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Votre
journal...
26 ans, mois pour mois après le numéro 1 de L'IMpatient
- c'était en novembre 1977 -, nous changeons de look et de
logo. Pourquoi ? Parce que nos idées, hier minoritaires, sont
de plus en plus partagées, et nos choix, confirmés par
les faits. Dès notre numéro 1, nous dénoncions
l'abus des antibiotiques : " Il est inutile et dangereux de faire
une antibiothérapie majeure dans les infections banales ".
Aujourd'hui, il y a des campagnes télévisées
pour en convaincre médecins et grand public. Quelques numéros
plus tard, nous demandions le libre accès au dossier médical.
C'est chose (pratiquement) acquise depuis la loi Kouchner de 2002.
Vingt-cinq ans de maturation
cela illustre bien le rôle
de pionnier et d'éclaireur qui est le nôtre.
Associer
le sérieux et la fiabilité de l'information contenue
dans nos articles à une maquette plus aérée,
stimulante, permettra au journal d'être plus accessible aux
générations nouvelles. Nous en avons aussi profité
pour créer aussi quelques nouvelles rubriques.
Nous
avons changé de logo. L'IM-patient, notre titre originel, devient
ce personnage visible qui, au long des pages (3, 9, 12, 29, 36 et
45), exprime son humeur. Se réjouissant des développements
positifs, grognant face aux stagnations. Il est notre ambassadeur
et notre conscience.
"
Allô ! L'Alternative ! ", " Ça va L'Alternative
! " C'est ainsi qu'on nous appelle de plus en plus au téléphone
et qu'on nous interpelle sur les Salons. Proposer des alternatives
est notre raison d'être. Alternatives aux médicaments
- par l'alimentation, l'hygiène de vie et la psychologie (voir
notre nouvelle rubrique, p. 15-16). Alternatives à la médicalisation
galopante de notre existence - le yoga ou la marche plutôt que
des antidéprimes (une autre nouvelle rubrique, p. 17). Enfin,
sans exclure la médecine officielle, nous entretenons des liens
privilégiés avec toutes les médecines alternatives.
Mais
si lifting il y a, notre cur, lui, reste le même. Notre
esprit n'a pas pris une ride. Nous demeurons une société
coopérative (nous élisons notre PDG !). Nous sommes
toujours totalement indépendants des lobbies pharmaceutiques
et politiques. Nous n'appartenons
à aucun groupe de presse. La publicité - sélective
- ne représente que 5 % de notre chiffre d'affaires, autant
dire une goutte d'eau dans une dilution homéopathique !
Et
nous gardons toute notre pugnacité. Je vais vous confier l'une
de mes convictions, forgée au fil de toutes ces années
d'enquêtes et de travail : l'industrie pharmaceutique ne reconnaîtra
jamais les effets indésirables de ses produits. Elle laissera
toujours ses victimes sur le bas-côté - avec beaucoup
trop souvent l'appui des pouvoirs publics et la complicité
de la presse. Le dernier exemple en est la conférence de consensus
sur le vaccin anti-hépatite B - une honte absolue - (voir notre
numéro précédent). Et dans ce numéro-ci,
lire notre enquête sur les ravages de l'Interféron (p.
9 à 11).
Autre
sujet d'impatience : le déremboursement de l'homéopathie.
Des économies de bouts de granules !
Un remède pire que le mal ! Certes, l'homéopathie ne
coûte pas cher, mais certains risquent de choisir des médicaments
remboursés en remplacement (p. 7).
Le ministère de la Santé n'a pas de vraie politique
de santé. Il arbitre entre des lobbies, pharmaceutiques, médicaux,
etc. Un exemple : dans la commission de 53 membres chargée
de penser la réforme de l'assurance maladie, les patients n'ont
que 3 représentants. Ça en dit long sur leur peu de
poids !
Vous
avez dans les mains, chers lecteurs, votre journal, celui que vous
portez à bout de bras depuis 26 ans, par vos abonnements et
vos achats au numéro. Je souhaite de tout cur que vous
l'aimiez dans ses nouveaux habits de fête. Faites-le connaître.
Et merci de votre soutien fidèle.
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