Alternative Santé, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement

 

 

 


 

JUIN 2003

 

.

 

COMMANDEZ

 

 

 

ACTUS

 

 

 

Médicaments : Non remboursement, Ça continue !


Le dégraissage de la pharmacopée française se poursuit. Le critère du Service médical rendu (SMR) retenu pour évaluer l'efficacité des quelque 4 500 médicaments disponibles dans l'Hexagone est d'une redoutable efficacité. Concrètement, au vu du dossier d'évaluation fourni par les laboratoires, une commission d'experts jugent " bon ", " modéré " ou " insuffisant ", le SMR de chaque médicament.
Premier défaut de l'analyse : les produits mis sur le marché à une époque où les procédures étaient moins exigeantes n'ont pas l'argumentaire "béton" des nouvelles molécules. Faute de temps et d'argent nécessaires à la ré-expérimentation, les prétentions d'action sont souvent difficiles à défendre et le couperet tombe: SMR "insuffisant ". Deuxième biais, les allégations usurpées, du moins au sens strict. C'est le cas des veinotoniques, prétendant réduire les problèmes veineux et de varices. Soulageant seulement le symptôme de jambes lourdes et n'améliorant pas stricto sensu la circulation de retour, leur SMR a été considéré comme nul. Tant pis pour les personnes travaillant debout (coiffeuses, repasseuses, vendeuses…) qui y trouvaient un adoucissement à leur peine.
En septembre 2000, 835 spécialités obtenaient un SMR insuffisant pour prétendre à un remboursement, mais le ministère de la Santé s'était abstenu de toute mesure.
Avril 2003, coup de tonnerre: le remboursement de 617 médicaments au SMR estimé "modéré" ou " faible " passe de 65 à 35 % dès le 20 mai. Le gouvernement espère économiser ainsi 400 millions d'euros, sur les 14 milliards de dépenses de santé. Une économie de bouts de chandelle jugent les pharmaciens. Un non-remboursement qui devra être supporté par les Français ou leurs mutuelles, en échange d'une augmentation des cotisations.

Autre mauvaise nouvelle, les 835 spécialités au bénéfice médical estimé insuffisant se verront totalement non remboursées d'ici le 1er juillet 2005.

Qu'il faille dépoussiérer la pharmacopée française, c'est certain ! Qu'il faille faire des économies, c'est évident ! Que l'assuré social fasse les frais de cette politique, c'est autre chose ! Car enfin, qui lui " ordonne " par ordonnance les médicaments, au lieu parfois de parler et de donner des conseils d'hygiène et de prévention ?
Pourquoi la France ne réussit-elle pas à imposer le recours aux médicaments génériques moins chers? Pourquoi a-t-elle tardé à indexer le remboursement des médicaments sur le tarif de leur version générique (décision applicable à partir du 1er juillet alors qu'elle est déjà effective en Allemagne) ?
En différenciant les maladies banales - non prises en charge - des gros risques, le gouvernement oublie que les premières font souvent le lit des seconds. Il voudrait faire croire que la maîtrise comptable des dépenses de santé tient lieu et place de sa politique de santé, qu'il ne se comporterait pas autrement.

C. B.

 

 

 



Abonnement Gratuit à la News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription

 


 

 

Retour

Dossiers - Thèmes - Accueil - S'abonner - Email - Accueil Medecines Douces - Forum - News letter - Moteur de Recherche

Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2003