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Le mouvement " Ni putes Ni soumises " a organisé
les 3, 4 et 5 octobre 2003 sa première université
d'automne. Son objectif ? Dénoncer la régression
du statut des femmes en France, notamment dans les cités
défavorisées (1), et réaffirmer son
engagement à défendre les valeurs républicaines
: une mixité basée sur le respect, l'égalité
entre les hommes et les femmes, la dénonciation du
ghetto et de ses dérives, la laïcité
et la solidarité avec les femmes du monde.
La volonté de Fadéla Amara (2), présidente
du mouvement, était de concrétiser la libération
de la parole des femmes de banlieue et de mettre en échec
l'omerta (loi du silence), omniprésente dans les
quartiers. Plus de 600 personnes, à majorité
des femmes, ont participé aux différents débats.
Des ateliers ont dispensé des formations à
la vie associative.
Des politiques étaient venus soutenir le mouvement
dont Jean-Louis Borloo, le ministre délégué
à la ville et la rénovation urbaine qui a
mis à la disposition des jeunes femmes en situation
de rupture, 50 hébergements d'urgence. Quelques cellules
d'accueil pour les victimes de violences sexistes ont également
été installées dans les commissariats
de quartier. Mais il reste encore beaucoup à faire.
J.
R.
(1)
Ghettos dans lesquels ont été parquées
les populations pauvres,
à grande majorité maghrébine.
(2)
Fadéla Amara est l'auteure de Ni putes Ni soumises
(Éd. de la Découverte). Pour tout renseignement,
Mouvement ni putes
Ni soumises : 190, bd de Charonne, 75020 Paris, tél.
: 01 44 93 23 23.
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