle vérifiait ainsi la mobilité de
chacune. Tout en me manipulant avec une grande douceur, elle continuait
à me parler, m'expliquant ce qu'elle faisait et sentait
au bout de ses doigts : les tensions, les souplesses de mon corps
qui, très vite, s'abandonna, confiant.
Elle examina ensuite la position de mon bassin en me faisant plier
les jambes l'une après l'autre. Comme chez la plupart des
patients, mon bassin est légèrement décalé,
suite à de mauvaises positions, du type "croiser les
jambes lorsque l'on est assis " ou " dormir en chien
de fusil sans mettre un coussin entre ses cuisses ".
Elle commença à travailler sur le décalage
de mon bassin en pressant plusieurs points précis au-dessus
et en dessous des fessiers. Et poursuivit en ajustant chaque vertèbre.
Puis elle s'arrêta aux cervicales.
En appuyant ses doigts de chaque côté de mon cou,
elle me fit légèrement mal. Cette douleur était
due au blocage d'une de mes côtes droites consécutif
à ma chute de cheval.
Elle me massa cet endroit pour détendre le muscle, qui,
pour compenser l'immobilité de la côte, était
tout contracté. " Ce massage n'est pas à proprement
parler un acte chiropratique, m'expliqua-t-elle, mais il permet
d'accéder à l'articulation bloquée de façon
plus directe. " Elle procéda ensuite à quelques
ajustements indolores et m'invita à m'asseoir. Elle vérifia
la mobilité de chacune de mes vertèbres et la stabilité
de mon bassin en pliant mes jambes et en me demandant de résister
aux pressions modérées qu'elle exerçait.
Elle s'occupa des cervicales, fit faire quelques mouvements à
ma tête, m'avertit que le mouvement suivant allait être
un peu impressionnant, mais normalement sans douleur. Brusquement,
elle fit pivoter ma tête sur la droite...