Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Psychologue
clinicienne, Sylvie Pucheu fait partie d'une équipe de
" psy " qui intervient auprès des patients dans
tous les services de l'Hôpital européen Georges Pompidou,
à Paris.
Vingt
psychologues et dix médecins psychiatres interviennent
dans les services
de l'Hôpital européen Georges Pompidou (HEGP). "
Cette équipe permet de proposer une aide "psy"
à tous les malades", explique Sylvie Pucheu, psychologue
dans cette équipe (Ces trente psychologues
et psychiatres, dont plusieurs exercent à temps partiel,
appartiennent à l'équipe de psychologie clinique
et de psychiatrie de liaison du Pr Silla Consoli.). Ayant
ouvert ses portes en 2000 à Paris, l'HEGP offre la plupart
des services de médecine spécialisée. "
Notre équipe n'a pas de lits d'hospitalisation, précise-t-elle.
En revanche, un psychologue et un psychiatre sont référents
pour chaque service. " Ainsi Sylvie Pucheu se rend au lit
des malades dans trois services.
Greffés
du cur, diabétiques et insuffisants rénaux
Dans
le service de chirurgie cardiovasculaire, le patient candidat
à une transplantation réalise systématiquement
un bilan psychologique pour savoir s'il est prêt à
accepter une telle intervention. Car celle-ci nécessite
un fort degré de motivation. "Cela permet de nouer
une relation entre le patient et le "psy", et d'aborder
les éléments essentiels de sa vie, notamment la
disponibilité de son entourage, sur lequel il a besoin
de prendre appui. " Cette aide peut être nécessaire
pendant la période d'attente de la greffe, au cours de
laquelle il peut se décourager. Le psychologue peut aussi
ajuster l'accompagnement à l'issue de l'intervention chirurgicale,
quand l'opéré se retrouve, rempli d'incertitude,
en réanimation. Plus tard, il peut favoriser l'adaptation
plus ou moins difficile qu'éprouve chaque patient vis-à-vis
de cette nouvelle existence qui commence.
Sylvie Pucheu travaille différemment dans le service de
diabétologie. Le patient s'y rend pour faire le point.
Or, le diabète de type 2, par exemple (Le
diabète de type 2 concerne surtout les personnes de plus
de 45 ans.), peut évoluer durant des années
sans aucun symptôme, mais conduire à des complications
graves : risque cardiovasculaire, cécités, amputations
Prévenir ces complications dépend du suivi d'un
traitement "au long cours ", qui varie selon l'activité
physique du patient, ses horaires de repas et les " auto-examens
" qu'il pratique lui-même (analyse de sang au bout
du doigt, examens urinaires ). Ce n'est pas toujours facile.
L'équipe médico-soignante peut conseiller au diabétique
de rencontrer Sylvie Pucheu. " Lors d'un échange unique
avec le patient, explique-t-elle, il s'agit d'apprécier
l'importance des facteurs psychologiques dans ses difficultés
concernant sa propre prise en charge de son diabète ou
de sa vie en général. Il est parfois judicieux d'aider
le diabétique à trouver un confrère pouvant
assurer une aide ou un soutien psychologique à proximité
de son domicile."
Le service de néphrologie reçoit en consultation
et hospitalise des personnes souffrant de maladies des reins.
Certains devront réaliser, leur vie durant des dialyses,
qui visent à suppléer le rein en éliminant
à la fois les produits de déchets du sang et l'excès
d'eau du corps. "L'annonce d'un diagnostic grave, avec la
nécessité d'hospitalisations ou de dialyses, constitue
une expérience souvent traumatique. Le psychologue aide
progressivement le patient à accepter. "