Alternative Santé, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement

 

 

 


 

SEPTEMBRE 2003

 

Vêtements bioactifs

.

 

COMMANDEZ

 

 

 

Collants amincissants, tenues anti-odeur, anti-UV ou antibactériennes… Attention aux peaux sensibles et allergiques.

 

 

 

 

Les vêtements nous habillent -en général ! - mais ils peuvent aussi être actifs : collants amincissants, sous-vêtements parfumés, tee-shirts anti-UV… Plus besoin d'appliquer déodorants, produits de beauté ou crème solaire, notre garde-robe est maintenant imprégnée de substances capables de diffuser du bien-être et d'agir tout au long de la journée. Est-ce sans incidence sur notre bon équilibre cutané et sans risque ?

La lingerie a ouvert le bal des vêtements intelligents avec des collants enrichis en produits cosmétiques et des dessous parfumés. En plus des collants hydratants et amincissants, la marque Dim a lancé au printemps dernier, une collection de bas parfumés aux vertus délassantes ou tonifiantes. La ligne Lotion de Triumph est dotée d'un soin hydratant à base d'Aloe Vera. Le principe actif est micro encapsulé. Lors du frottement sur la peau, les capsules se brisent et libèrent leurs substances. Mais les effets du produit s'estompent au bout de quelques lavages. " Cette technique est fragile, explique Michel Bourgeois, chercheur à l'Institut français du textile et de l'habillement (IFTH), puisque les capsules se diffusent aussi lors des lavages. Le principe actif est donc limité dans le temps. Il existe deux moyens pour intégrer un agent actif à la fibre : au moment du filage ou de l'apprêt. Lors du filage, on rajoute une propriété au cœur du tissu. Le principe actif est donc confiné à l'intérieur de la fibre. Lors de l'apprêt, l'imprégnation se fait par pulvérisation sur une surface textile préalablement fabriquée : c'est la micro encapsulation, utilisée en cosmétotextile. " Lorsque le produit est intégré à la fibre, au moment du filage, l'efficacité perdure beaucoup plus longtemps mais la diffusion est plus lente. Lorsque les vêtements ne sont plus actifs, ils peuvent être imprégnés à nouveau par doses recharges à appliquer sur le textile, comme le propose par exemple la marque Cosmétil, pour ses collants hydratants à base d'algue marine.

Les cosmétotextiles qui remportent le plus de succès sont les collants amincissants. Celui que commercialise Dim a une double action: l'effet de massage lié à la particularité du tricotage progressif des fils s'associe à la performance cosmétique. Les micro capsules diffusent de la caféine (utilisée dans de nombreuses crèmes amincissantes) et de la Centella Asiatica, connue pour ses vertus raffermissantes. Il faut néanmoins le porter au moins 21 jours d'affilée avant d'observer les premiers résultats.
L'engouement pour ces vêtements bioactifs dépasse le rayon lingerie. Tous les magasins de sports proposent des tenues anti-odeur, anti-UV ou encore antibactériennes. " L' anti-odeur est un concept marketing, affirme Michel Bourgeois. Les vêtements capables de détruire les odeurs sont en fait des antibactériens, mais c'est un terme que l'on préfère réserver au domaine de la santé. Le produit se vend mieux s'il porte le nom anti-odeur." La multiplication des bactéries est en effet responsable de l'odeur corporelle. Une peau propre héberge 100000 bactéries au cm2. À la fin d'une journée, le chiffre peut être multiplié par dix. Un tissu antibactérien ne doit pas tuer toutes les bactéries, indispensables à l'équilibre de l'organisme. Il doit se contenter d'avoir une fonction bactériostatique, c'est-à-dire limiter le développement des bactéries, sans les éliminer comme le ferait un bactéricide. Dans notre société qui fait la chasse aux odeurs corporelles, les chaussettes et les tee-shirts antibactériens présentent un intérêt certain, pour les sportifs, mais aussi pour ceux qui développent une transpiration aux émanations excessives. À titre d'exemple, les chaussettes Olympia en Meryl Skinlife (marque déposée de Nylstar), ont un effet bactériostatique permanent et les risques d'allergies sont inexistants puisque l'agent actif est intégré au cœur de la fibre : il n'a donc aucun contact avec la peau.
Les vêtements anti-UV ont également le vent en poupe. Les fabricants affirment que les fibres ordinaires évitent les coups de soleil mais ne protègent pas de tous les rayons nocifs du soleil, UVA et UVB, responsables de maladies cutanées. Plusieurs marques ont lancé leur ligne anti-UV mais les techniques varient d'un fabricant à l'autre: oxyde de titane, pigments à base de bois de pin, ou encore particules de céramiques, sont autant de procédés pour neutraliser les rayons ultraviolets.

Vêtements bioactifs, un danger pour la santé ?

Certains spécialistes émettent des réserves quant à la prétendue innocuité de ces produits, notamment pour les personnes allergiques, et ce malgré les tests et les essais effectués avant leur mise sur le marché. Catherine David a ouvert le magasin Allium à Nantes, qui propose des produits et du matériel de prévention des allergies et des intolérances (voir n° 294 Alternative Santé). Pour elle, ces textiles bioactifs sont dangereux pour les allergiques : " Les plus nocifs sont ceux dans lesquels on ajoute du parfum. Les sous-vêtements parfumés sont une catastrophe pour les peaux sensibles. Les allergiques et ceux qui ont une peau intolérante doivent les bannir de leur garde-robe. " Le Dr Château-Waquet, allergologue à Paris, renchérit : " Tous les individus sont égaux devant les risques de sensibilisation de contact. La démonstration est nette avec les nouveaux colorants textiles par exemple. Ces vêtements bioactifs représentent donc, au même titre, un risque pour l'organisme. " À l'Institut français du textile et de l'habillement, Michel bourgeois se veut plus rassurant : "Les grands fabricants, comme Dim, ne prennent pas le risque de lancer sur le marché des produits douteux. Beaucoup d'essais sont effectués auparavant. Et leurs vêtements ne présentent aucun risque. Évidemment, les allergiques et ceux qui ont une peau intolérante doivent éviter, mais pour les autres, c'est absolument sans danger. " Les éventuels effets néfastes à long terme ne sont toutefois pas pris en compte à cause du manque de recul (ces vêtements étant commercialisés depuis quelques années seulement).
En ce qui concerne les vêtements anti-UV, les marques assurent que les produits actifs sont emprisonnés au cœur de la fibre (au moment du filage) pour éviter tout contact allergisant avec la peau. Le Dr Château-Waquet reste toutefois sceptique : "Les vêtements en coton blanc de bonne qualité et les crèmes solaires protègent suffisamment. Le vrai problème, c'est que cela incite les gens à s'exposer plus longtemps. Sous prétexte que les vêtements stoppent les rayons nocifs, ils ne mettent plus de chapeau et de lunettes. "

Pour lire la suite de cet article et tous les autres articles de ce mois ...

 

Julie Rigoulet

Abonnement Gratuit à la News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription

 


 

 

Retour

Dossiers - Thèmes - Accueil - S'abonner - Email - Accueil Medecines Douces - Forum - News letter - Moteur de Recherche

Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2003