|
Variole : faut-il vacciner ?, titrait Alternative Santé
- L'Impatient en avril dernier. Nous y rappelions les effets
secondaires graves de cette vaccination, effets longtemps
cachés dans notre pays et aujourd'hui admis officiellement.
La menace d'une utilisation du virus de la variole par le
bioterrorisme reste hypothétique et donc les dangers
du vaccin l'emportent largement sur l'intérêt
de la vaccination.
Le plan Biotox de lutte antiterroriste prévoyait
néanmoins la vaccination de 150 personnes en avril
et mai 2003 (1). Mais il semble que les candidats ne se
précipitent pas au portillon: " Pénurie
de volontaires pour la variole " titrait Libération
le 8 avril dernier. Les quatre cas d'effets secondaires
lourds survenus en Israël où on a vacciné
15000 personnes font d'autant plus réfléchir
que deux des personnes atteintes ne sont pas des personnes
vaccinées, mais des membres des familles, contaminées
par des vaccinés. Ces hésitations inquiètent
les responsables des services des maladies infectieuses
qui voudraient pouvoir recenser dès maintenant les
750 autres volontaires dont la vaccination est prévue
par le plan Biotox en cas de menace " avérée
" (1). Mais, toujours selon le même plan, c'est
la totalité de la population qui pourrait être
vaccinée si plusieurs cas de variole survenaient
en France. Une perspective qui fait d'autant plus frémir
que la vaccination, obligatoire, devrait être menée
tambour battant, en 14 jours ! Avec des risques énormes.
Or s'il est vrai que dans certains cas la variole peut être
dangereuse, la gravité de celle-ci était liée
autrefois à une mauvaise hygiène et à
une mauvaise nutrition. On sait aussi que ce n'est pas une
vaccination largement répandue qui est efficace pour
maîtriser les épidémies, mais l'application
de mesures d'isolement des malades et la vaccination des
seules personnes en contact avec eux. À quoi bon
prendre des risques avec le vaccin, en l'absence de tout
cas de variole ? R. P.
(1)
Alternative Santé - L'impatient, avril 2003.
|