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AVRIL 2003

 

Interview

Dre Marie-José Del Volgo
" J'écoute ce que les patients ont à me dire "

Avril 2003

 

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La Dre Marie-José Del Volgo reçoit des patients souffrant de maladies respiratoires
à l'hôpital Nord
(Il s'agit de la consultation spécialisée d'explorations fonctionnelles respiratoires du Pr Francis Jammes, à l'hôpital Nord de Marseille), à Marseille. C'est un médecin " ordinaire ". Mais se référant à la psychanalyse, elle accorde davantage de place à l'écoute des patients (Physiologiste, la Dre Marie-José Del Volgo a conduit des recherches sur la psychophysiologie de la gêne respiratoire et de la dyspnée dans les années 80. Directrice de recherche dans le laboratoire universitaire de psychopathologie clinique du Pr Roland Glori, elle aborde autrement cette question des plaintes et des souffrances somatiques, depuis douze ans.)

 

 

 

ALTERNATIVE SANTÉ - L'Impatient : Comment présentez-vous l'écoute psychologique à vos patients ?

Dre Marie-José Del Volgo : Spontanément et sans préambule. Par la phrase habituelle de bien des consultations médicales : " Qu'est-ce qui vous amène?" Les patients relèvent rarement l'aspect psychologique de l'entretien. Le plus souvent, ils s'excusent d'avoir tellement parlé… d'avoir abusé de mon temps.

À qui s'adresse-t-elle ?

À tous. Je ne peux savoir a priori qui va se saisir de cette offre d'écoute. Ils peuvent ne parler que de maux physiques. Mais j'observe que les patients confrontés, dans un passé récent, à des deuils, et des séparations particulièrement douloureuses, sont plus enclins à mettre en mots leur souffrance. Je pense à cette jeune femme, la trentaine, d'une très grande tristesse. La veille, elle avait perdu son frère dans un accident de chasse. Malgré cet état de sidération et de grande douleur, elle est tout de même venue en consultation et a pu en dire quelques mots. Je pense à cet enfant de six ans, sans doute terrorisé par l'hôpital, en larmes devant les appareils de mesure du souffle. Son père hurlait pour l'inciter à bien accomplir les examens. En fait, le père me dira ce que l'enfant, qui parle très peu, n'est pas censé savoir : il a passé dix-huit mois de sa vie à l'hôpital, entre l'âge de deux et quatre ans, pour une grave intervention cardiaque. Notre rencontre fut l'occasion d'en parler à trois.
D'autres patients consultent dans le cadre d'un bilan préopératoire et l'entretien constitue, quelquefois, l'occasion d'aborder leur angoisse de l'anesthésie générale, de l'intervention, de sa gravité, etc.
De manière générale, l'hôpital est un lieu de souffrances et de réactivation d'anciennes souffrances. La médecine techno-scientifique réduit le malade à l'état de support de maladies. La technicité grandissante, porteuse de progrès, s'accomplit le plus souvent au détriment de la vocation humaniste des soignants. Heureusement, les psychologues prennent déjà en charge, dans nos hôpitaux, ce que tend à ignorer notre médecine actuelle. Dans l'avenir, ils auront un rôle de plus en plus important à jouer dans la prise en charge de la souffrance des malades et de leurs familles.

Quel est le caractère psychologique de votre démarche si vous ne l'annoncez pas ?

J'assure une consultation médicale, qu'il ne s'agit pas de dénaturer en annonçant au patient qu'il rencontre une " psy quelque chose ". La rencontre s'inscrit dans le cadre habituel de toute consultation médicale. Or, le médecin, quelle que soit sa formation,
assure de facto une " fonction psychothérapeutique ". C'est ce que soulignait le psychanalyste et médecin Michael Balint, à l'origine de fortes remises en question des pratiques médicales après-guerre. Il disait que " le médecin se prescrit lui-même"… Manière de dire que son attitude, son écoute, sa conviction, peuvent présenter un effet thérapeutique.

Qu'est-ce qui rend cette prise en charge psychologique efficace ?

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Propos recueillis par R. B.

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