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Vincent Humbert, jeune tétraplégique muet, ne
bougeait plus qu'un seul doigt. En décembre 2002, il
avait sollicité du Président de la République
le droit de mourir. Marie, sa mère, vient de mettre fin
à sa vie. Plongé dans un coma profond, il est
mort le 26 septembre dernier.
Les
médecins du service de réanimation ont décidé
collectivement de " limiter les thérapeutiques actives
" qui auraient pu le ramener à la vie. Les circonstances
de son décès : l'acte de sa mère qu'elle
revendique comme un " geste d'amour " et l'attitude
du corps médical, relancent le débat sur l'euthanasie.
Qu'on l'appelle suicide assisté ou mort active, il s'agit
d'un meurtre condamnable par la loi. Mais Vincent ne voulait
plus survivre, c'était sa volonté, et sa mère
puis les médecins n'ont fait qu'exaucer son vu.
Si la justice doit dire la loi : ne pas tuer, elle ne peut ignorer
l'humanité et l'amour qui ont accompagné sa fin,
et faire preuve de compréhension.
C.
B.
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