Alternative
Santé - L'Impatient, ,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Avancée
majeure pour les thérapeutiques alternatives du cancer
"C'est
une avancée juridique majeure pour les patients et les
médecins ", se réjouit le Dr Alain Dumas, commentant
le jugement par lequel l'Ordre national des médecins vient
de mettre fin aux huit années de poursuites dont il était
victime. On se souvient que l'Ordre des médecins des Côtes-d'Armor
reprochait au Dr Dumas de prescrire des médicaments non
conventionnels dans le traitement du cancer, c'est-à-dire,
à leur avis, des " thérapeutiques non éprouvées
", ce qui est contraire au Code de déontologie médicale.
Traduit une première fois devant l'Ordre régional
des médecins, il avait obtenu gain de cause. Mais ses confrères
des Côtes-d'Armor firent appel auprès de l'Ordre
national qui le condamna, en avril 1999, à un mois de suspension.
Ayant porté l'affaire devant le Conseil d'État,
le Dr Dumas obtint en octobre 2001 une première reconnaissance.
En annulant la condamnation, le Conseil ne se prononçait
pas sur le fond de l'accusation, mais ses attendus lui donnaient
gain de cause : ils reprochaient à l'Ordre de ne pas avoir
tenu compte des travaux scientifiques réalisés à
l'étranger concernant ces médicaments. Le 23 janvier
2003, l'affaire était donc jugée pour la seconde
fois en appel par la section disciplinaire de l'Ordre national
des médecins.
Face
à l'Ordre des médecins des Côtes-d'Armor,
dont la position n'avait pas bougé d'un pouce, le Dr Dumas,
fort de l'avis du Conseil d'État et du soutien des quelques
200 personnes présentes, s'est défendu brillamment
(Alternative Santé - L'Impatient, janvier
2003 et mars 2003) et a cette fois convaincu l'Ordre national.
Certes, l'Ordre a préféré un jugement en
demi-teinte. Il évite de se prononcer sur le caractère
éprouvé ou non des thérapeutiques utilisées,
ces faits relevant de l'amnistie présidentielle. Mais l'amnistie
ne pouvant couvrir "les manquements à l'honneur et
à la probité", les juges ordinaux réhabilitent
pleinement le Dr Dumas (Le recours au Conseil d'État
n'étant pas suspensif, le Dr Dumas a dû toutefois
fermer son cabinet pendant un mois, en septembre 1999, peine dont
il est aujourd'hui amnistié). Non seulement son
intégrité, mais aussi la cohérence de sa
démarche sont reconnues: " Le Dr Dumas prescrit ces
produits en complément de traitements médicaux,
sans chercher à dissuader ses patients des méthodes
et thérapeutiques classiques ni inciter les intéressés
à y susbtituer les produits qu'il recommande. " En
outre, l'Ordre reconnaît que " les produits dont la
prescription est reprochée au Dr Dumas, tels le vaccin
de Friedmann, le Bioparyl, les produits type DPG ou Solomidès
ou le Phosphorus, ne présentent pas par eux-mêmes
de dangers pour les patients ". C'est une reconnaissance
claire et nette du droit pour les médecins d'utiliser ces
différents produits, dont nous avons souligné à
plusieurs reprises les bienfaits quand ils sont prescrits à
bon escient (Voir notamment notre hors-série
: 68 Médecines alternatives et traitements complémentaires)
et même lorsqu'ils ne bénéficient pas d'une
AMM (autorisation de mise sur le marché). " Une avancée
majeure pour la liberté de prescription des médecins
et le libre choix thérapeutique", conclut le Dr Dumas.