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Santé - L'Impatient, ,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Aspartame,
sorbitol, etc., cela a le goût du sucre mais ce n'en
est pas.
À long terme, les dangers de la consommation des édulcorants
restent mal connus.
L'édulcorant
est une substance qui donne une saveur douce, le goût sucré.
Il en existe deux types : les succédanés du sucre
qui réduisent partiellement l'apport en calories, et les
édulcorants intenses, à fort pouvoir sucrant et
presque sans calories. Le contrôle de l'apport calorique
est le rêve de ceux qui souhaitent perdre du poids, c'est
aussi un objectif pour la personne diabétique. Mais utiliser
des édulcorants permet-il aux uns et aux autres d'atteindre
leur but ? Et surtout est-ce sans danger pour la santé
?
Les principaux succédanés du sucre, les polyols,
sont le Sorbitol, le Xylitol, le Maltitol, le Mannitol. Présents
dans le règne végétal, ils sont produits
industriellement par hydrogénation catalytique de divers
sucres. On les trouve principalement dans les confiseries, les
médicaments et les chewing-gums. Ils sont autorisés
en France depuis 1987. Ils peuvent se substituer au sucre de cuisine,
le saccharose. Ils ont un pouvoir sucrant inférieur à
ce dernier. Ils ne sont pas cariogènes (ne provoquent pas
de caries) et protègent au contraire des caries car ils
rendent le milieu défavorable aux bactéries en modifiant
l'équilibre acido-basique de la bouche. Leur saveur est
peu modifiée par la chaleur. Ils ne franchissent pas la
barrière intestinale et sont transformés en glucose
par le foie. Leur lenteur d'absorption favorise la diarrhée,
les ballonnements et les flatulences. Plus de 30 grammes de sorbitol
ou 30 à 40 grammes de Xylitol constituent des doses pouvant
entraîner des diarrhées. Apparemment, l'accoutumance
facilite la tolérance et avec le temps, certains arrivent
à augmenter les doses.
Leurs effets secondaires à long terme ne sont pas connus
avec certitude. À leur détriment : le coût
souvent élevé des produits en contenant, et le fait
que leur composition est loin d'être clairement explicitée.
Les étiquettes des produits qui en contiennent portent
la mention " Appauvri en glucides " ou " Teneur
en glucides réduite ". La mention " Régime
diabétique ", est interdite. L'étiquetage doit
préciser le nom de l'édulcorant, ainsi que sa valeur
énergétique, stipuler les dangers d'une consommation
par les enfants de moins de 3 ans et comporter une mise en garde
de possibles troubles gastro-intestinaux en cas de consommation
excessive.
Les
édulcorants intenses
Les
édulcorants intenses ont un très fort pouvoir sucrant
et n'apportent pas de calories, ou plutôt une infime quantité.
Les principaux
édulcorants intenses sont la saccharine, les cyclamates,
l'acésulfame de potassium, et l'aspartame. Depuis 2002,sont
autorisés deux nouveaux édulcorants: le sucralose
et le sel d'aspartame-acesulfame. Le sucralose est fabriqué
à partir de sucre ordinaire et de chlore, le second est
un mélange de deux édulcorants déjà
autorisés.
La
saccharine est, comme le sucralose, fabriquée à
partir du sucre ordinaire et de chlore. Elle est encore présente
dans certains médicaments et quelques boissons. À
notre avis, la saccharine et les cyclamates (produits dérivés
du benzène, interdits aux États-Unis) sont à
éviter. L'acésulfame de potassium a un pouvoir sucrant
150 fois supérieur à celui du sucre de cuisine.
Il est stable à la chaleur, et soluble dans l'eau. Mais,
il a un arrière-goût amer qui conduit à ne
l'utiliser souvent qu'en association avec la saccharine ou l'aspartame.
L'aspartame est sans aucun doute la grande vedette du lot. On
le trouve dans les boissons sans alcool et dans les produits dits
"lights": laitages, desserts et entremets, glaces, sorbets,
confiserie, chocolat et produits de régimes. Il a, lui
aussi, un pouvoir sucrant 150 fois supérieur à celui
du sucre de cuisine. Il est constitué de deux acides aminés,
la phénylalanine et l'acide aspartique. Il est formellement
contre-indiqué en cas de phénylcétonurie
(Maladie héréditaire affectant un
nouveau-né sur 17 500. Incapacité de transformer
un acide aminé apporté naturellement par l'alimentation),
dont le dépistage est obligatoire à la naissance.
Il
vieillit mal et sous l'effet de la chaleur peut se transformer
en une substance toxique, la dicétopipérazine. Cependant,
son altération est extrêmement faible en dessous
de 105°C et la dicétopipérazine ne se dégrade
en produits cancérigènes que si elle est chauffée
à plus de 150°C. Or, l'ajout d'aspartame avant cuisson
ne présente aucun intérêt pour les industriels
puisqu'il y perd son pouvoir sucrant. Attention, ne jamais réchauffer
des produits sucrés à l'aspartame.
Après l'Agence française de sécurité
sanitaire des aliments (Afssa) (Le rapport www.afssa.fr),
en mai 2002, le Comité scientifique pour l'alimentation
humaine de la commission européenne vient de conclure que
l'aspartame n'est pas toxique pour la santé. Pourtant,
dans son rapport l'Afssa note : " Sur Internet un grand nombre
de témoignages de personnes ont identifié la consommation
d'aspartame comme étant à l'origine de leurs maux
et en particulier de crises de convulsions. Ces déclarations
sont à prendre en compte mais avec la réserve qu'elles
n'ont pas été examinées d'un point de vue
académique. Elles pourraient cependant dans certains cas
être le reflet d'une hypersensibilité de certains
à l'aspartame ou à ses métabolites."
Cette récente évaluation des risques est due à
une grande campagne dans la presse et sur Internet accusant l'aspartame
d'être à l'origine de problèmes de santé
graves allant de la fibromyalgie aux troubles de la vue, voire
de tumeurs du cerveau. Les accusations les plus graves sont portées
par le Dr Roberts, diabétologue étasunien, qui dénonce
l'aspartame comme étant à l'origine de graves troubles
neurologiques. Le rapport de l'Afssa est rassurant sur cet aspect.
Les
scientifiques ont analysé toutes les données actuellement
disponibles. Mais le problème est qu'ils s'appuient souvent
sur des travaux dont les recherches sont financées
par de grandes firmes parfois liées à l'industrie
agroalimentaire Alors, un doute subsiste. De plus comment
savoir à l'avance si l'on fait partie des personnes dotées
d'une hypersensibilité à cet édulcorant,
en particulier en ce qui concerne les enfants. Notre conseil est
donc d'éviter les produits en contenant, en particulier
pour les enfants, et d'apprendre à bien lire les étiquettes.
L'édulcorant doit être précisé en clair
et certaines précautions spécifiées: "
interdit chez la femme enceinte " pour tous les édulcorants
(principe de précaution), " contient de la phénylalanine
" pour l'aspartame (problème de la phénylcétonurie),
" ne pas donner aux enfants de moins de 3 ans" pour
tous les édulcorants intenses.