Alternative
Santé - L'Impatient, ,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
"Sveltesse",
"taille fine", "léger", "ligne",
"minceur", "fitness", " light ",
"sans sucre ajouté", "basses calories",
les qualificatifs abondent pour désigner des produits moins
chargés en sucre et en matières grasses. Du moins
c'est ce que l'étiquette annonce.
Est-ce vrai ?
Petit
tour à la superette. Exception faite du secteur fruits-légumes,
le slogan " minceur" est omniprésent ! Viande
hachée, gâteaux, boissons, confitures, confiseries,
desserts lactés, beurre, fromage à la coupe, crème
fraîche, céréales, sauces et mayonnaises ,
tous affichent " moins de gras - moins de sucre ".
Seul
le mot " allégé " (en matières
grasses ou en sucre) a une définition légale. L'allégement
ne doit pas changer la nature fondamentale du produit: le beurre
allégé doit ressembler à du beurre et avoir
le goût du beurre. L'allégement doit rester significatif
et figurer sur l'emballage, en terme de proportions : " Allégé
de 30 % en MG ". Il n'est autorisé que par rapport
à un produit déjà existant et défini
par la réglementation (comme le fromage) ou par l'usage
(les rillettes). Cela peut occasionner quelque confusion.
Les
allégés augmentent aussi l'obésité
Les
autres qualificatifs n'ont pas d'existence légale et sont
utilisés librement. Pour l'industriel, l'important est
d'attirer le consommateur. Reste à vérifier sur
l'étiquette à quoi ils correspondent et à
rompre avec l'idée que " léger " coïncide
avec "maigrir". S'il en était ainsi, cela se
saurait et surtout, depuis 1985 que la gamme " minceur "
a été introduite, cela aurait dû se traduire
sur les courbes de poids de la population. Or le nombre d'obèses
et de personnes en surpoids (y compris les enfants) ne cesse d'augmenter.
Revenons un instant à l'acheteuse (car le féminin
reste majoritaire), conffrontée à un choix cornélien
: doit-elle préférer les yaourts nature à
ceux à 0 % de matières grasses, les " corn
flakes " pauvres en matières grasses à ceux
sans sucre ajouté, le cake "léger " aux
tuiles-citron " taille fine" contenant " seulement
" 10 % de MG, idem pour les Petits suisses qui affichent
0 %, 20 %, 30 %.
Quand on enlève tout ou partie des matières grasses,
comment fait-on pour en donner approximativement le goût
ou plus précisément la texture, autrement dit la
sensation sur la langue ?
- L'étiquette d'un fromage frais nature indique : "
Lait écrémé, crème fraîche,
ferments lactiques. 65kcal/100 g ". Prix : 0,87 euros les
4 pots de 100 g.
- Celle d'un fromage blanc sveltesse velours 0 % MG : " Fromage
frais 0% MG, lait partiellement écrémé, ferments
lactiques, lait écrémé en poudre, pectine.
53 kcal/100 g ". Prix: 1,85 euros les 4 pots de 110 g.
Cet exercice amène trois réflexions. L'absence de
crème qui sert de liant est compensée par un agent
épaississant : de la pectine dans ce cas précis,
de l'amidon ou de la gélatine dans d'autres ; les 8 kcal
économisés ne sont rien comparés au bilan
calorique journalier (lire encadré) ; cette misérable
économie calorique coûte très cher en termes
financiers: le prix variant du simple au double entre le fromage
frais nature et son équivalent " allégé
".
Il est des cas où l'épargne calorique est intéressante
pour le beurre par exemple. Une plaquette de 250g de beurre léger
(à 40 % MG) pèse 381kcal/100 g, tandis que la demi-livre
classique contenant deux fois plus de lipides affiche, elle, 742kcal/100g.
Comment passe-t-on de l'un à l'autre? La première
contient du beurre, de la crème fraîche, du babeurre,
de l'eau, de l'amidon transformé de manioc, un émulsifiant
E 471, un épaississant E 466, et du sel, la seconde se
réduit à du beurre et du sel. Apparaît ici
le rôle de l'eau, un moyen de réduire l'apport calorique
tout en conservant le volume initial. Et ce dernier point est
fondamental car un produit allégé doit être
capable d'induire la même sensation de satiété
que son équivalent non allégé...