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JUIN 2003

 
La moitié des enfants est concernée
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COMMANDEZ

 

 

 

Il faut toujours croire un enfant lorsqu'il se plaint de mal de tête. Avant l'âge de 15 ans, environ 55 % des enfants et adolescents éprouvent une céphalée non migraineuse et plus de 21 % souffrent de migraine.

 

 

 

Il n'y a pas de maux de tête réservés à l'enfant. Ce sont les mêmes que ceux de l'adulte. Les plus fréquents sont évidemment les maux de tête occasionnels accompagnant un état fébrile (fièvre, rhume, grippe, etc.), une sinusite, des douleurs dentaires, etc. Le traitement de l'infection ou la maladie, fait disparaître le mal de tête. Il peut également s'agir de céphalée survenant après une chute sur la tête ou un choc frontal. Selon le degré du traumatisme, des examens approfondis (radiographie, scanner), se révéleront nécessaires.

Outre ces maux occasionnels il y a les céphalées chroniques dont l'enfant se plaint régulièrement : tous les soirs ou presque, à chaque fois qu'il regarde la télévision ou fait ses devoirs… il peut s'agir d'un problème ophtalmologique (souvent la myopie) que l'enfant lui-même ne soupçonne pas : il ne sait pas qu'il voit mal, car il a toujours vu comme ça. La première chose à vérifier est donc la vue, surtout si le père ou la mère porte déjà des lunettes. Si la vue ne pose pas de problème, on recherchera notamment les facteurs de stress. Chez les enfants brillants à l'école, très méthodiques et sérieux, le mal de tête est dû à une trop grande tension, à l'angoisse de ne pas y arriver. Il y a parfois des troubles associés à cette céphalée, tels que le mal de ventre, les vomissements, le mal de dos, etc. L'enfant doit alors être suivi par un psychothérapeute ou un psychanalyste pour apprendre à canaliser son stress et à relâcher la pression.

La troisième cause est la migraine, assez facilement reconnaissable. Généralement, la douleur est concentrée sur une moitié du crâne, elle est pulsatile : l'enfant dit que ça le lance ou que ça tape dans sa tête. Souvent héréditaire, elle l'oblige à s'isoler et à dormir et disparaît d'ailleurs en général avec le sommeil. Il ne faut donc pas obliger un enfant migraineux à aller à l'école, mais au contraire le garder au lit.

Des causes plus rares, voire exceptionnelles, doivent être recherchées si les céphalées violentes demeurent inexpliquées. Un changement de comportement associé à de très vives douleurs, des nausées, des vomissements peuvent faire penser à une tumeur cérébrale. Mais avant de s'inquiéter, il faut éliminer toutes les autres causes et recueillir le maximum d'informations sur les circonstances et les moments d'apparition de la douleur. Car en matière de maux de tête, le diagnostic repose sur l'interrogatoire.

Christine Kerfant

Même les nouveau-nés souffrent parfois de mal de tête sans pouvoir l'exprimer. Cela peut provenir de la violence de l'accouchement, surtout si les forceps ont été nécessaires.

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