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L'Agence française de sécurité sanitaire
environnementale vient de publier son premier rapport sur
la téléphonie mobile. On en retiendra une
idée forte : la nécessité de créer
une fondation de recherche pour permettre un financement
satisfaisant des études et pour mieux assurer la
crédibilité des résultats. Il va de
soi que les conclusions du rapport sont à considérer
à la lumière de ce préambule, d'autant
plus important à souligner que les experts appelés
à émettre leur avis sont toujours les mêmes
et pour certains d'entre eux très liés à
l'industrie de la téléphonie mobile qu'ils
ont la charge d'expertiser. Leurs conclusions : il n'y a
pas lieu de retenir la notion de site sensible pour l'implantation
d'antennes-relais, " la sensibilité étant
liée à la perception du risque et non à
un risque sanitaire identifié ". Les riverains
de ces installations qui se plaignent de fatigue, perte
de mémoire, manque de concentration intellectuelle,
nausée, vertige
apprécieront. Qu'ils
soient catalogués comme " sujets hypersensibles
" à écouter sans jamais entrer dans leur
jeu et répondant à des traitements légers,
devrait les réjouir. Le fait que les experts reconnaissent
que les études épidémiologiques réalisées
ne permettent pas de conclure qu'il n'y a aucun risque est
au bout du compte totalement rassurant. On ne sait rien
ou si peu qu'il faut surtout continuer "comme si ".
De qui se moque-t-on ?
C.
B.
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