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Les 10 et 11 septembre 2003 se tiendra à Paris une
" Réunion internationale de consensus sur la
vaccination contre le virus de l'hépatite B ".
Organisée par l'Inserm (1) et l'Anaes (2), cette
réunion rassemblera 16 experts " internationaux
" chargés de faire le point sur l'état
actuel des connaissances scientifiques et d'établir
des recommandations destinées au ministre de la Santé.
Une initiative qui inquiète Jean-Marie Petit, président
du Revahb, l'association des victimes de ce vaccin (3) :
"Pourquoi faire une telle réunion maintenant,
alors qu'il n'y a aucune raison d'urgence. S'agit-il d'un
coup fourré pour relancer à nouveau la vaccination
des nourrissons ? L'Afssaps (4) n'a toujours pas publié
son rapport pour l'année 2002. Il n'est donc pas
possible de savoir où elle en est dans son recensement
des accidents consécutifs au vaccin. Que signifierait
une réunion de consensus qui ne disposerait pas de
ces chiffres ni même des chiffres de l'année
2003: nous avons transmis à l'Agence près
de 1 800 dossiers de victimes, combien sont pris en compte
? "
L'Agence
n'a toujours pas publié non plus l'étude qui
doit faire la lumière sur le lien entre les lésions
provoquées par l'aluminium des vaccins et les symptômes
de la myofasciite à macrophages. Les dossiers reçus
par l'association E3M (5)ne confirment que trop la gravité
de cette pathologie, dont le nombre de victimes recensées
ne cesse d'augmenter. 336 patients ont été
officiellement diagnostiqués par biopsie " un
chiffre qu'il faut considérer comme un minimum ",
souligne Patricia Baslé, présidente de l'E3M.
Aucun des experts chargés de l'étude sur la
myofasciite n'a été convié à
la réunion de consensus. En revanche, plusieurs des
invités sont connus de longue date pour leur action
de propagande en faveur d'une utilisation large de ce vaccin.
Cette
réunion de consensus va se dérouler quelques
jours avant que la cour de cassation ne rende son jugement
dans l'affaire Jeanpert, jugement qui aboutira soit à
donner raison définitivement à cette dernière
soit à renvoyer son affaire en cour d'appel (6).
Si l'on voulait éviter le bruit qui sera fait autour
de cette décision et convaincre, quelques jours avant,
les médias et le grand public que le vaccin anti-hépatite
B n'est pas si mauvais, à un moment où l'on
s'apprête à lancer deux nouveaux vaccins pour
les nourrissons (7), on ne s'y serait pas pris autrement.
R.
P.
(1)
Inserm : Institut national de la santé et de la recherche
médicale.
(2) Anaes : Agence nationale d'accréditation et d'évaluation
en santé.
(3) Revahb, 8 rue Joséphine, 94170 Le Perreux-sur-Marne.
Tél. : 01.48.71.80.20. Internet (www.revahb.org).
(4) Agence française de sécurité sanitaire
des produits de santé.
(5) E3M, 25, rue de Verdun, 21350 Vitteaux. Tél.
: 03 80 33 92 98. Internet (http://asso.e3m.free.fr).
(6) Voir notamment Alternative Santé - L'Impatient,
juin 2002.
(7) InfanrixHexa et Hexavac,
associant dans une même seringue : 5 vaccins (diphtérie-
tétanos-polio-coqueluche-haemophilus) plus le vaccin
hépatite B.
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