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AVRIL 2003

 

L'aide psychologique

Avril 2003

 

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Pour surmonter le traumatisme de la maladie, celui des traitements, parfois pour réapprendre à vivre, le recours à un psychologue peut être nécessaire.

 

 

 

 

Il est naturel de se sentir perdu, désespéré, face au traumatisme que constituent l'annonce et le traitement d'une maladie grave. Pour la Ligue contre le cancer, cette annonce " crée une crise psychologique : émotions fortes, difficulté à se concentrer au moment où il faut comprendre des informations médicales compliquées et angoissantes…" Ce choc peut réveiller des expériences antérieures douloureuses. Les traitements peuvent aussi faire peur. On peut se poser des questions sur la maladie comme sur son sens : " Ce n'est pas possible, les médecins se sont trompés…", "Vais-je mourir ou guérir ? ", " Pourquoi moi ? ", " Qu'ai-je fait ? ", " Suis-je responsable de ma maladie ?… " Au même moment, il faut interroger le médecin. On a besoin d'être informé, ne serait-ce que pour participer aux choix thérapeutiques. La règle du " consentement éclairé " veut en effet que le patient participe aux décisions concernant son traitement en connaissance de cause. On peut vouloir exprimer ce que l'on ressent à des soignants ou à des proches sans y parvenir. "La parole permet de se libérer d'émotions contenues, de dire ses espoirs, ses inquiétudes", expliquent les membres de la Ligue contre le cancer. Pour de nombreux malades, cette expression reste difficile. Le médecin peut y aider par son écoute. L'intervention d'un " psy " est parfois nécessaire, qu'il s'agisse d'un psychologue, d'un psychanalyste ou d'un psychiatre. Elle peut aider le patient à gérer la détresse liée à la maladie. Certains malades préfèrent échanger avec d'autres patients : c'est l'objet des " groupes de paroles ", généralement animés par un psychologue ou un psychanalyste.
Chacun de nous, à un moment de sa maladie " peut connaître une période de crise ", rappelle Sylvie Pucheu, psychologue et coauteure de "Comment vivre avec un cancéreux ". Cela peut être l'annonce du diagnostic ou de celui de son conjoint, de ses enfants ou d'un proche, avec les changements que cela suscite dans la vie de chacun. Pour le patient, une maladie, surtout si elle est grave, " entraîne une déstabilisation de l'être", explique Sylvie Pucheu. Ce traumatisme suscite "des réactions normales d'anxiété, de dépression, voire d'agressivité ". Elles sont parfois difficiles à surmonter. Dès ce stade, un soutien psychologique peut aider.

Les " crises de la vie "


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Richard Belfer

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