Alternative
Santé - L'Impatient, ,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
25
ans après notre naissance - en 1977- et 300 numéros
plus tard, quoi de neuf sur le front des médecines alternatives
et complémentaires? La fièvre ! Toujours la fièvre
! Mais, comme nous le savons, c'est bon signe.
Bon
signe que cette reconnaissance, l'an dernier, de deux d'entre
elles. La chiropratique et l'ostéopathie. Bien sûr,
les décrets d'application tardent. Mais on avance.
Bon
signe, parce que le public les plébiscite. Homéopathie,
acupuncture, phytothérapie, ostéopathie sont
entrées dans les murs. Même si on ne sait pas
toujours comment ça marche, ça marche! Bien sûr,
côté Académie de médecine et Ordre
des médecins, les papys rusent et grognent. Les premiers,
sans doute par peur de voir la modernité se dérober
sous leurs pas, cautionnent le hasard et nient l'évidence
: ils sont pour les OGM et affirment que le vaccin contre l'hépatite
B ne présente pas de danger Mais les seconds, bien
qu'accrochés au rocher de leurs certitudes comme des bernard-l'ermite,
lâchent du lest. Les conclusions du récent procès
du Dr Alain Dumas en sont l'exemple. Rappelons les faits.
Le
Dr Dumas était poursuivi par son ordre régional
pour utilisation "de thérapeutiques non éprouvées"
dans le traitement du cancer. Mais l'Ordre national des médecins
vient de lui reconnaître ce droit. D'une part parce qu'il
" les prescrit en complément des traitements médicaux
". D'autre part, parce que ces " produits, type DPG
ou Solomidès, ou le Phosphorus, ne présentent pas
par eux-mêmes de danger pour les patients ". Ce jugement
est capital dans l'histoire des médecines complémentaires.
Il signifie que les médecins peuvent prescrire des produits
dont l'intérêt est dûment établi même
s'ils n'ont pas encore d'AMM (autorisation de mise sur le marché).
Ça n'avance pas assez vite ! diront certains. Certes, et
ce n'est pas à nous de tempérer leur "
im-patience ". Impatients nous sommes, impatients nous resterons
! D'autant que nous entendons aussi la révolte - et même
la blessure profonde - de certains de nos amis médecins,
las d'être poursuivis, suspendus, suspectés et battus
froid par les garants du dogme officiel. Il n'empêche, le
front se lézarde. En voici d'autres preuves.
Ce
que nous affirmons depuis 25 ans est maintenant débattu
dans la grande presse. Ainsi L'Express publie un long article
sur David Servan-Schreiber, psychiatre, spécialiste des
neurosciences et auteur d'un livre au titre significatif : Guérir
le stress, l'anxiété et la dépression sans
médicaments, ni psychanalyse (L'Express
20/3/2003. Guérir, éd. Robert Laffont). Il
affirme entre autres : " La démonstration scientifique
que la nutrition a un impact profond sur presque toutes les grandes
maladies de la société occidentale, les cardiologues
commencent à peine à l'admettre " En
effet, il y a peu, un médecin "alternatif " nous
confiait qu'un chef de service d'un grand hôpital parisien
lui avait demandé quel pouvait être le rôle
de l'alimentation dans les problèmes cardiaques Ça
en dit long sur certaines carences qui ne sont pas qu'alimentaires!
Dans
un autre ouvrage, Le Grand Secret de l'industrie pharmaceutique,
Philippe Pignarre (Éd. La Découverte)
dénonce les sombres menées de cette industrie. "L'opinion
publique est choquée de voir les grands fabricants de médicaments
résister à l'introduction des génériques
ou attaquer en justice les pays africains décimés
par le sida " Et il souligne ce que nous savons bien
: "Dans les pathologies graves comme la maladie d'Alzheimer
ou les cancers, les progrès sont infinitésimaux.
" D'où, d'ailleurs, la nécessité et
l'intérêt de certaines approches complémentaires
Oui, le courant minoritaire que nous représentons a le
vent en poupe. Le combat continue, mais nos idées gagnent.
C'est une évidence que notre état de santé
ne dépend pas d'abord de la médecine et de la pharmacie,
même si elles peuvent y contribuer. Et ce n'est pas parce
que nous parlons de médecines complémentaires -
en voie de reconnaissance -, que nous allons nous y soumettre
" à corps perdu!" À quoi bon nous libérer
de la pensée allopathique " unique ", si c'est
pour passer sous d'autres jougs
Notre
but est d'offrir aux patients l'éventail des thérapies
auxquelles ils peuvent avoir recours. Mais c'est surtout de donner
à chacun - avant la maladie ! - les moyens de prendre sa
santé en main.
Notre santé est en nous. À ce titre, elle est aussi
l'uvre de notre liberté. Elle dépend de nos
choix en matière d'alimentation, de mode de vie, d'hygiène,
de qualité de nos relations au monde (écologie)
et aux autres. Déjouer les pièges d'une société
mercantile qui la met en péril, est depuis notre création,
notre préoccupation. Le dossier de ce mois sur les allégés
en est un nouvel exemple.